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Le candidat
Âge : 55 ans Situation de famille : Marié et père
de deux enfants Métier d'origine : Infirmier C'est 1962 que ce fils d'infirmier entre aux Jeunesses
communistes avant d'adhérer un an plus tard au PCF
où il gravit les échelon un à un. Maire
de Montigny-les-Cormeilles (Val-d'Oise) depuis 1977, ce
n'est qu'en 1987 qu'il entre au comité central du
PCF. Quatre ans après, il passe au bureau politique,
en charge des élections et des collectivités
locales. Au cours du 28e congrès de son parti, en
janvier 1994, Robert Hue « tombe de l'armoire » en
devenant secrétaire général,
succédant au long règne de Georges Marchais.
Il est réélu sans difficulté en 1996.
En 1995, il obtient 8,64 % des suffrages aux
élections présidentielles. Un score
supérieur au précédent candidant
communiste, André Lajoinie, qui avait
rassemblé 6,75 % des voix en 1988.
Son programme pour la sécurité
RESUME : Il faut conjuguer à la fois la
prévention, la dissuasion, la répression et le
droit à réparation pour les victimes. Il faut
doubler sur cinq ans les moyens budgétaires qui leur
sont consacrés. Il faut lutter de manière plus
résolue contre les trafics, le blanchiment de
largent, la fraude fiscale et la corruption. LE PROGRAMME POUR LA SECURITE : Lutter contre la prostitution Pour combattre la traite des personnes, j'avance
l'idée de la création d'une mission
interministérielle de lutte contre la prostitution
qui devrait s'accompagner d'une augmentation des moyens
accordés aux associations. Cette lutte, qui doit
avoir une dimension mondiale, pourrait s'inspirer des
résultats obtenus dans certains pays
européens. DROGUES : ENGAGER DES POLITIQUES PUBLIQUES NOVATRICES
A loccasion du scrutin du 21 avril, il est
temps de mettre en débat une modification en
profondeur de la politique des drogues. Je suis indissociablement favorable à ce que
lusage privé des drogues ne soit plus
réprimé et à la mise en uvre
dune grande loi de santé publique faisant de la
prévention une priorité nationale. Je suis favorable à une répression
impitoyable du trafic et du blanchiment. La France, cest vous ! Madame, Monsieur, La loi de 1970 rétendait éradiquer
lusage de drogue. Elle na rien
réglé. Au contraire, elle sest
avérée dangereuse en criminalisant les
consommateurs et en éloignant les usagers des
dispositifs sanitaires et sociaux. Il faut la changer.
Je suis indissociablement favorable à ce que ne
soit plus réprimé lusage privé de
drogues et à la mise en uvre dune grande
loi de santé publique faisant de linformation
et de la prévention une priorité nationale. En
outre, je me prononce pour une répression impitoyable
du trafic et du blanchiment. Il faut avoir le courage de dire quavec
lactuel développement des polyconsommations, la
distinction entre les produits illicites et les produits
licites (alcool, tabac, médicaments) est largement
hypocrite et inopérante. Pour autant, je me refuse à banaliser
lusage de ces produits, de tous ces produits : les
drogues ne sont pas des marchandises comme les autres.
Ainsi, les dommages liés à labus de
substances psychotropes sont considérables. Il faut initier des politiques publiques novatrices,
respectant les personnes. Je propose denvisager
lélaboration de deux lois distinctes : une
grande loi de santé publique en faveur de
linformation, de léducation et de la
prévention des conduites à risque ; une loi
répressive contre le trafic et le blanchiment.
Je demande que soient mobilisés les moyens
matériels et humains de leur mise en uvre.
Enfin, les acteurs de terrains, les associations et
les professionnels doivent être associés et
soutenus comme partenaires incontournables dune
nouvelle politique publique. Robert Hue
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