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rédaction : Philippe Bitauld - Serge
Tavergnier - Patrice Puech - Alain Benoit -
Eugène Marie - Henri Rousselot - Michel
Braun - Mickaël Dessaint Didier Perrin - Simon
Policciardi - Jan Bialas - Gilbert Ségura -
Claude Choplin - Ange Quesada |
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Il n'est pas interdit de se battre... Il n'est pas interdit d'avoir raison ! |
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L'Etat condamné à verser un franc en réparation d'un préjudice moral |
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Annulation de la CAPI Lyon, annulations des CTPD du Gard et de lHerault, cela commençait à faire désordre pour le ministère, il était grand temps de «relégitimer».
Craignant très probablement que la FPIP aille bénéficier de la dynamique quelle avait ainsi créée, le ministère de lintérieur a choisi de convoquer à lurne lensemble des corps. Les « partenaires syndicaux » applaudissent
A priori, rien dextraordinaire, puisque les dates coïncident, grosso modo, avec léchéance des mandats.
Complications certaines, en revanche, pour les services administratifs du ministère et des préfectures qui devront mener de front élections professionnelles et municipales fixées au 11 mars. Eux napplaudissent pas !
Quallons-nous bien pouvoir proposer à lélecteur pour tenter de capter sa voix ?
Après les croissants chez les CRS Une bonne prime de fidélisation ?
Après la police de proximité Une police à domicile ?
Après les emplois fonctionnels les emplois qui fonctionnent ?
Après les commissariats qui ferment la police qui louvre ?
Oui, jai bien dit capter, puisque in fine tous les trois ans ; cest le moins ! les confédérations (cest bien delles dont il sagit) vont sattacher à démontrer quelles sont les «PLUS mieux», les PLUS pertinentes, les PLUS efficaces. En bref, sans elles dans la police, les emplois jeunes nexisteraient même pas. Cest tout dire ! Pour nous, lInstitution est affaire de policiers.
La FPIP ne fera pas campagne, elle bat le terrain tous les jours. Elle ne parfumera pas les « savonnettes », elle conserve son discours et ne sen lave pas les mains. Elle ne dira pas que vous êtes les plus beaux, vous le savez déjà
Ce quelle fera en revanche : Etre égale à elle-même, CONQUÉRANTE.
Pour ce faire, elle ne prendra pas les policiers pour ce quils ne sont pas, dautres sen chargent et quand vous avez raison, elle le fait dire par les tribunaux.
La FPIP est si tranquille quelle a fait le choix de très peu parler des élections dans les 21 000 exemplaires de votre magazine préféré.
Soyez tout de même rassurés, nous serons présents, bien présents, pour dire et redire, le moment venu, ce qui fonde notre existence : LINDÉPENDANCE.
Ce choix difficile a permis à la FPIP de se singulariser. Seule, elle a su rester aux côtés de nos collègues de VITRY le FRANÇOIS et dailleurs. Elle ira jusquau bout de cette logique salutaire.
Cela cest aussi servir !
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Serge TAVERGNIER Directeur de la Communication |
Sans doute déclenché par laffaire corse, notre précédent ministre vient de faire son troisième collapsus politique.
Déjà le débat sur les langues régionales lavait passablement agacé. Et voilà que survient une autre affaire, plus grave encore. Conscient des conséquences qui ne manqueront pas den découler, elles heurtent profondément sa vulgate républicaine. On sait que le droit des peuples à disposer deux-mêmes nest pas le credo des jacobins de tout poil. De plus, M. Chevènement nest pas homme à se laisser faire un petit dans le dos sans réagir.
Quoi quil en soit, cette sortie tonitruante, dont les effets à venir ne sont pas encore exactement mesurés, est accompagnée des plus flatteuses appréciations.
Le petit monde «syndicalo-policier» émerveillé mais oublieux des griefs et critiques formulés antérieurement, a naturellement emboîté le pas. Air connu : au pas camarade, au pas compagnon, au pas collègue ! Au pas, au pas, au pas .
Bien entendu sur cette question la FPIP, fidèle à elle-même, a un tout autre point de vue.
Dans une première analyse, sans flagornerie, elle reconnaît à lancien ministre une stature de tout premier plan, apportant à lInstitution ce lustre indispensable qui ne la caractérise pas toujours.
Démissionnaire Jean-Pierre Chevènement a ouvert sa gueule mettant ainsi en symbiose idées et actes. Il nest pas donné à tout le monde de rentrer dans le club fermé de ceux qui ont dit non. Dire non cest désobéir, et il est des circonstances pour lesquelles on ne peut pas ne pas désobéir. Personnage déroutant, il sest opposé à lenregistrement des GAV, et à bien dautres choses encore. M. Chevènement est aussi celui qui a dit : « la répression a aussi une vertu pédagogique » et bien dautres propos prometteurs.
Une seconde analyse, moins élogieuse, nous permet dy voir plus clair. En voulant prendre en compte les mutations de la société, M. Chevènement a été amené à instaurer une police urbaine de proximité, avec comme fer de lance la création des ADS. Ce recrutement dérogatoire aux textes nest pas exactement une réussite.
La police avait besoin dun électrochoc, certes, mais pas celui-là. Le constat est sévère : notre police est archaïque, dans sa méthodologie, son fonctionnement, ses structures et son déploiement. Une modernité de façade occulte carences inouïes et autres dysfonctionnement vicieux.
Compte tenu de lactuelle situation, un secrétariat d Etat à la sécurité serait le bienvenu, à condition de ne pas répéter à lidentique les mêmes schémas.
Il y a belle lurette que dans les écoles de police on nenseigne plus que lautorité de l Etat sexerce partout sur le territoire national au travers de ses fonctionnaires et au suprême degré par la coercition administrative exercée fermement par les seules forces de lordre.
Tel nest pas le cas actuellement quand l Etat est régulièrement bafoué au travers de ces policiers ou gendarmes attaqués, insultés, tabassés, souillés, sans que personne ne sen émeuve outre mesure.
Aujourdhui les lois du territoire nobligent plus ceux qui y vivent.
Lheure de la démission est aussi celle du bilan. Ce bilan est négatif et il est probable quil aille en saggravant. Avec létymologie, la police a ceci de commun avec la politique que lune et lautre ne se font bien que dans lexacte analyse des réalités. Ce qui manifestement na pas été le cas. Cest comme ça.
A contrario de mauvaises lois font de la mauvaise police. Ainsi linsécurité sest aggravée. Une fois de plus on demande au policier de gérer dans des quartiers dits sensibles, des situations ingérables, pépinières dincidents sitôt qualifiés de «bavures».
Dans ce domaine et depuis le début de lannée, la police a été servie. Les contempteurs de l Institution sen sont donné à cur joie, recevant même au passage le renfort inespéré de nos propres collègues en activité ou en retraite. Pour ces gens là un bon policier est celui qui sadapte, la cécité de rigueur, la citoyenneté en bandoulière, la rose au fusil, et le sourire aux lèvres.
Cool man. Passe ton chemin et ny revient plus.
La haine de la symbolique de luniforme sétale partout et en toute impunité.
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Secrétaire Général Adjoint Zone Sud~Est et Lionel Puech-Coutouly Consultant chargé d'enseignement du Droit en université |
Patrice PUECH |
La déontologie est une notion récente, apparue comme la règle de morale professionnelle propre à certains groupements. Ses origines sont peut-être lointaines mais cest le régime de Vichy qui, dès 1940, en créant certaines corporations (médecins notamment), la fait émerger à la surface de notre droit afin de régir les rapports entre les membres de ces professions et les tiers.
Elle est devenue une notion très familière, si familière quelle constitue un terme galvaudé. Elle est omniprésente : les entreprises créent, les unes après les autres, leurs «chartes éthiques » ou autres codes de bonne conduite . La morale fait peur, la déontologie réconforte.
Les deux notions sont-elles pour autant si différentes ? La morale nest en fait que la norme pratique (sociétale) de léthique, cette dernière correspondant à lobjectif, la visée, ce qui est estimé bon. La morale apparaît donc comme une obligation normative supposant lexistence dune contrainte et donc dune sanction. La déontologie nest en réalité rien dautre que lapplication de cette morale à un groupe spécifique.
La déontologie littéralement science des devoirs est en somme lart de faire ce quil est convenable de faire. Elle peut sembler correspondre à un guide permettant à son lecteur, destinataire des dispositions déontologiques, de répondre ou dessayer de répondre à la question : Que dois-je faire pour bien faire ? .
Mais, en réalité, parce quil existe une conscience personnelle sinscrivant dans lhéritage judéo-chrétien, et parce que le législateur a posé les normes de comportement, sinspirant par la même de la morale pour construire le droit, lon peut se poser la question de savoir quel peut être lintérêt délaborer une déontologie dans la mesure où chacun de nous est imprégné primitivement de morale celle qui est reçue au cours de léducation et qui se renforce avec lexpérience dans le rapport permanent à lautre et de droit ?
La déontologie bien moins quune morale et distincte du droit apparaît davantage comme un héritage du corporatisme que comme une notion morale «prescriptive». Elle est illusion dans la mesure où elle sert à permettre au groupement qui se détache volontairement de lensemble de la société de se protéger derrière une morale dapparence dont le contenu regroupe des déclarations de principe et des renvois aux textes légaux.
Le Code de déontologie de la police nationale (CDPN) créé par le décret n° 86-592 du 18 mars 1986 (JORF 19 mars 1986) néchappe pas à ce bref réquisitoire contre la déontologie. Pour mieux comprendre nous analyserons quelques articles dudit code.
Les deux premiers articles du CDPN, insérés dans le titre préliminaire, constituent des déclarations de principe rappelant que (art. 2) la police nationale sacquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de lhomme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois . Nous sommes agréablement surpris dapprendre, dès le 18 mars 1986, que la police nationale doit conduire la mission qui lui est confiée en respectant les lois qui simposent sur le territoire.
Nous pouvons aussi nous réjouir de lexistence de dispositions telles que celles de larticle 3 du CDPN qui prévoient que la police nationale est ouverte à tout citoyen français satisfaisant aux conditions fixées par les lois et règlements . Lapport du code est, sur ce point, très intéressant dans la mesure où il nous permet de savoir que des règles fixant les conditions daccès à notre profession ont pu être érigées par le législateur. Nous percevons dès à présent le caractère normatif du code : il pose de véritables règles !
A linstar des dispositions propres à dautres corps professionnels, le CDPN prévoit que (art. 7) le fonctionnaire de police est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial ; il ne se départit de sa dignité en aucune circonstance . Ce type de dispositions constitue la quintessence même de la déontologie professionnelle dans la mesure où lon apprend que celui à qui est confiée une mission de police doit agir avec probité et dignité. Peut-être alors sagit-il de rappeler au policier, comme au médecin (code de 1995) ou à larchitecte (code de 1980), quil doit faire preuve de morale lorsquil revêt lhabit ? Peut-être alors doit-il être plus respectueux de la morale quil ne peut lêtre dans sa vie privée ?
Et si daventure il ne souhaitait pas respecter les citoyens, il pourrait apprendre en lisant larticle 7 alinéa 3 du CDPN que le fonctionnaire de police a le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques . Mais peut-être aura-t-il préalablement appris en ouvrant un code pénal que tout citoyen peut-être poursuivi pour les atteintes à la dignité de la personne et particulièrement dans les cas de discriminations (art. 225-1 du code pénal). Aussi sera-t-il surpris de trouver dans le CDPN le rappel dune disposition connue mais pas toujours respectée par tout citoyen de la République. Il comprendra dès lors que le CDPN nest quune note de service, tout au plus la réitération des dispositions légales. A quoi bon augmenter ainsi la masse de textes ? Plurimae leges, pessima respublica , prolifération de textes, triste Etat ! nous en avons lhabitude.
Nous ne doutons pas que ce dépositaire de lautorité sera encore perturbé lorsquil apprendra quil doit porter assistance à toute personne en danger ; parce que ce que sa conscience personnelle ne pouvait lui dire, le CDPN le lui imposera !
Quant à son obligation de discrétion professionnelle, il apprendra quelle existe bel et bien dans le CDPN, alors quelle apparaît déjà dans son statut réglementaire.
Il se verra enfin rappeler son devoir dobéissance sauf pour lui à invoquer une théorie chère aux juristes publicistes, celle de lordre manifestement illégal, soupape de sécurité renvoyant à la conscience du fonctionnaire de police confronté à des instructions illégales ou de nature à compromettre gravement un intérêt public.
Au total, nous pouvons nous poser la question de savoir si le CDPN ne constitue pas, comme les chartes éthiques que lon voit foisonner, une façade permettant à ceux qui ont pris linitiative de sa création de se donner bonne conscience et de permettre à la profession de se réfugier derrière un bouclier de protection créant ainsi une illusion.
Loin de telles dispositions qui ne contiennent que des notions larges et ductiles, il appartient à chacun dagir en faisant appel à sa conscience Sa morale parce que cette conscience lui permet de répondre à la question Que dois-je faire pour bien faire ? et quelle ne peut faire lobjet dune réglementation par décret. Et si la déontologie renvoyait à la morale, tout simplement ?
A ce sujet, évoquons la loi n° 2000-494 du 6 juin 2000 portant création dune Commission nationale de déontologie de la sécurité (J.O. du 7 juin 2000, p. 8562). Nous aurons loccasion, dans un prochain numéro, de commenter plus encore le contenu de ce texte.
Ce texte crée une Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), autorité administrative indépendante, chargée « sans préjudice des prérogatives que la loi attribue, notamment en matière de direction et de contrôle de la police judiciaire, de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République. »
Le champ dapplication du texte est donc assez large dans la mesure où sont aussi bien visés les fonctionnaires de la police nationale, de la gendarmerie, de larmée que les agents de sécurité appartenant aux sociétés privées (vigiles, gardes du corps et autres).
Larticle 4 de la loi dispose :
« Toute personne qui a été victime ou témoin de faits dont elle estime quils constituent un manquement aux règles de la déontologie, commis par une ou plusieurs personnes mentionnées à larticle 1er (personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République), peut, par réclamation individuelle, demander que ces faits soient portés à la connaissance de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Ce droit appartient également aux ayants droit des victimes. Pour être recevable, la réclamation doit être transmise à la commission dans lannée qui suit les faits.
La réclamation est adressée à un député ou à un sénateur. Celui-ci la transmet à la commission si elle lui paraît entrer dans la compétence de cette instance et mériter lintervention de cette dernière (...) »
Cest donc le pouvoir politique, incarné par le député ou le sénateur, qui sérigera en « Commission de filtrage » puisquil décidera, ou refusera de transmettre la réclamation portée devant lui selon quelle « méritera » ou non une intervention de la CNDS.
Larticle 7 envisage le rôle que doit jouer la CNDS dès lors quelle est saisie : « La commission adresse aux autorités publiques et aux dirigeants des personnes privées intéressées exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République tout avis ou recommandation visant à remédier aux manquements constatés ou à en prévenir le renouvellement.
Les mêmes autorités ou personnes concernées sont tenues, dans un délai fixé par la commission, de rendre compte à celle-ci de la suite donnée à ces avis ou recommandations.
En labsence dun tel compte rendu ou si elle estime, au vu du compte rendu qui lui est communiqué, que son avis ou sa recommandation na pas été suivie deffet, la commission peut établir un rapport spécial qui est publié au Journal officiel de la République française. »
Et, selon larticle 9 : « (...) la commission porte sans délai à la connaissance des autorités ou des personnes investies du pouvoir disciplinaire les faits de nature à entraîner des poursuites disciplinaires. ces autorités ou personnes informent la commission, dans le délai fixé par elle, de la suite donnée aux transmissions effectuées en application du présent article.
Enfin, larticle 15 prévoir des peines damende, linterdiction de droits (art. 131-26 du Code pénal) ainsi que des mesures de publicité (art. 131-35 du Code pénal) pour sanctionner toutes les personnes qui feraient obstacle à lexercice par la commission de la mission qui lui est confiée.
La volonté des pouvoirs publics est de veiller à ce que « la » déontologie soit respectée. Le singulier utilisé par le texte nous conduit à penser quil existe « une » déontologie pour toutes ces activités.
Et si cette déontologie, encore une fois, ne contenait rien dautre que les principes dune morale élémentaire ; celle qui nous conduit tous les jours à agir avec probité, dignité, respect de lautre.
« Vous tous, gardiens (de jour et de nuit) de la République, vous devez vous comporter en citoyens responsables, en honnêtes hommes (et femmes ?) ! »
Et si, plus simplement, comme saisis par une utopie, nous évoquions la possibilité pour tout un chacun (et pas seulement ceux qui assurent la sécurité) de nous comporter avec civisme et respect de lAutre.
A lheure où le Ministre de lEducation nationale annonce lintroduction à certains niveaux du secondaire des cours déducation civique, on peut rêver dun « monde meilleur » où « la personne exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République » respecterait celui qui, en citoyen de bonne moralité, condescendrait à faire preuve de respect.
Oeuvrons dans ce sens ou nous serons conduits à instaurer une Commission nationale de déontologie du citoyen chargée de veiller au respect de la déontologie (morale) par tous.
A vous de choisir : Etat censeur, ou citoyens respectueux des principes élémentaires de la morale ? Vaste programme, et dans tous les cas du pain sur la planche pour beaucoup !
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Un contrevenant condamné à 8000 francs damende.
Après avoir verbalisé un contrevenant, Jean HORREREAU voyait déclencher contre lui une enquête administrative.
« Violence », « agressivité » et « abus de pouvoir » tels étaient les griefs que reprochait à notre collègue un automobiliste récalcitrant. Il sen était confié, par écrit, au commissaire de police de LIBOURNE et au préfet de la GIRONDE.
Les faits tels que rapportés étant susceptibles de déboucher vers une sanction disciplinaire, la FPIP est intervenue auprès des autorités afin de replacer ces prétendus « violence », « agressivité » et « abus de pouvoir » dans leur contexte.
Lenquête administrative a non seulement permis de mettre hors de cause Jean HORREREAU mais, aussi, mis en perspective une curieuse pratique. En effet, pour échapper à la sanction, le quidam avait la fâcheuse habitude de travestir la vérité nhésitant pas, chaque fois, de mettre au pilori « ses » verbalisateurs.
Aussi Jean HORREREAU a-t-il décidé de déposer plainte. La FPIP sest constituée partie civile de tels agissements portant gravement atteinte à la considération du corps.
Le Tribunal a condamné le contrevenant à 8000 francs damende et à fait droit au franc symbolique quavait sollicité Jean HORREREAU au titre des dommages-intérêts. Il a condamné le prévenu à devoir verser 1500 francs au titre de larticle 475-1.
La FPIP a été reçue dans sa constitution et obtenu 3000 francs au titre des dommages-intérêts et 1500 francs sur le fondement de larticle 475-1.
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Tableau
dhonneur Bernard Rapenne Noël Dovèze

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Alain BENOIT Secrétaire Général Adjoint |
Le début du troisième millénaire verra laboutissement de la fidélisation des forces mobiles.
Fin 2001, 1500 fonctionnaires des C.R.S. seront ainsi redéployés sous couvert de la fidélisation de 5 compagnies et 12 D.I.R.(détachements dintervention à résidence), ces effectifs oeuvrant dans le cadre de mises à disposition des Préfets en Zone Police Nationale par période de 6 mois.
Au même titre, 12 escadrons de Gendarmerie Mobile opèreront pour 2/3 en zone police et pour 1/3 en zone gendarmerie. Par cet artifice, la police de proximité se verra renforcée par les personnels des CI, CDI ou SI, remplacés dans leurs missions par les unités mobiles fidélisées.
Le processus lancé depuis le 1er octobre 1999 va fêter son premier anniversaire, gageons quà cette occasion les protagonistes du système vont nous seriner le refrain du « satisfecit unanime ».
La F.P.I.P. nest pas de ceux-là et, tout en relativisant les choses, nous percevons dores et déjà un sentiment dirritation du côté de la base qui commence à apprécier le juste goût de la sauce « sécurité publique », version « FID », insidieusement concoctée dans la recette « protocole demploi ». Car, si le premier semestre dessai na guère suscité de réels inconvénients de par la routine des cycles de travail, le second, par contre, a coïncidé avec lamorce du redéploiement des CI, doù des conditions demploi un peu plus en osmose avec les instructions et directives relatives à ladaptation des forces mobiles aux nécessités locales du terrain.
Par ailleurs, les unités non fidélisées quant à elles, doivent et devront répondre aux besoins dans les missions traditionnelles dévolues aux forces mobiles. Ainsi, durant lété, une quarantaine de compagnies en moyenne journalière étaient à pied duvre pour satisfaire tant aux sollicitations ponctuelles quaux missions longue et moyenne durée. A ce stade, le marché de loffre croule face à celui de la demande.
Dire que lon vous a fait gober que la « fidélisation » a sauvé bon nombre de compagnies dune dissolution programmée.
Chacun, aujourdhui, peut mesurer lénormité de cette ineptie, peut-être tardivement, hélas !
La F.P.I.P. avait bien saisi que « lopération marketing pro-fidélisation », relayée en cur par ladministration et les syndicats bien informés, préparait en fait léchéance inévitable dictée par les directives européennes.
« La sécurité publique ne doit plus être assurée par des forces dessence militaire.»
Sans une remise en cause fondamentale, la Gendarmerie Nationale fera inéluctablement lobjet dune modification statutaire.
Sur le plan des forces mobiles, les C.R.S. jouissant dun pouvoir dadaptation renforcé par leur implication vantée dans la fidélisation pourraient bien en subir le contre-coup.
En effet, 26000 CRS et gendarmes composent actuellement lensemble des forces mobiles - 61 unités CRS et 125 escadrons GM - soit 13000 hommes de part et dautre. Les missions dévolues aux unités de maintien de lordre nécessitent journellement 35 unités de CRS et 70 escadrons de Gendarmerie Mobile.
Pour répondre concrètement à ces besoins, missions programmées ou ponctuelles, cent unités mobiles spécialisées dans le maintien et le rétablissement de lordre public, à effectif de 200 hommes, savèreraient indispensables, soit 20000 policiers et/ou gendarmes.
Nous constatons un reliquat de 6000 hommes à reverser ou à redéployer, selon la terminologie en vigueur. Ce qui peut se traduire par 11 unités CRS (effectif 250 postes budgétaires théoriques) et 25 escadrons de G.M. (effectif 120).
Nous remarquerons lengagement avancé des CRS par rapport à la Gendarmerie dans une adaptation plénière et réussie (!!!) à la localisation de lemploi, dont à la sédentarisation. Sans sombrer dans un pessimisme excessif, nous restons septiques sur la physionomie future des forces mobiles à vocation de réserve nationale.
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AUTRES TEMPS, AUTRES MOEURS. |
Jadis conforme à sa définition (Petit Larousse) :
- « Syndicalisme : Mouvement qui a pour objet de grouper les personnes exerçant une même profession en vue de la défense de leurs intérêts. »
Le syndicalisme daujourdhui a-t-il su préserver sa vocation à servir la collectivité ?
A lévidence, au fil du temps la Police Nationale et ses syndicats bien en cour, de par leurs pitoyables prestations, ont favorisé lérosion de la valeur-mère du combat syndical, laissant de la sorte sinstaller progressivement la régression sociale et la paupérisation de lInstitution. De réformes en «mesurettes» savamment concoctées en aparté dans les couloirs du ministère, on ne sait à quel prix, le constat est flagrant, lintérêt commun a laissé le pas à lintérêt personnel. Qui na point remarqué les singularités dans les promotions ou les mutations, les classements et listes dattente dévoyés au profit de très convenus « cas particuliers » en pleine prolifération ?
Du serment de St-Ouen à lavènement de la police précaire et contractuelle, en passant par la réforme des corps, le colloque de Villepinte, ladoption du R.G.E, la police de proximité et la fidélisation des forces mobiles; la majorité syndicale policière, pour des motivations mal éclairées, sest finalement embringuée dans le «confédéralisme» au nom de lassurance dune meilleure défense de la profession, de ses statuts et de nos salaires !
QUELLE BELLE CON !
Pour lexemple, chers collègues, depuis votre rattachement aux confédérations multipartites, quelle a été votre revalorisation salariale ? Souvenez-vous !
- 1997 - Le gouvernement JUPPE proposait 2,8 % sur les deux années 1997 - 1998. VETO des confédérations syndicales - Blocage des salaires.
- 1998 - Le gouvernement JOSPIN annonce 2,6 % sur les deux années 1998 - 1999.
VICTORY ! Les confédérations cautionnent !
VOILÀ VOTRE REELLE CONDITION ! A la solde des fonctionnaires de tous acabits.
La profession policière noyée dans limmense conglomérat du fonctionnariat.
Sur le seul pouvoir dachat, vos organisations confédérées auront le plus grand mal à dénier leur attachement marqué à la «smicardisation» contractuelle via les A.D.S., jeunes gens majoritairement employés en lieu et place des titulaires, et à démontrer leur capacité à obtenir une véritable revalorisation de la condition policière.
Ladministration, plus précisément les directeurs et chefs de services ont bien saisi cette opportunité pour vanter les mérites de ces emplois-jeunes au détriment des personnels professionnels, mettant en exergue leur motivation remarquable pour un salaire moindre.
Il faut bien ladmettre, le processus A.D.S. na pour finalité que lexploitation du jeune pendant plusieurs années à rémunération minimale et, pour conséquence, la dévalorisation de la
fonction de gardien de la paix.
Hier, la F.P.I.P. lannonçait, aujourdhui, nous le vivons. Seul, léveil de la conscience collective permettrait la ré-instauration dun syndicalisme digne de ce nom et au service de tous.
Lindividualisme se veut le pire des maux !
Alain Benoit
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Le vendredi 4 août, la section fidélisée de la C.R.S. 54 prend son service au quart sud Marseille. Le chef de section se voit donner les consignes demploi par un A.D.S. officiant comme chef de poste ! A quand les A.D.S. chef de quart ? INFO ou INTOX ? Rave-Party à BROUSSES et VILLARET par ces belles journées du mois daoût 2000. La C.R.S. n° 24 est dépêchée sur les lieux, en ce ravissant petit village de la Montagne Noire (Zone Gendarmerie). Une mission aussi fantasque quimprécise, un manque de moyens et de cadre légal patent. Les C.R.S. seront dotés de P.V. à entête Gendarmerie Nationale. La F.P.I.P. dénonce cette cacophonie auprès du Service Central CRS. La compagnie sera relevée |
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AUTOPSIE DUN PROCES Les assassins de Catherine CHOUKROUN comparaissent... |
Compte-rendu du procès de la Cour dAssises des présumés assassins du Gardien de la paix Catherine CHOUKROUN, qui sest tenu à Paris du 06/09/2000 au 15/09/2000.
Catherine CHOUKROUN a été assassinée sur le boulevard périphérique extérieur, porte de Clignancourt, dans la nuit du 19 au 20 février 1991 à 01 h 24. Son coéquipier, lui, a été blessé à lépaule droite. Ils étaient tous les deux en surveillance dun radar implanté sur le terre-plein central qui sépare les deux boulevards périphériques. Le véhicule sérigraphié de police, immobilisé sur les bandes hachurées de la chaussée, en haut de la bretelle daccès.
Il est certain quun autre véhicule sest engagé dans cette bretelle daccès, puis une fois arrivé à hauteur des policiers, ses occupants ont ouvert le feu, blessant mortellement le Gardien de la paix CHOUKROUN au niveau du cou et atteignant à son épaule droite le Gardien de la paix Emile HUBELL.
Lenquête a été confiée à la brigade criminelle de Paris, le groupe VASQUEZ étant en charge du dossier. De nombreux moyens sont alors mis en uvre pour interpeller les auteurs de ce crime odieux. Laffaire est portée devant les médias et un appel à témoins est alors lancé. Mais, dès le début de lenquête, les collègues se heurtent à labsence de traces et indices révélateurs dune éventuelle identification des auteurs de lassassinat. Restent donc les témoignages, et au vu de ceux-ci, deux semblent être intéressants :
Le premier émane dun coursier qui après sêtre fait « flashé », reviendra sur les lieux, juste après la commission des faits et déclarera avoir aperçu, derrière lui, pendant quil faisait demi-tour à la porte suivante (porte de St-Ouen), un véhicule de type fourgonnette de couleur blanche, emprunter la sortie St-Ouen, à une heure similaire à celle des faits.
Le second est plus intéressant, car ce témoin, (un chauffeur de taxi qui décèdera environ un an plus tard de maladie), déclare aux enquêteurs quil avait vu un véhicule de petite cylindrée, de couleur sombre, du type austin Métro, ou 205, monté par quatre individus dont une femme blonde assise à larrière. Ce véhicule est arrivé derrière le sien, roulant à vive allure, tous feux éteints. Au moment où ce dernier le dépassait, il a pu distinguer le passager avant qui était brun, avec des sourcils fournis et dont le rictus du visage indiquait la haine, le mépris, la méchanceté. Il ajoutera que celui-ci portait un foulard de couleur rouge, du style keiffier palestinien et que si lhomme lui était présenté quil pourrait le reconnaître.
Cet homme ne sera entendu quune seule fois par la brigade criminelle, qui elle, soriente vers la thèse de la fourgonnette, car ce même jour, porte de Champerret, un automobiliste se fait voler son véhicule sous la menace dune arme de poing. Son véhicule sera retrouvé plus tard avec des traces de sang humain en son bord.
Les mois, puis les années passent, lenquête piétine et le dossier est finalement laissé en suspens
En 1997, une septuagénaire appartenant au milieu de la prostitution délivre un renseignement qui permet de rouvrir linstruction de ce dossier ; elle parlera dune prostituée nommée Joanna qui serait mêlée à cette affaire. On saura par la suite que cette prostituée nest autre que Nathalie DELHOMME, une des accusées de ce procès. Suite à cette information une autre personne sera arrêtée, puis elle aussi écrouée. Il sagit dun videur de la rue St-Denis. Un troisième individu sera entendu puis écroué dans ce même dossier.
Les policiers naviguent en plein dans Le Milieu, cest à dire dans ce monde parallèle quest la rue St-Denis où tout le panel de lIllégalité y est représenté. On parle désormais de putes, de videurs, de flingues, de taulards, de came, de racket, de julot casse-croûte etc.
Trois ans plus tard, leur procès a lieu devant la Cour dAssises de Paris qui est composée comme suit :
- 03 magistrats professionnels, dont le Président (qui est en loccurrence Mme VARIN), 11 jurés et 01 greffier.
Le ministère public est représenté par lAvocat Général Philippe BILGER, qui est à son affaire puisque cela fait dix ans quil occupe cette fonction. On peut voir naturellement les parties civiles à savoir la famille de Catherine CHOUKROUN : sa mère, sa sur, son père et son mari. Soulignons à ce propos que la collègue décédée laisse derrière elle une enfant qui avait cinq mois à lépoque des faits. Sa famille est assistée par une avocate. Le collègue survivant est quant à lui représenté par Me MAUGENDRE. Les accusés ont à eux trois sept avocats. Plus loin deux huissiers sont chargés dintroduire les témoins. (On peut déjà signaler que quand à ces derniers, leur crédibilité ne pourra quêtre mise en cause, puisque les trois quarts dentre eux sont des repris de justice). Pour parfaire le décor, un important service dordre a été dépêché.
Au cours de ces dix jours de débats, on a entendu bien sûr, les enquêteurs, qui expliqueront que daprès les renseignements donnés par Simone DARIDON, ils interpelleront Nathalie DELHOMME alias Joanna, en province, puisque celle-ci sest retirée de la prostitution et a eu un enfant. Ils diront aussi que pendant son transfert Joanna avouera avoir participé à cette sanglante épopée en compagnie dAziz OULAMARA alias Jacky. Elle confirmera cette version au cours de son audition dans les locaux de la brigade criminelle et devant le juge dinstruction RICAR en charge du dossier. Jacky est aussitôt interpellé à son domicile de St-Ouen. Jacky mettra en cause le troisième personnage qui est Marc PETAUX, alias Marco le légionnaire, un surnom qui rien quà lentendre laisse présager de la personnalité de celui qui le porte.
Linstruction est faite de déclarations, puis de rétractations de la part de Joanna et de Jacky. Seul Marco nie tout en bloc depuis le début, contrairement aux deux autres qui simpliquent dans cette randonnée sauvage. Par contre, Marco ne peut expliquer six ans après son emploi du temps ce jour du 20 février 1991.
Bon nombre de témoins seront entendus et daprès leurs déclarations on peut ainsi dresser la personnalité des deux hommes :
Le premier Jacky est le fils cadet dune famille de cinq enfants. En 1981, son père assassine sa mère et part 08 ans en prison. Jacky assume alors la responsabilité délever 01 frère Madgid et 02 surs Zina et une autre. Pour ce faire, il devient videur de la rue St-Denis. Je me permets de donner une définition du « videur ». Un videur, cest généralement un homme de main, engagé par les prostituées. Sa mission est dassurer leur sécurité face à des clients un peu trop entreprenants. Leur salaire varie entre 500 et 800 FFR par jour et par fille, en sachant que chacun dentre eux peut protéger jusquà quinze filles. Le grand frère de Jacky, de son prénom Djamel est quant à lui déjà derrière les barreaux à cette époque, puisquil purge une peine demprisonnement lié au trafic dhéroïne.
Ceux qui ont connu Jacky entre 1981 et 1983 parlent de lui comme étant un garçon gentil, serviable, un peu vantard, mais qui soccupe de ses frères et surs. Il est désigné comme tel, pendant environ cinq ans, jusquà ce quil fasse la connaissance en 1984-85 de PETAUX, qui lui est un vrai dur. Les deux hommes se lient damitié, mais Marco prend vite lascendant sur Jacky. PETAUX a fait trois années darmée et a servi au Tchad, pendant le conflit entre la Lybie et le Tchad. Selon les témoins, celui-ci est un individu exécrable qui se targue dêtre un ancien légionnaire, il na peur de personne. Il sera aussi embauché en tant que videur. Les personnes interrogées diront aussi que Marco se bat facilement, face à des plus faibles que lui, il leur met des coups de tête, il est voleur de voitures, porte des armes, il est aussi accusé de vouloir «juloter» les filles. Pour finir cest linventeur de la bombe lacrymogène ou de laérosol inflammable, utilisé contre les clients. On dit encore que lorsque ces derniers ont bu, beaucoup bu, ils sont dune violence extrême : ils terrorisent les tenanciers de la rue, en les rackettant, ils se montrent dans des grosses voitures, des liasses de billets pleins les mains
Marco devient même le beau-frère de Jacky et emménage chez la famille OULAMARA dans un petit pavillon à St-Ouen. Les deux hommes sont inséparables.
Quant à Nathalie DELHOMME, elle a été violée à lâge de huit ans par son demi-frère. A 17 ans, elle monte à Paris, rencontre un homme, qui la met sur le trottoir.( On apprendra par PETAUX qui dira au Juge RICAR, quOULAMARA lui a confié quavec Joanna et José DA SILVA, qui deviendra son second souteneur, ils auraient tous les trois éliminés le premier « maquereau » de Joanna. Linstruction est en cours.) A cette époque son nom de guerre est Joanna ou Chloé. Elle est souvent sous héroïne et de temps en temps, en revend même aux filles de la rue.
Cest avec cette étude des comportements et des personnalités que la Cour dAssises va maintenant entendre une cinquantaine de témoins qui viendra déposer à la barre. Certaines versions pourront laisser à penser que ce sont bien là, devant nous, les auteurs du crime du périphérique, nous en retiendrons quelques unes des plus probantes :
- Deux videurs viendront successivement corroborer les faits qui leur sont reprochés :
Lun sappelle COMMUNAL alias le Yougo et lautre répond au nom de MARCOS alias le soviet. Ils parlent tous les deux dans les mêmes termes dAziz, comme « étant un camé, tout le monde dans la rue savait quils allaient se fournir sur le boulevard Ney entre Clignancourt et les Poissonniers (sic) ! Dans cette rue tout le monde prend et fourgue de la came, javais vu Marco armé dun 7,65 mm une fois. Marcos ma dit que Jacky lui aurait confié : Nous on na plus rien à perdre, on ne craint plus rien, on a fumé une flique. Jacky portait souvent des foulards du genre keiffier palestinien. Suite à ces évènements Marco et Jacky avaient pris de limportance dans la rue, ils ont même démuré un studio, cest le lieu où travaillent les prostituées. Marco «julotait» les filles ». COMMUNAL rajoute encore que MARCOS lui avait dit quAziz lui aurait rapporté : « Marco ma mis dans la merde » et pour lui cela signifiait que cela était grave.
La femme de COMMUNAL ex-prostituée dira que ces trois là étaient toujours ensemble et quils formaient un clan. Alors quelle se trouvait en compagnie dautres prostituées, pour la pause, « Jacky a dit en ma présence : on a tiré sur les flics », mais personne ne la crû
Il semblerait que dans cette même rue, quil faille se vanter, se faire mousser, afin de rassurer les employeurs, quelles naient pas peur. Alors on pouvait entendre : « moi, jai fait un braquage, moi, jai pris dix ans, donc nous on a tiré sur une flique, cétait un peu pareil, cela nétonnait presque personne ! Mais la rumeur a hanté la rue St-Denis au moment des faits.
Un autre témoin a fini , de par son témoignage, par enlever le doute qui aurait pu subsister dans les esprits de ceux qui assistaient aux débats. Il sappelle Serge SCHOELER, et il dit : « Jai été entendu par la brigade criminelle, sur mon activité le jour de ma sortie de prison en compagnie de Madgid OULAMARA, le 19 février 1991 à 09 h 30. Nous quittions la prison de Fleury-Mérogis où nous étions incarcéré. Je précise que lors de mon audition, je navais rien à me reprocher et jignorais que Jacky et Marco étaient impliqués dans cette affaire : si je lavais su, jaurais fait le mort ! » Il dira « à notre sortie, deux voitures nous attendaient, nous avons été conduits à la villa de St-Ouen. Vers 10 h 00 , nous nous sommes séparés, chacun vacant à ses occupations. A 14 h 00, nous nous sommes rejoints à St-Ouen » Ils sont alors quatre : SCHOELER, les deux frères OULAMARA, et PETAUX. Vers 17 h 00, ils quittent tous les quatre le pavillon et se rendent sur les grands boulevards, ils dîneront vers le boulevard des Italiens aux environs de 20 h 00. A 22 h 00, ils sont rendus rue St-Denis, il dira : « Jacky devait travailler et a voulu se faire remplacer par son frère, ce dernier a refusé. Je sais quils devaient se rendre à Aubervilliers. A notre arrivée rue St-Denis, Marco sest rendu à la Palette (bar racketté par ce dernier), je len ai vu ressortir et monter dans une 205 de couleur anthracite. Madgid, lui, a été voir les filles. Moi, jattendais au 229 avec Aziz, qui ma envoyé chercher quelques canettes. Vers 00 h 00, Madgid nous a rejoints et Marco est arrivé peu de temps après. Aux environs de 00 h 30-00 h 45, Madgid et moi avons quitté la rue, je men souviens car il était question que nous rentrions en métro, mais nous navons pas eu la dernière correspondance et avons dû prendre un taxi pour nous rendre au pavillon de St-Ouen. Lors de notre départ, Marco et Jacky étaient encore rue St-Denis. Nous sommes rentrés au pavillon et nous sommes restés éveillés en sirotant un peu dalcool dans la remise qui servait de quartiers à Madgid. Vers 03 h 00-04 h 00 du matin nous avons été extirpés de notre torpeur, par un grand bruit qui venait de la rue située à côté de la maison, nous sommes sortis et avons constaté que Marco et Aziz rentraient et que le premier était en train dengueuler le second. Concernant le grand bruit, il provenait de laccident de la 205, que le chauffeur avait embouti sur un plot en béton situé sur le trottoir.
Plus fort encore Mme DARIDON, dira lors de son passage à la barre quelle « ne voulait pas manger du pain sur le dos des morts, que sil sagissait dun règlement de comptes, elle naurait rien dit, mais pour un acte gratuit dune telle envergure, elle voulait que Mme CHOUKROUN, repose en paix » .
Dans ce procès, un coup de théâtre est venu en plus prouver la culpabilité dau moins un des accusés. Il sagit de Nathalie DELHOMME qui dit quelle se souvient exactement avoir été ce jour-là à larrière du véhicule, complètement camée et que Jacky était le passager avant du véhicule. Ces déclarations interviennent le 13/09/00, alors que depuis le début du procès, soit le 06/09/00, elle réfutait quant à sa présence dans le véhicule, mais ne se souvient pas de lidentité du chauffeur. Des questions lui sont alors posées, afin de savoir pourquoi aujourdhui ?
Elle expliquera tout en pleurant et en sexcusant auprès de la famille de Catherine CHOUKROUN, quaprès sa première déposition dans les locaux de la police et dans le bureau du juge dinstruction, elle avait dû se rétracter, car elle aurait subi des menaces et des pressions concernant son fils et sa famille. Pressions exercées par Jacky OULAMARA et sa famille. On sait par ailleurs que Jacky a tenté de lapprocher lors de leur incarcération par le biais dune lettre quil a tenté de lui faire parvenir, lui demandant daligner leurs dépositions afin de mettre en cause PETAUX.
Voilà brièvement énumérés les éléments que détenait la Cour dAssises afin de pouvoir prononcer un verdict à lencontre des trois co-accusés.
Lors de son réquisitoire, lavocat général ne pouvait pas demander la peine maximale pour les deux hommes, car aucune preuve matérielle, nest apparue dans le dossier, mais il a tenté de démontrer la participation de Marc PETAUX, car il a avancé que « sans la présence de PETAUX, à bord du véhicule, OULAMARA naurait jamais commis lirréparable. Cest parce-quil voulait briller aux yeux de son Chef, quil a fait ce geste insensé ».
Il requiert alors 20 années demprisonnement pour chacun dentre eux et 05 années de détention pour lex-prostituée.
Les parties civiles réclameront quant à elles « Justice pour Catherine et sa famille, pour Emile HUBELL, afin que Catherine repose en paix ».
Létat également était représenté par une avocate qui a tenu à dire au Président de la Cour dAssises, que « lEtat était proche de ses fonctionnaires dans des moments aussi douloureux. »
Quant à la défense, elle tentera de défaire laccusation en une difficile plaidoirie afin que les jurés reconnaissent la non participation dans cette affaire dAziz OULAMARA. PETAUX, lui, ferait lobjet dune énorme erreur judiciaire, sans précédent.
On sait maintenant que la Cour dAssises et les jurés ont suivi les réquisitions de lavocat général, en condamnant à 20 années demprisonnement Marc PETAUX et Aziz OULAMARA et ils ont acquitté Nathalie DELHOMME.
Marie-Christine nest plus...
Eugène Marie, Secrétaire Régional Ile de France
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Et si « on » fermait votre commissariat |
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Mettant à profit la trève des vacances scolaires, juste avant de regagner ses terres francontoises, Jean-Pierre à la manière de - a cellé le destin de nos collègues vitriyats, de leurs familles, de leurs enfants. Didier, toujours en symbiose avec Jean-Pierre « bonbon, caramel, chocolat », avait prévenu : « Si les élus locaux sopposent à ce transfert de compétence, un décret sera pris en Conseil dEtat. ». Autrement formulé : Ça sera comme on a dit « bonbon, caramel, chocolat » Depuis Didier est parti chasser en terre bretonne ; les commissariats dAUBUSSON, BAGNERES DE BIGORRE, HIRSON, LES ANDELYS, SAINT JUNIEN et VITRY LE FRANÇOIS ont mis la clef sous la porte ; Les édiles locaux, souvent contre lavis de leurs administrés, se sont alignés et les syndicats restés indifférents pour ne pas dire autre chose. Sil est compréhensible que les plus hautes autorités du ministère de lIntérieur recherchent à rationaliser lutilisation de la force publique, la procédure engagée lest beaucoup moins. La dimension humaine que sous-tend une telle redistribution territoriale a mal été évaluée et, jusquà preuve du contraire, les usagers de ce service public nont rien gagné au change.
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Et si lon parlait de Vitry le François Pour le compte, Jean-Pierre et Didier ont « innové ». Même si les avatars subis par nos collègues des autres commissariats cloués au pilori ne sont pas dune nature différente, il faut bien convenir que la fermeture de Vitry le François est singulière. Au propre comme au figuré, les « deux amis de vingt ans », ont ouvert la boîte à pandores : « LE COMMISSARIAT DE VITRY LE FRANÇOIS NE POUVAIT ÊTRE LÉGALEMENT FERME ». En effet, sans tenir compte de la population saisonnière, la population sur la circonscription de Vitry le François excède le seuil des 20 000 habitants fixé par le code des collectivités territoriales (1). Ce seuil, qui doit être apprécié strictement, ne permettait pas à lautorité administrative de procéder à la fermeture du commissariat dès lors où cest le cas ! Les caractéristiques de la délinquance étaient celles des zones urbaines. Cette évidence sest imposée dès le départ à la FPIP. Elle sen est fait lécho à loccasion de la réunion organisée par la DGPN le 13 mai 1998 et du comité national de suivi et de pilotage du 13 octobre 1999 (lUNSA et le SGP ayant, pour leur part, opéré un repli stratégique). Aussi, à la parution au Journal Officiel du décret (2), la FPIP a entendu répliquer. Un recours a été déposé à la section du contentieux du Conseil dEtat aux fins de sursis à exécution de la fermeture. Pas de chance ! Compte tenu des délais, la Haute juridiction na pu statuer. Tout navait-il pas été étudié pour quil en soit ainsi ? Jallais dire « b ». |
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Mais laffaire est toujours pendante
Au fond, tout indique, que le décret est susceptible demporter la censure du Conseil dEtat. Ce dernier devra bien se prononcer sur sa légalité et, ainsi, espérons-le, refermer la boîte à pandores. Il faut être conscient quun verrou a sauté. Dès lors, aucune circonscription de sécurité publique nest à labri des ukases administratifs. Mais la FPIP reste vigilante. Pour être complet, il nous faut signaler que, faute denthousiasme syndical, nos collègues vitryats ont reçu le concours de monsieur.Charles de COURSON, député de la Marne, madame Solange HOUGET, Maire de Blacy, MM. Michel BIARD, Florence TIERS, François ARVOIS, Jean-Marie SADIN et Philippe LEHMSTEDT. Tous ont voulu témoigner de leur attachement à leur police. Enfin, il serait injuste de taire lextraordinaire dévouement de Patrick STAFF, délégué local, qui na cessé de se battre conforté par le soutien inconditionnel dHenri ROUSSELOT, secrétaire général-adjoint en charge de la zone nord-est. Le point dorgue restera la manifestation organisée devant le commissariat. (1) Article l.2214-1 et décret 96-827 du 19 septembre 1996. (2) N°2000-799 du 24 août 2000 portant fermeture de la CSP de Vitry le François au 1er octobre 2000. |
De gauche à droite : Simon POLICCIARDI, secrétaire national, Jean GATTI, délégué de REIMS, Bernard RAPENNE, secrétaire régional, Patrick BESSON, représentant du personnel à la CAPN, Daniel COPPE, Patrick STAFF, délégué de service. |
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Henri ROUSSELOT Secrétaire Général Adjoint Chargé de la Zone Nord & Est |
Le secteur public vers les 40 ans de cotisation :
Lionel JOSPIN la rappelé : les régimes de la fonction publique vont être prochainement confrontés à une dégradation de leurs finances dû à la vague de départs à la retraite.
Les fonctionnaires civils, de même que les magistrats et les militaires peuvent bénéficier dune retraite de lEtat dont le régime de base nest pas le régime général de la Sécurité Sociale mais celui du régime spécial prévu par le Code des pensions civiles et militaires de retraite.
La retraite est un sujet dinquiétude pour les Policiers, car si tout le monde saccorde sur le mal et souhaite conserver le principe de solidarité actuel ( retraite par répartition et non retraites par capitalisation ) il en est autrement pour le remède où deux théories saffrontent :
- La première est contenue dans le rapport « CHARPIN » qui préconise lallongement des cotisations pour assurer lavenir du système.
- La seconde, à lopposé, ressort du rapport « TEULADE » qui mise sur la croissance et le retour de lemploi ( donc une augmentation future du nombre de cotisants ).
Or, ce sont les préconisations du rapport CHARPIN qui ont été retenues, puisque les Confédérations syndicales dans leur majorité ont jugé « peu viable » lanalyse « TEULADE ». Pourtant René TEULADE est quand même membre du Conseil Economique et Social...
Le ministre M. SAPIN a même déclaré quaucun syndicat ( Confédération ) ne lui avait dit quon pouvait laisser la situation en létat
Les Français souhaitent que les durées de cotisation du secteur public et privé soient identiques. Du fait de la réforme de 1993, la durée de cotisation pour le secteur privé va passer à 40 annuités.
Au lieu de faire cette égalité par le haut en alignant le secteur privé sur le public, on a lintention de niveler par le bas en allongeant la durée de cotisation du secteur public.
Ce à quoi les Confédérations syndicales acquiescent, il est vrai que les employés du privé sont plus nombreux que les fonctionnaires.
Cet alignement se ferait au rythme dun semestre chaque année pendant 3 ans et, en contrepartie, le Premier Ministre propose dintégrer une partie des primes dans le calcul des pensions et de tenir compte de la pénibilité du travail.
Ca cest pour le régime général fonction publique, or la Police est en régime particulier, et le cas des régimes spéciaux na pas été évoqué.
La Police, un régime spécial mérité :
La Police a un régime particulier issu de la Loi du 28 septembre 1948 qui dispose :
Art. 1er : En raison du caractère particulier de leurs fonctions et des responsabilités exceptionnelles quils assurent les personnels de Police constituent dans la fonction publique une catégorie spéciale.
Art. 3 : Les personnels visés à larticle 1 er de la présente Loi sont classés hors catégorie pour la fixation de leurs indices de traitement
Cette reconnaissance a un coût :
Toute cessation concertée du service, tout acte collectif dindiscipline pourra être sanctionné en dehors des garanties disciplinaires.
Depuis la loi N° 57-444 du 08 avril 1957 les Policiers bénéficient dun régime de bonification dancienneté leur permettant de faire valoir des droits à un départ anticipé à 50 ans ( 20 % du nombre des fonctionnaires) et octroie une bonification de 1 annuité pour 5 années de service plafonnée à 5 annuités maximum.
Mais il ne faut pas oublier quen plus de la dangerosité de leur métier, des contraintes exceptionnelles qui leur sont imposées, des horaires atypiques, la retenue pour pension sur les salaires du régime général est de 6,55 % alors que celle faite sur le traitement des fonctionnaires de Police est de 10,05 %, soit un différentiel de 3,5 % en notre défaveur.
Si le sujet na pas été explicitement abordé pour le moment, il y a des mesures incitatives, ainsi la valorisation de la fin de carrière pour les Sous brigadier : A 52 ans le collègue au 11è échelon sera nommé à léchelon exceptionnel, et sil accepte de rester en activité jusquà 55 ans, 6 mois avant son départ il sera nommé au 4è ou 5 è échelon du grade de Brigadier selon son ancienneté et bénéficiera donc de la retraite y afférent.
Lon voit également réapparaître la proposition dune Caisse de Retraite autonome pour les fonctionnaires, élément déclencheurs des grèves de 1995. Une telle Caisse aurait pour conséquence de faire dépendre le niveau des retraites versées de celui des cotisations perçues chez les actifs puisquelle devrait fonctionner en équilibre financier.
Cela serait la suppression des garanties statutaires et un recul social important que lon ne peut décemment cautionner au vu de ce qui est énoncé plus haut
La retraite est un dossier sensible. Le paradoxe consistant à réduire progressivement la durée du temps de travail et dans le même temps à augmenter la durée de cotisation donc à reculer léchéance de fin dactivité est difficile à comprendre et à admettre.
De même lon ne peut que sinterroger sur les motivations tendant à préférer le rapport CHARPIN à celui de M. TEULADE dautant que léconomie nest pas une science exacte.
Mais pour lheure il sagit de rester centrés sur notre spécificité de Policier et de la défendre.
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Lidée commence à faire son chemin dans le secteur privé : Certains dirigeants dentreprise estiment quun salarié à la vie personnelle riche et épanouie sera plus performant quun employé abruti de travail dont lentreprise constitue le seul horizon.
Quelques précurseurs, encore minoritaires, ont fait leur ce principe et en plus des 35 heures, du temps partiel, des accords originaux ont vu le jour :
Contrat de travail « sur mesure, aide aux projets personnels par le biais du comité dentreprise sous forme de temps mais aussi dargent Du parrainage en bonne et due forme !
Lidée était inconcevable il y a encore quelques années : Il y avait un tabou à évoquer tout ce qui pouvait relever de la vie « extra professionnelle », tout ce qui sy rapportait était prié de « rester au vestiaire ».
Le dogme était « Vivre pour Travailler » et quiconque se montrait réticent aux heures supplémentaires était aussitôt soupçonné de ne pas se « donner à fond »... pour le boulot.
Les contraintes personnelles invoquées étaient interprétées comme une dérobade dissimulant un manque de motivation, un obstacle certain à toute évolution de carrière.
Aujourdhui, dans certaines entreprises novatrices, il y a de moins en moins de complexes à faire part de cette vie « extra professionnelle » et de ses contraintes. On a enfin trouvé la réponse à cette question existentielle :
La réponse est OUI !
Ainsi, il ny a plus de honte ni de gêne à évoquer ses problèmes de gardes denfants, décoles ou les imprévus. Tout cela est pris en compte pour létablissement des horaires de surcroît rendus souples aux impondérables de la vie quotidienne.
Les salariés peuvent bénéficier de la semaine de quatre jours pour leur permettre de faire cohabiter activité professionnelle et personnelle, et il ne viendrait à lidée de personne de les traiter de tire au flanc ou de douter de leur motivation et implication personnelle : Certains ont ainsi lancé leur PME, dautres font de la politique, le tour du monde, escaladent lHimalaya ou pouponnent à coté de leur activité professionnelle.
Changement des temps et des mentalités, même les cadres qui avant ne juraient que par le boulot ont viré leur cuti :
Une enquête réalisée auprès de 3000 cadres du privé en 1997 révèle que 56 % dentre eux estiment quils travaillent trop.
Chez EDF, le pourcentage de salariés bénéficiant du temps de choisi est passé de 2,7 à 12,7 % entre 1997 et 1998. Lère du travail-roi est révolue.
Autant la flexibilité imposée au seul profit de lemployeur est détestable, autant elle peut être source de progrès et dépanouissement quand elle est négociée.
Replacer lhomme au centre des problèmes et non plus en périphérie, une nouvelle philosophie plus humaniste, une façon différente de penser.
Et dans le secteur public on attend quoi ?
Michel BRAUN
Secrétaire National
Adjoint Officiers
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par Mickaël DESSAINT Secrétaire National Administratifs |
A laube du 21e siècle, la police de proximité est le projet ambitieux de notre précédent Ministre de lIntérieur, Jean-Pierre CHEVENEMENT. Ainsi, une réorganisation du ministère et des emplois des fonctionnaires de police sont actuellement en cours.
Malgré cet abattage médiatique, une fois encore et comme toujours, le personnel administratif évolue dans la clandestinité . A vrai dire, il tombe dans loubli de nos grands penseurs de notre grande maison.
Lorsque lon parle de police de proximité, cela sous-entend adjoint de sécurité (A.D.S.), ils sont des milliers, incrustés dans tous les services au point quil arrive de les voir dans des emplois administratifs parce que ladministration est en déficit, aussi, de personnel administratif. Ce projet de réforme génère un accroissement considérable de travail, toujours plus de statistiques, gestion du nouveau personnel (A.D.S.), cela devient insupportable. La marmite chauffe et commence à monter en pression, mais a-t-elle une soupape de sécurité ? Nous le saurons très bientôt.
Le déficit en personnel administratif sétend sur toute la France. Les préfets de S.G.A.P. sont obligés de refuser les demandes de mutations. La mutation dun administratif est une perte sèche pour le service, car il ny a très peu de recrutement, donc aucune garantie de pallier le départ du fonctionnaire.
Cette situation devient de plus en plus intolérable. Nous sommes en colère de voir tant dhypocrisie à notre égard. Nous, qui travaillons en silence, qui satisfaisons à toutes les demandes de notre hiérarchie, nous ne comprenons pas ce manque de considération de ladministration.
Cette année encore, il a fallu batailler avec le direction pour répondre aux interrogations légitimes de nos nombreux adhérents.
La lourdeur de la procédure à fait que les mutations nont été formalisées que fin juillet.
Vous devez savoir que linstruction dun dossier de mutation prend plusieurs mois et suit un cheminement singulier
En effet, votre demande de mutation part à la commission national, qui prend déjà une décision, puis cette avis doit être conforme à la commission locale, ce qui paraît incroyable ; enfin il faut comparer les deux listes et faire brassage savant pour satisfaire plus ou moins certaines demandes.
Cette navette entre les commissions retarde considérablement la production des résultats qui doivent, pour tout arranger, recevoir lagrément de la DGPN.
Du tout, il ressort que les mutés potentiels attendent et attendent encore... Lorsque satisfaction est donnée, arrive le moment de courir. Une organisation rigoureuse simpose pour réussir le changement de logement, gérer au mieux ces finances, linscription des enfants aux écoles, le déménagement, etc. Un vrai parcours du combattant. Merci pour la considération....
Lors de mes nombreux déplacements à travers la France avec différents délégués, les agents nous reçoivent chaleureusement, mais je reçois à chaque fois la même critique. Que font les syndicats pour nous ? Je leurs réponds « A vous dapprécier les résultats obtenus par les syndicats majoritaires depuis plus de vingt ans. » En revanche, la F.P.I.P, consciente de vos revendications, travaille sans relâche à lamélioration de vos conditions de travail, de laugmentation des salaires, des mutations, du recrutement.
Nous savons que notre obstination paiera un jour et vous en récolterez les fruits.
Pour lheure, le recrutement est à lordre du jour. Après une grande tournée, nos dirigeants annoncent le recrutement de plusieurs milliers de fonctionnaires administratifs. Est-ce une réalité ou un leurre pour calmer les esprits ? A mon sens, cest un canular ! Dailleurs, récemment, un article de presse dun journal régional fait état de larrivée en 2001 de 17 000 fonctionnaires dans la fonction publique, dont 6 400 créations nettes. Malheureusement, le Ministère de lIntérieur nest pas désigné comme bénéficiaire de cette manne.
Pour terminer, il semblerait quune des grandes idées du ministre est dinitier un seul grade dans la catégorie C. A cet égard, de sources bien informées, il apparaîtrait que les agents administratifs basculeraient dans le grade dadjoint administratif. Du côté des agents préfectoraux, le processus de requalification de la catégorie C Serait engagé.
500 postes se répartissant de la façon suivante :
- 375 postes pour les agents ayant 10 ans dancienneté et qui passeraient un concours interne,
- 125 postes sur une liste daptitude pour les agents comptant 15 ans dancienneté.
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Pourquoi la FPIP, tient-elle à la reconnaissance explicite des administratifs au sein de la Police Nationale ?
La réponse est en réalité très simple ! Il est inconcevable de faire croire à des personnes qui gèrent la vie administrative de tous les fonctionnaires de police, quils ne peuvent faire partie de leur monde.
Comment refuser le «label Police » à des hommes et des femmes qui donnent toutes leurs énergies pour le bon fonctionnement de lInstitution ?
Pourquoi vouloir opposer systématiquement les administratifs et les actifs ?
La Police est un ensemble où administratifs et actifs doivent faire mieux que cohabiter.
Nous nous sentons plus proches du concept administratif que de celui des ADS. Les emplois jeunes dans la police nauraient jamais existés si, devant la carence prévisible des effectifs, lEtat avait su préposer ces jeunes à lemploi.
En sassociant les talents des collègues administratifs à tous les niveaux, la FPIP ne fait que réaffirmer le principe dune police forte, respectée et efficace
Secrétaire national chargé
des Relations Publiques
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Michel BRAUN Secrétaire National Adjoint Officiers |
Lors de la sortie de la IVé promotion de lieutenants de Police, le ministre était présent, remettant symboliquement lécharpe tricolore et lépée du corps.
Une symbolique forte, témoignant de limportance accordée au rôle de ces cadres que le ministre a rappelé dans son discours :
« Les Officiers jouent un rôle essentiel au sein des services
Cadres de la Police Nationale, vos nouvelles responsabilités de commandement et dencadrement sont à présent pleinement reconnues
Vous serez des cadres responsables
Vous exercerez lautorité hiérarchique et fonctionnelle sur tous les fonctionnaires et agents affectés dans votre secteur «
Quel décalage avec la réalité du terrain, et la vision réductrice de certains chefs de service !
Car si depuis la « Réforme » on a cru bon de doter les Officiers dune panoplie de symboles dautorité allant jusquà lanachronique épée ( à quand larmure et le cheval ? ), avec la bénédiction de syndicalistes plus attachés au paraître quà lêtre pour qui ces ornements constituent une grande victoire, dans leur ensemble les Officiers noccupent toujours pas les fonctions que leur a conférées la Loi :
Trop souvent on les cantonne dans le domaine procédural, les écartant du commandement et la gestion.
LOfficier sert surtout comme Officier de Police Judiciaire : il est chef de son ordinateur, ne participe pas à la formation, nest pas associé à la décision, na pas le pouvoir de notation pour lequel il nest pas consulté, ne gère ni ne supervise les effectifs. Sa seule autorité hiérarchique et fonctionnelle sexerce sur les gardés à vue.
Bref cest un inspecteur qui, même sil a une tenue, continue ses missions dantan , voire celles de son temps de stagiaire quant au bout de 25 ans de carrière il se retrouve à prendre les plaintes !
Certains services de « Quart », en fait des SOS en tenues, en sont la parfaite illustration.
Même la nuit, les impératifs judiciaires de lOfficier sont tels que son rôle de commandement passe en arrière plan : On ne peut être à la fois au four et au moulin.
Comment ne pas sinterroger les disparités de responsabilités :
Un Commandant peut ainsi être commandant de compagnie en CRS, chef de circonscription en Police Urbaine, chef de Brigade dans un SIR ou quinzième mitrailleur de queue dans un service de quart
Au lieu dune bataille de position sur le respect de la LOPS, les mêmes syndicats qui ont cautionné la réforme à lépoque préfèrent la fuite en avant en donnant demblée leur aval à la Police de Proximité. ils se raccrochent à ce concept comme à « lune des dernières chances de reconquête du terrain que nous naurions jamais du abandonner » dixit le SNOP, qui bien que reconnaissant son échec sapprête pourtant à récidiver par les mêmes errements.
Une démarche empreinte dangélisme et de crédulité dont la récurrente bienveillance à son égard doit remplir daise ladministration !
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Il nest pas interdit davoir raison ! |
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Laffectation sur place dun fonctionnaire promu ne répond pas, à elle seule, à lintérêt du service. Tel est le sens de la décision rendue, le 2 février 2000, par le Tribunal administratif de LYON dans laffaire que nous allons évoquer. Dans ses motivations, le Tribunal, sil
estime quau regard de la législation
qui est applicable un agent ne pouvait pas
prétendre à son affectation sur place
au seul motif que dautres moins bien
placés laient obtenue,
réaffirme néanmoins que
ladmininistration ne peut ériger en
règle laffectation « sur
place ». Quune telle règle
que semble sêtre fixé le
ministre porte atteinte au principe
dégalité des agents au sein
dun même corps à recrutement
national. In fine, ladministration doit tenir
compte des circonstances personnelles et familiales
de lagent.. Jacques VINCENT, gardien de la
paix affecté à la brigade de
recherches à Villefranche sur Saône
(69), a été inscrit sur le tableau
davancement au grade de brigadier pour
lannée 1997 et, comme cest
souvent le cas, il a été prié
de prendre son galon à MONTGERON (91).
Père de trois enfants, son épouse
ayant des problèmes de santé, Jacques
VINCENT ne veut pas sacrifier sa famille. Il se
retrouve placé devant un choix impossible.
Évoquant sa situation familiale, il engage
aussitôt un recours gracieux et demande
à être muté à LYON. Il
le fait de plus fort en constatant que 13
fonctionnaires moins bien placés sur le
tableau ont obtenu une promotion sur place.Le
ministre de lIntérieur reste muet
à sa requête et procède,
Jacques VINCENT ayant refusé le ticket
touristique pour MONTGERON, à sa radiation
du tableau davancement. En agissant ainsi, le
ministre de lIntérieur à
privilégier la nomination sur place de
fonctionnaires en poste à LYON Notre policier
« rebelle » ne lentend
pas de cette oreille et dépose au Tribunal
Administratif des conclusions visant, dune
part, à lannulation de
larrêté le mutant à
MONTGERON et, dautre part, à
lannulation de larrêté le
radiant du tableau davancement. Le Tribunal Administratif a
donné raison à Jacques VINCENT.
Les deux arrêtés du
ministre de lIntérieur ont
été annulés. Le Tribunal a enjoint au
ministre de lIntérieur de nommer notre
collègue au grade de brigadier à
compter du 1er septembre 1997 et de laffecter
à LYON, et ce dans le délai de 2 mois
à notification du jugement. Lannulation de la radiation du tableau
davancement a également pour effet de
remettre en cause la situation de plusieurs
fonctionnaires qui, moins bien classés,
avaient obtenu leur nomination sur place. En effet,
le Tribunal a ordonné la réouverture
de linstruction afin dapprécier
si ces décisions relevaient bien de
lintérêt du service.
· Tribunal Administratif de LYON (3ème Chambre) - 2 février 2000 M.Jacques VINCENT c/ministre de lIntérieur Requête N°9800351. |
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A savoir
Lorsquun agent fait lobjet dune procédure de reversement de frais que ladministration estime avoir versés indûment, une requête déposée devant le Tribunal administratif est suspensive de paiement.
Deux collègues de la CRS 24 ont, dans le cadre de la Coupe du Monde de football, perçu 2100 francs au titre des frais de mission. Ladministration a, par la suite, estimé que ces sommes avaient été perçues à tort. En conséquence, ils ont été mis en demeure par la Régie davance et de recettes de lunité de devoir les restituer.
Les deux collègues, appuyés par la FPIP, ont décidé de solliciter larbitrage du Tribunal estimant que les frais perçus lavaient été à raison.
Dans un même temps, ils ont saisi le Trésor Public demandant de suspendre le recouvrement à décision du Tribunal.
La réponse du Trésorier Payeur Général est sans équivoque :
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M. Alain BENOÎT c/ministre de lIntérieur Requête N°9502999. |
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Outre la procédure disciplinaire qui fait obligation à ladministration dinviter lagent à consulter son dossier (dont les pièces doivent, sans discontinuité, être numérotés. Un fonctionnaire a le droit, sur sa demande, à la consultation de son dossier.
En principe, il nexiste quun seul dossier individuel. Des « fonds de dossier » peuvent être détenus par le service comme moyen de gestion locale et fonctionnelle
Mickaël DESSAINT, secrétaire national de la FPIP, a voulu vérifier si « son fond de dossier » comportait des éléments susceptibles de lui nuire. Il a fait une demande daccès à ce dernier détenu au commissariat du TREPORT. Une fin de non recevoir a été opposée à sa demande.
Aussi a-t-il saisi, près le Premier ministre, la Commission daccès aux documents administratifs (CADA).
Le président de la CADA lui a fait savoir le 20 octobre 2000 :
« La commission daccès aux documents administratifs a examiné dans sa séance du 21 septembre 2000 la demande dont vous lavez saisie par lettre parvenue à son secrétariat le 7 septembre 2000 et à émis un avis favorable à la consultation de votre dossier détenu au commissariat de sécurité publique du Tréport.
Ce document administratif vous est en effet communicable de plein droit, en application du II de larticle 6 de la loi du 17 juillet 1978, modifiée par celle du 12 avril 2000. La commission a adressé cet avis au ministre de lIntérieur. »
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Le projet de la nouvelle Europe de Bruxelles semble ériger en dogme le fait que le progrès ne peut saccomplir quà travers une unification planétaire des nations. Or, plutôt que de conserver les valeurs propres à chaque état et gérer ce patchwork de diversités, nos dirigeants semblent incapables de freiner linfluence culturelle, économique et sociale quont encore les États Unis sur notre vieux continent.
Sans nous en rendre compte, nous glissons doucement mais sûrement vers la disparition de nos particularités françaises car, dans beaucoup de domaines, les modèles américains nous sont imposés : en musique, les nouvelles idoles sont les rappeurs US, la télévision nous abreuve de feuilletons imbéciles made in USA, au cinéma les superproductions hollywoodiennes dominent, on boit du Coca, on mange des hamburgers, et on appelle nos enfants Dylan ou Brandon...
Jai malheureusement limpression que lorganisation du paysage syndical français, dans la police ou ailleurs, se calque doucement sur le modèle américain : des grandes centrales sans concurrence véritable, dont les dirigeants, forts de leur puissance, de leur monopole et des avantages qui y sont liés, deviennent des Chefs dentreprise dont le souci premier est, comme leurs confrères du monde économique, la rentabilité.
Dans la Police Nationale, nos dirigeants souhaitent visiblement arriver à une situation similaire, et, en diminuant le nombre dinterlocuteurs, se donner un confort sans pareil pour éventuellement les manipuler.
Pour atteindre ce but, la stratégie délimination est relativement simple :
Notre administration tend à étouffer les vrais débats en diabolisant ceux qui ne rentrent pas dans le schéma préétabli.
Ainsi, sur chaque grande question, il ny a quune opinion possible à laquelle tout le monde doit se rallier et les convictions de ceux qui refusent de rester dans le rang seront dénoncées comme irréalistes, fantaisistes ou extrémistes !!
Quil sagisse de la Police de Proximité, des Adjoints de sécurité ou de la fermeture de Commissariats, tout le monde doit adopter la même attitude et formuler le même jugement.
Et les syndicats dits « majoritaires » ont décidé de jouer, dans ce jeu, le rôle de victimes consentantes. En effet, par orgueil et par ambition, leurs dirigeants pensent tous que si, dans un avenir plus ou moins proche, un monopole syndical sinstalle, leur organisation y participera. Leurs yeux brillent déjà en imaginant les bienfaits personnels quil pourront en retirer.....
Cest oublier que les grandes idées naissent de la contradiction. Sil ny a plus quune pensée possible, si le choix de voies différentes par le jeu des élections disparaît, jai peur que les policiers, acceptant de force cette fatalité, ne soient poussés à la résignation.
Une police résignée est une mauvaise police : elle se « fonctionnarise » et devient le bras armé du pouvoir, ne songeant même plus à comprendre les ordres quelle reçoit. Cela nest souhaitable ni pour la sécurité de nos concitoyens, ni pour la démocratie, deux valeurs fondamentales de la FPIP (nen déplaise aux moralistes « républicains »)
Il est grand temps de réagir et cest pour ces raisons que nous continuerons, avec de plus en plus de force, à nous opposer aux décisions unilatérales de ladministration.
Nous comptons sur votre soutien.
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Simon POLICCIARDI Secrétaire National chargé du SGAP de Metz |
Représenter la FPIP , nest pas toujours simple. Diabolisée par les uns, critiquée par dautres, on en vient presque à se poser la question : pourquoi ?
La réponse est simple, la politique syndicale menée par la FPIP ne répond pas aux «attentes» de la concurrence syndicale et/ou de ladministration.
Certains aimeraient que la FPIP soit plus «conciliante», plus «conventionnelle». Eh bien non ! la FPIP a justement été créée pour échapper à cette «docilité» si néfaste à la Police Nationale et surtout à ceux qui la compose !
Les réactions de nos détracteurs sont grossières et narrivent même plus à effrayer les plus crédules.
Là aussi, cest raté ! On a beau nous «taxer» de tous les maux ou de toutes les étiquettes, ça ne marche pas ; notre progression est constante et inébranlable, telle est la volonté du personnel !
La FPIP nest pas à vendre, ni à une confédération plus ou moins politisée, ni à un parti politique, ni à ladministration ! La FPIP est INDEPENDANTE et rien ne pourra changer cela !
Aussi, la FPIP se veut profondément ouverte au dialogue et aux propositions constructives. En résumé tout ce qui est bon pour le personnel est bon pour la FPIP.
Finalement, quand un membre de la FPIP prend acte de cette richesse dINDEPENDANCE et de liberté quil possède, il apprécie réellement dêtre le représentant dune fédération qui dérange.
Pour ceux qui doutent encore : malgré toutes ces attaques que la FPIP subit, nous sommes toujours là, plus fort que jamais ; nest ce pas la seule réponse qui doit être faite à nos détracteurs habituels (de moins en moins nombreux dailleurs, ). Cest bien la preuve que la FPIP est une fédération INDEPENDANTE et honnête dans son combat !
La FPIP dérange, pourvu que ça dure ! Pour moi cest exactement ce que je recherche afin dêtre efficace pour le bénéfice de mes collègues !
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Chacun connaît limagerie dEpinal et la réputation qui a été faite à nos célèbres adjudants de quartier, engoncés dans leur sentiment dimportance, bêtes à faire pleurer et qui en faisaient baver des ronds de chapeau à leurs malheureuses victimes de subalternes, principalement à tous ces obscurs, ces sans grades, ces «underdogs» comme les appellent nos voisins doutre-manche. Dans le même registre, il y a eu les caporaux prussiens, encore plus caricaturaux, dépourvus eux aussi de toute humanité et de tout sens du ridicule, raides comme des piquets, gueulant et postillonnant tout ce quils savaient dans la figure de leurs malheureux souffre-douleurs, convaincus quils étaient de constituer lépine dorsale de lune des armées les plus prestigieuses du monde. Des indispensables en somme. Bon, bien ! cest du passé direz-vous, de limagerie dEpinal, du XIXè siècle, au mieux de la guerre de 14. Hélas non ! Lespèce est dure à crever et de cette engeance, on en retrouve encore au sein même de notre administration. Si les pompes, corvées de chiotte et autres gentillesses ne sont pas de mise, ces malfaisants ont développé une panoplie de harcèlements moraux, de brimades et de tortures insidieuses couvertes par la plus parfaite hypocrisie. Je ninvente rien. Je me base sur des cas concrets. Lorsque je parle de tortures morales, jai bien pesé mes mots, étayés par ma propre expérience. A tel point que la FPIP a du intervenir, saisie non seulement par ses adhérents, mais aussi par des collègues, tous grades confondus, syndiqués ou non, mais demandeurs daide en tout cas, a du intervenir dis-je, pour préserver léquilibre moral des fonctionnaires soumis à ces abus. Une période de répit, un «mea culpa» puant le faux, puis, assez rapidement retour aux mêmes agissements et, de nouveau, appel au secours des collègues. A ce genre de «chefaillon», qui se prennent pour lossature de notre institution encouragés par un ego gonflé à lextrême, sans préjudice des mesures et actions que nous ne manquerons pas dentreprendre, je répondrai quils constituent certainement lépine dorsale, mais je vous laisse deviner à quelle extrémité de lépine je pense... Dans ce cas despèce, il ne sagit pas de règlements de compte, mais la FPIP entend agir de conserve avec ladministration afin dassurer le bon fonctionnement dune Institution qui se veut républicaine et qui prône les vertus dhumanisme, déquité et de respect des Droits de lHomme, fidèle à la tradition du Siècle des Lumières. |
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Afin davoir toutes les réponses à vos questions lors dun relevé dinfraction au Code de la Route suite à nos nouvelles prérogatives, vous avez deux solutions qui soffrent à vous :
-Se procurer le mémento des infractions au code de la route édité par L. LAMER, éditions LA BAULE, imprimerie LA MOUETTE, 44501 LA BAULE CEDEX,
-Ou encore visiter le site www.police.ca.tc rubrique « articles les plus utilisés sur la VP » (ce site vous permettra également dutiliser le service « EASY MUTATION POLICE »et permettra aussi aux agents désireux de muter dobtenir toutes les informations utiles sur le service sue vous désirez rejoindre, dialoguer sur le chat, me donner des idées sur le « forum », infos SIPM-FPIP etc )
Après cet aparté, et après avoir participé à une formation organisée par la Police Nationale, je vous fait part de quelques conseils sur la procédure des feux rouges, des stops et des mises en fourrière.
LE FEU ROUGE : conducteur ne marquant pas larrêt absolu devant un feu rouge fixe ou clignotant, prévue par le R9-1(1), réprimée par R232/6 et R666/2 du CR cas 4 PV 5ex : Procureur, Préfet, archives PM et PN, Maire, Dépistage de lalcoolémie, suspension de permis possible (informer lOPJ) retrait de points : 4)
LE STOP :Conducteur ne marquant pas un temps darrêt en abordant la limite dune chaussée signalée par un panneau stop. Prévue par R27(1) réprimée par le R232/6 du Cr Cas4 ,Dépistage alcoolique, retrait de points 4
Sur conseil de la Police Nationale, évitez de faire des procédures dites « à la volée ».
En effet une procédure à la plaque dimmatriculation prend deux fois plus de temps et oblige le Procureur à faire descendre cette dernière pour enquête préliminaire. Nous avons les moyens aujourdhui dentamer et de finir cette procédure. Pour cela faites comme suit :
1) Interceptez le véhicule
2) Relevez lidentité et contrôlez les pièces afférentes à la conduite et à la circulation du véhicule
3) Relevez les déclarations du contrevenant sur le « carnet de déclarations » que la commune doit commander à lImprimerie Nationale
4) Relatez-y les faits précis, sil y a eu acte délibéré ou non, le sens de circulation la position du feu franchi ou du Stop, la météo, lintensité de la circulation, les heures de début et de fin de la prise de déclaration.
5) Faites signer ce carnet à lissue après avoir précisé sur celui-ci les risques encourus
6) Rentrez au poste et établissez plus précisément le Procès Verbal de contravention. Vous mentionnerez dessus la page de votre carnet de déclarations car, étant une pièce judiciaire, vous pourriez être amené à la fournir au juge lors dune contestation, et bien entendu TOUS les éléments qui y figurent
Cette procédure aura la même force probante que celles de nos collègues de la police Nationale.
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Le 8 avril 2000, le FPIP de la Sarthe organisait à Coulans sur Gée, son buffet campagnard dansant. Aidés de ses adhérents et par de nombreux sympathisants, nous avons pu réunir plus de 140 participants, enchantés de passer quelques heures ensemble dans une joyeuse ambiance. Nous avons eu lhonneur davoir avec nous notre Trésorier Fédéral, représentant du personnel en CAPN, Mr Patrick BESSON, ainsi que Denis FONTAINE, notre Secrétaire Général Adjoint. A lheure du délabrement de laction sociale de notre ministère, encore que le terme daction ne soit plus approprié ; alors que le directeur départemental ne souhaitait pas apporter son soutien à la tenue du Bal de la Police, au motif que ce nest pas prévu dans les textes et «quon na pas envie de se retrouver en prison», enfin bref, il était plus que temps de se retrousser les manches, et comme qui dirait : «on nest jamais mieux servi que par soi-même». Rendez-vous est pris pour lannée prochaine. Claude CHOPLIN, Secrétaire National Chargé de mission |
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