retour au sommaire

 

  

 

PNEUMOPATHIE ATYPIQUE

 

En l'espèce, la protection des personnels de police est organisée dans le cadre des dispositions du décret 82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et de la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique.

Sans ignorer l'existence d'initiatives locales, force est de constater que les personnels de police sont peu informés sur les risques professionnelles induits par l'épidémie de la pneumopathie atypique.

Alors que le ministre de la Santé s'apprête à publier un décret autorisant "l'hospitalisation forcée" des sujets présentant les symptômes de cette maladie, les forces de l'ordre, au premier rang, ne sont pas prêtes.

Il est donc urgent de réunir les comités d'hygiènes et de sécurité afin que le sujet, qui prend tout le monde de court, puisse être appréhendé de la meilleure manière ; ceci dans l'intérêt général.

C'est dans ce sens que la FPIP a écrit au ministre de l'Intérieur.

La mise en oeuvre des dispositions du décret devant permettre d'une part de doter les forces de l'ordre des moyens de prévention et protections les mieux adaptés et, d'autre part, de faire reconnaître, le cas échéant, cette maladie comme au nombre de celle entrant dans la nomenclature des maladies professionnelles contractées à l'occasion du service.

Monsieur Nicolas SARKOZY

Ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales

Ministère de l'Intérieur

Place Beauvau

75800 PARIS RP

 

 

Monsieur le Ministre,

La multiplication des informations données par la presse sur les foyers épidémiques de la pneumopathie atypique préoccupe les personnels de police.

Les précautions qui vont être prises à l'occasion du voyage officiel en Chine du Premier ministre témoignent que cette inquiétude est raisonnablement fondée.

Aussi, ai-je l'honneur, dans le cadre des dispositions du décret 82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et de la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique, de vous demander de bien vouloir prendre des initiatives afin qu'une fiche des risques professionnels relatifs à cette maladie soit établie et portée à la connaissance des personnels.

En vous remerciant de prêter la meilleure attention à la présente, dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments déférents et dévoués.

Philippe BITAULD

 

 

 

 

23 avril 2003 - VILLIERS LE BEL (95)

Venus interpeller un "sauvageon" recherché et oublieux de s'être présenté devant le juge d'application des peines, les effectifs de la BAC ont été accueillis par des projectiles jetés des étages des immeubles. Une quarantaine de "sauvageons" ont attaqué les policiers en lançant force cailloux et autres projectiles. Trois policiers ont été blessés et trois véhicules de police endommagés.

Un "sauvageon" de 18 ans a pu être interpellé pour "rébellion et violences volontaires sur agents de la force publique".

Ça recommence ?

 

 

De Joey STARR à BOOBA...

les rappeurs bénéficient d'une mansuétude certaine de la part de notre bonne justice... C'est le moins que l'on puisse dire !

Didier MORVILLE, alias Joey STARR, vient de se signaler pour la 12 fois - rien de moins ! - en crachant sur des gandarmes. Condamné à quatre mois de prison, dont un mois ferme, ce triste sire a été laissé libre...

Didier MORVILLE n'est pas un inconnu pour la FPIP qui s'était constituée partie civile dans le cadres des poursuites engagées contre lui pour "outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique".

Le 14 juillet 1995, à l'occasion d'un concert public donné à la SEYNE sur MER par le groupe "NTM", Joey STARR avait vomis toute la haine que lui inspirent la justice et la police :

" Nique ta mère ! Je nique la police ! J'encule et je pisse sur la justice ! Nos ennemis : c'est les hommes en bleu ! On leur pisse dessus."

Il "pissait" tellement sur la justice, qu'il n'avait pas daigné se présenter à l'audience du Tribunal Correctionnel de TOULON.

Condamné à diverses reprises pour violences et outrages, violences sur une hôtesse de l'air, sur sa concubine et un simple passant, pour mauvais traitement sur animaux, pour possession illégale d'arme et trafic de cocaïne, Joey STARR sévit toujours mais... est condamné à se soigner !

"Vedette" pour les uns, "modèle social pour la jeunesse" pour d'autres, Joey STARR s'est dernièrement invité dans nos foyer pendant six semaines... Y'a bon la télé !

Sacré modèle pour Eli YAFFA, alias BOOBA, "grand espoir du RAP français", tenant du groupe " LUTANIC", qui vient, pour la troisième fois, d'être incarcéré suite à son arrestation à bord d'un véhicule volé...

Assurément, "on" a les modèles que l'on mérite !

  

 

19 avril 2003 - SARTROUVILLE (78)

Plusieurs cocktails molotov ont été jetés sur le bureau de police de la rue Clémenceau. Des injures dirigées contre la police ont été inscrites sur les murs d'un bâtiment voisin.

Cet attentat nous remet dans l'ambiance de 2001/2002 où, quasiment chaque jour, policiers et gendarmes étaient victimes de ces types d'agression.

Vraiment pas le moment de baisser la garde !

 

  

 

19 avril 2003 - SAINT-DENIS (93)

Dépêchés sur un accident matériel de la circulation boulevard Gabriel Macé à Saint-Denis, la patrouille de police a eu la désagréable surprise d'être prise à partie par les protagonistes manifestement sous l'emprise de l'alcool.

Les policiers ont été injuriés, l'un d'eux, roué de coups, a dû recevoir des soins. Une interruption de travail de trois jours lui a été délivrée.

Deux individus ont été placés en garde à vue. Ils auront à répondre, le 5 juin prochain devant le TGI de Saint-Denis, de "violences à agents, d'outrages et de rébellion"

 

 

17 avril 2003 - CAYENNE (Guyane)

Alors qu'il voulait contrôler un véhicule suspect, cité Césaire à CAYENNE, l'équipage de police secours a essuyé les tirs d'un pistolet mitrailleur 9 mm ; treize coups ont été tirés dans leur direction. Deux policiers ont été blessés par balles ; sérieusement atteints, ils ont dû être conduits à l'hôpital.

Deux individus ont pris la fuite à pieds. Repérés par deux motard, ils se sont emparés de force d'un taxi, éjectant le conducteur. L'un deux, placé à l'arrière, a alors pointé son arme en direction des policiers. En état de légitime défense les policiers ont fait feu.

Continuant sa course, le conducteur éjectait son complice mortellement atteint et abandonnait un peu plus loin le taxi avant de prendre la fuite à pieds.

Aperçu par une patrouille, il a fait feu à deux reprises avant de s'évaporer dans la cité. Un contrôle approfondi dans le quartier a permis son interpellation.

Les individus se sont avérés être des clandestins du Guyana que des "accords" ne permettent pas d'expulser. Pourtant, la majorité des braquages sont imputés aux ressortissants du Guyana réputés violents et dangereux.

Faut-il attendre d'autres drames pour revoir la copie ?

 

  

 

COMMUNIQUE

La Fédération Professionnelle Indépendante de la Police proteste contre le classement sans suite par le Parquet de Nanterre des plaintes déposées par des policiers pour " outrages, rébellion et violences volontaires sur agents de la force publique ".

Il n'aura donc pas suffi d'essuyer des jets de pavés et de recevoir des coups pour espérer être entendus !

Le fait qu'un policier se soit vu prescrire une interruption de travail de huit jours est également sans importance...

Les victimes se souviendront de la bagarre qu'ils sont venus disperser à Fontenay-aux-Roses.

La FPIP invite les victimes, dans le cadre de la protection qui leur est due, à se constituer partie civile auprès du doyen des Juges.

L'affaire ne doit pas en rester là...

 

 

 

 

ÇA FAIT DÉSORDRE

En moins de 6 semaines, cinq détenus dangereux se sont évadés des geôles de la République :

  • 7 mars, Joseph MENCONI de la prison de Borgo (Corse)
  • 12 mars, Antonio FERRARA de la prison de Fresnes (Val de Marne)
  • Aujourd'hui, Franck PERLETTO, Eric ALBOREO et Michel VALERO d'Aix en Provence (13)

Pêle-mêle, meurtriers, braqueurs, trafiquants de cocaïne et figures du grand banditisme, ces malfrats ne vont certainement pas se laisser reprendre facilement...

Quand on sait les moyens dont ils disposent il y a lieu d'être inquiet...

La faute au non respect du "numerus clausus" ? De l'incurie de l'administration pénitentiaire ? Ou, tout simplement, du système pénitentiaire ?

Il est toujours illusoire de rechercher après coup les responsabilités.

Pour ces salopards, une chose est sure : La prison n'est plus la prison !

On y cantine, on y fait ses courses (drogues, portables, explosifs, armes etc...), on y passe des diplômes et... on programme les plus audacieuses des évasions et... Ça fonctionne !

Pour les forces l'ordre, une chose est aussi sure : TOUT REFAIRE ET RISQUER LEUR VIE INUTILEMENT.

Allons Monsieur PERBEN, si vous développer le quart de la moitié de l'imagination mis en oeuvre pour "museler" les petites structures syndicales : Assurément il n'y aura pas de quatrième évasion...

 

WAIT AND SEE !

 

 

 

Après la police de proximité... Les juges du même nom ! 

Chargés de connaître de litiges civils d'un montant inférieur à 1500 euros, les juges de proximité vont entrer en action dès septembre 2003 où deux cents postes sont ouverts ;760 sont prévus pour 2004.

La chancellerie croule déjà sous les demandes : 2300 candidatures spontanées... considérable !

Cohortes, manipules et autres centuries se bousculent au portillon...

Payés 1000 par mois pour quatre vacations d'une demi-journée chacune, les futurs juges nouveaux "citoyens au service de la justice" sont légions. C'est peut-être pour cela que le monde judiciaire est en ébullition...

A vos calculettes !

 

 

"Pour un respect des règles de déontologie en matière de sécurité"...

Le rapport annuel de la Commission nationale de déontologie de la sécurité a été rendu public, mercredi 2 avril 2003. Rédigé par Pierre Truche, ancien président de la Cour de cassation, ce rapport d'activité pour l'année 2002, analyse notamment le fonctionnement des services de police en région parisienne, et propose des recommandations pour un socle commun de règles de déontologie.

Le CNDS: C'est quoi ?

Créée par la Loi 2000-494 du 6 juin 2000 la Commission nationale de déontologie de la sécurité est une autorité administrative indépendante. Elle est chargée de veiller aux respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République.

La Commission n'est ni un tribunal, ni un conseil de discipline, elle souhaite être un lieu de recours et de contrôle.

Face à l'accroissement des missions du secteur privé en matière de sécurité et compte tenu de l'exigence accrue des citoyens vis à vis des services publics compétents dans ce domaine, la Commission nationale de déontologie de la sécurité a pour objectif de faire émerger un socle commun de règles de déontologie.

 

Qu'est ce que la déontologie ?

La déontologie se définit comme la science des devoirs. A la charnière du droit et de la morale, elle s'attache à déterminer pour une profession ou une activité donnée, des solutions pratiques à des problèmes concrets. La déontologie régit le comportement professionnel.

 

Mode de désignation des membres de la CNDS :

La Commission nationale de déontologie de la sécurité est composée de huit membres, nommés pour une durée de six ans non renouvelable :

le président, nommé par décret du Président de la République

un sénateur, désigné par le président du Sénat

un député, désigné par le président de l'Assemblée nationale

un conseiller d'Etat, désigné par le vice-président du Conseil d'Etat

un magistrat hors hiérarchie de la Cour de cassation, désigné conjointement par le premier président de la Cour de cassation et par le procureur général de ladite cour

un conseiller maître, désigné par le premier président de la Cour des comptes

deux personnalités qualifiées désignées par les autres membres de la Commission nationale de déontologie de la sécurité.

La Commission est renouvelée par moitié tous les trois ans.

La nomination des huit membres et du secrétaire général de la commission fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel.

 

Les membres

Pierre TRUCHE Président, Jean-Pierre SCHOSTECK, Membre, Bruno LE ROUX, Membre, Guy FOUGIER, Membre, Daniel FARGE, Membre, Georges CAPDEBOSCQ, Membre, Liliane DALIGAND, Membre, Tassadit IMACHE, Membre Nathalie DUHAMEL, Secrétaire générale

 

Pour quoi faire...

Vous avez été victime ou témoin de ce qui vous parait être un manquement aux règles de déontologie par des forces de sécurité (publiques ou privées), la Commission nationale de déontologie de la sécurité peut peut être vous aider...

... Mettre sous haute surveillance la police ?

Le contrôle du Parquet, le contrôle hiérarchique, le code de déontologie de la police nationale ne suffisaient pas... Il faut contrôler ce qui est déjà contrôlé. De ce point de vue le rapport ( à télécharger ) est édifiant.

La FPIP lance l'idée de la création d'une commission nationale pour rendre compte des exactions commises contre les policiers et les "défaillances" des pouvoirs publics à les protéger.

 

télécharger le texte intégral en format "pdf " (3.5 Mo)

 

 

 

 

A la loupe,

 

Nous avons déjà évoqué l'article 5 de la loi n° 2003-239 du 28 mars 2003 pour la sécurité intérieure. Rappelons-le, cet article préfigure, à notre sens, le sort qui sera réservé aux personnels actifs de la police nationale dans la réforme du régime des retraites dans la fonction publique à intervenir.

L'article 75 de la même Loi attire bien évidemment notre attention dans la mesure où il élargit, en profondeur, les dispositions de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 sur l'entrée et le séjour des étrangers en France.

Quelques mois auparavant, le 2 février, l'ordonnance 45-174 sur l'enfance délinquante entrait en vigueur… Ordonnance dont la FPIP demande, depuis longtemps, un " élargissement " et sur laquelle la nouvelle loi reste muette…

Comme il peut arriver qu'il y ait un rapport de cause à effet, nous ne pouvons exclure cette impression d'ouvrage inachevé.

Enfin, puisque l'article 75 de la Loi nous a permis de regarder dans le rétroviseur, ne nous privons pas d'en vulgariser les conséquences qui ne soulèvent, de notre part, aucune objection de principe.

L'article 75 vient compléter l'article 12 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 en ce qu'il prévoit de retirer la carte de séjour aux étrangers sous le fondement de l'article 225-4-1 et suivant du code pénal, c'est-à-dire pour les faits de proxénétisme, de racolage, d'exploitation de la mendicité, de demande de fonds sous contrainte, de traite des être humains, d'exploitation de la mendicité en bande organisée où de vol à la tire dans les transport. L'article 21 de l'ordonnance, voit son champ d'application élargi à l'espace international des zones aéroportuaires situées sur le territoire national où sur le territoire d'un autre État signataire des accords Schengen pour qui aurait, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France. L'article 22 est également modifié pour permettre aux préfets de prendre, par arrêté, une mesure de reconduite à la frontière à l'encontre d'un étranger détenant un visa de court séjour ou non soumis à l'obligation de visa, et dont la présence constituerai, sur le territoire, une menace pour l'ordre public.

Qui va s'en plaindre !

Après 58 ans de " bons et loyaux services ", l'ordonnance de 1945 vient d'être dépoussiérée pour tenir compte de la réalité qu'impose la France d'aujourd'hui.

58 ans après, l'ordonnance sur les mineurs délinquants persiste…

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTX0200145L

 

 

 

19 mars 2003 - AVIGNON (84)

 

COMMUNIQUE

 

C'est à une véritable guérilla urbaine à laquelle ont dû faire face, dans la nuit de mardi à mercredi, les forces de l'ordre engagées Cité Monclar à Avignon (84).

Pendant plusieurs heures, 150 " manifestants " les ont harcelés avec force jets de pavés, autres projectiles et engins incendiaires ; des coups de feu ont été tirés blessant au front un policier des compagnies.

Le guet-apens avait été soigneusement préparé : descellement des pavés, neutralisation de l'éclairage public et incendies de poubelles.

9 policiers ont été blessés, trois individus interpellés pour " participation à attroupement armé ".

Sur fond de crise mondiale, ces violences urbaines intolérables sonnent comme la prémisse des évènements graves auxquelles les policiers risquent de devoir faire face.

La F.P.I.P conjure les pouvoirs publics d'armer moralement et juridiquement les policiers qui ne pourront indéfiniment subir.

Elle souhaite un prompt rétablissement aux nôtres physiquement et moralement éprouvés.

 

 

 

 

 

 

RETRAITE A 55 ANS... FAUX DÉPART ?

Nous ne pouvons pas commenter l'ensemble des dispositions, pas moins de 143 articles, contenues dans le volumineux texte pour la sécurité intérieure qui vient de paraître au J.O*

Vous avons retenu le chapitre intitulé "de la réserve de la police nationale" (voir infra) qui, sous fond de réforme du système de retraite dans la fonction publique, prend une dimension particulière.

En effet, l'article 5 dispose : que pendant les 5 ans qui suivent le départ à la retraite les fonctionnaires actifs de la police nationale "sont tenus", quatre vingt dix jours par an, à une "obligation" de disponibilité afin de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre de la sécurité intérieure en cas de menaces ou de troubles graves à l'ordre public.

Comme il n'est pas impensable, la guerre déclarée notamment, que les conditions de "menaces et troubles graves" soient très vite réunis et pour longtemps. La jouissance effective de la retraite des policiers pourrait se situer, de facto, à 60 ans.

Une manière comme une autre d'harmoniser l'âge de la retraite du secteur privé avec celui du secteur public... tout du moins pour la police !

 

LOI n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure (1)

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTX0200145L

 

"""

Chapitre III 

De la réserve civile de la police nationale 

Article 4 

Il est créé une réserve civile de la police nationale destinée à effectuer des missions de soutien aux forces de sécurité intérieure et des missions de solidarité. 

La réserve est constituée de fonctionnaires de la police nationale dégagés de leur lien avec le service. 

 

Article 5 

Les fonctionnaires des corps actifs de la police nationale, dans la limite de cinq ans à compter de la fin de leur lien avec le service, sont tenus à une obligation de disponibilité afin de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre chargé de la sécurité intérieure en cas de menaces ou de troubles graves à l'ordre public, dans la limite de quatre-vingt-dix jours par an. 

Les conditions d'application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. 

 

Article 6 

Dans la limite de cinq ans à compter de la fin de leur lien avec le service, les fonctionnaires des corps actifs de la police nationale peuvent également demander à rejoindre la réserve civile en qualité de volontaires. 

Les volontaires doivent remplir des conditions d'aptitude. Ceux dont la candidature a été acceptée souscrivent un engagement contractuel d'une durée minimum d'un an renouvelable. Ils apportent leur soutien aux services de la police nationale, dans la limite de quatre-vingt-dix jours par an. 

Le réserviste volontaire qui effectue les missions visées au présent article au titre de la réserve civile pendant son temps de travail doit obtenir, lorsque leur durée dépasse dix jours ouvrés par année civile, l'accord de son employeur, sous réserve de dispositions plus favorables résultant du contrat de travail, de conventions ou accords collectifs de travail, de conventions conclues entre l'employeur et le ministre chargé de la sécurité intérieure. 

Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent article. Il fixe notamment le délai de préavis de la demande d'accord formulée auprès de l'employeur en application du présent article et le délai dans lequel celui-ci notifie à l'administration son éventuel refus. 

 

Article 7 

Les périodes d'emploi des réservistes sont indemnisées. 

Les indemnités perçues au titre de périodes effectuées dans le cadre du volontariat ou de l'obligation de disponibilité ne sont pas soumises aux dispositions du premier alinéa de l'article 16 du décret du 29 octobre 1936 relatif aux cumuls de retraites, de rémunérations et de fonctions. 

Dans le cas où le réserviste exerce une activité salariée, son contrat de travail est suspendu pendant la période où il effectue des missions au titre de la réserve civile de la police nationale. Toutefois, cette période est considérée comme une période de travail effectif pour les avantages légaux et conventionnels en matière d'ancienneté, d'avancement, de congés payés et de droits aux prestations sociales. 

Aucun licenciement ou déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peuvent être prononcés à l'encontre d'un réserviste en raison des absences résultant des présentes dispositions. 

Pendant la période d'activité dans la réserve, l'intéressé bénéficie, pour lui et ses ayants droit, des prestations des assurances maladie, maternité, invalidité et décès, dans les conditions visées à l'article L. 161-8 du code de la sécurité sociale, du régime de sécurité sociale dont il relève en dehors de son service dans la réserve. Un décret en Conseil d'Etat détermine en tant que de besoin les modalités d'application du présent article."""

 

 

 

 

 

 COMMUNIQUE

Hubert PARIS, 32 ans, Cyril FARRE, 25 ans, et Florent NIEL, 30 ans, viennent de nous quitter victimes du devoir.

Parce que leur conscience professionnelle leur a dicté de tout mettre en œuvre pour interpeller des délinquants, ils ont perdu la vie carbonisés dans leur véhicule de service.

Devant l'horreur de ces disparitions les mots deviennent illusoires.

La Fédération professionnelle Indépendante de la Police est triste comme l'ensemble des policiers de France qui savent que chaque intervention peut, malheureusement, conduire au drame.

La Nation devra se montrer reconnaissante et les forces de l'ordre encore davantage solidaires devant le malheur qui les frappe.

La F.P.I.P tient à assurer les familles, les amis et les collègues de travail de Cyril, Hubert et Florent de ses très sincères condoléances.

Elle forme des vœux de prompt rétablissement à leur équipier échappé miraculeusement du brasier.

 

 

 

 

 

VU SUR LE SITE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR

"Préserver la dignité" dans les gardes à vue

Rendre les gardes à vue compatibles avec la dignité des personnes, telle est la volonté manifestée par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.

Des instructions ont été données en ce sens, dans une circulaire adressée mardi aux directeurs généraux de la police, de la gendarmerie, ainsi qu'au préfet de police.

Le ministre entend que devienne exceptionnelle la pratique de la "fouille de sécurité", qui plus est avec déshabillage. Considérée comme "humiliante pour la personne et pour nous-mêmes", "attentatoire à la dignité", elle ne pourrait être entreprise qu'en cas d'absolue nécessité, et en concertation avec l'officier de police judiciaire disposant des éléments lui permettant d'apprécier la dangerosité des intéressés.

Dans cet esprit, le menottage des gardés à vue devrait être réservé aux individus dangereux.

Les repas devront être chauds, aux heures normales, et respecter les principes religieux déclarés par les gardés à vue.

Un certain nombre d'autres mesures seront à prendre en compte, concernant les délais des examens médicaux ordonnés par les magistrats ou demandés par les gardés à vue, leur possibilité de téléphoner, la confidentialité de l'entretien avec leur avocat.

Enfin, un officier ou gradé (police ou gendarmerie) sera désigné pour contrôler les conditions de déroulement des gardes à vue, "tant au regard de la sécurité que de la dignité des personnes".

 

Ce communiqué qui fait suite, très probablement, à une question au Gouvernement posée par le Député Gilles ARTIGUES ne dit rien de plus aux policiers qu'ils ne sachent déjà.

 

  • Une personne mise en GAV est présumée innocente…
  • Les " pratiques " de la fouille à corps, du " menottage " doivent être réservées aux individus dangereux.

C'est l'appréciation que font, nous semble-t-il, depuis toujours, les policiers auxquels il appartient de déterminer le degré de dangerosité de leur " client " ; ceci en symbiose avec le Code de procédure pénale.

Il est bien cependant un endroit où le communiqué est novateur :

" Les repas devront être chauds, aux heures normales, et respecter les principes religieux déclarés par les gardés à vue ".

Là ! Il faudra bien sortir un vade-mecum. Si dans l'esprit, il s'agit de confier cette tâche à " l'officier ou gradé chargé de contrôler le déroulement des gardes à vue ". Bien soit ! Volontaires… Levez-vous ! Le tout, mérite bien un poste " fonctionnel "…