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POLICE - GENDARMERIE - DOUANE

Votre arme nouvelle…

 

 

 

La FPIP reçue au Ministère le 22 mai 2003...

… Signature de la convention 26 mai 2003.

 

 

FICHE SIGNALÉTIQUE
Classification : 1ère catégorie

Marque : SIG SAUER

Type : SP 2009 MODIFIE 2022

Calibre : 9 mm parabellum

Caractéristiques : P.A 15 coups - Longueur 187 mm - 967 gr

Coût : 350 € TTC l'unité

Coût avec accessoires (fournis) : 500 € TTC comprenant :

  • Mallette à serrures codées (deux)
  • Étui port civil
  • Ceinture cuir ou simili
  • Étui à rétention mécanique (abandon de la dragonne)
  • 2 chargeurs

Dotations : 33.000 unités budget 2003 ; le reliquat sur trois années.

Priorité de dotation 2003 : CRS (14.000) , sorties écoles ; autres directions (à définir)

Appréhension de l'arme : une journée complète de formation par fonctionnaire - 3 séances de tir (100 cartouches).

Uniformisation : Même dotation pour Police, Gendarmerie et Douane.

 

URGENCE

Revendication FPIP avril 1995 (cf " Police Information sécurité ")

 

 

 

PROJET

TOUT RESTE A DIRE !

Avertissement :

  • Tant que les textes n'ont pas été votés par l'assemblée et publiés au J.O ce projet est susceptible d'évoluer ;
  • les tableaux se contentent de restituer les éléments portés à notre connaissance par la DAPN le 20 mai 2003. Ils illustrent la transposition des dérogations existantes rapportées au projet de réforme du régime général.
  • le contenu du statut dérogatoire n'a fait, à ce jour, l'objet d'aucune discussion.
VOTRE RETRAITE TIENT EN UNE FORMULE

(salaire) x (annuités) x (valeur de l'annuité) - ( décote, le cas échéant) = PENSION

Ce tableau prend pour paramètres la situation d'un gardien de la paix à l'échelon exceptionnel qui prend sa retraite en 2003 à taux plein (75%) soit 1631,24 € de pension NETTE (CGS et RDS déduites). Les chiffres sont exprimés en euros constant et toujours sur la base de 37,5 annuités.

 

2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2012
2015
2020

Annuités requises

37,5
38
38,5
39
39,5
40
40,25
41
41,50
41,75

Valeur de l'annuité

2
1.974
1.978
1.923
1.898
1.875
1.863
1.829
1.807
1.8

Pension Taux plein = 75 %

1631,24
1631,24
1631,24
1631,24
1631,24
1631,24
1631,24
1631,24
1631,24
1631,24

Pension avec 37,5 annuités

1631,24
1609,24
1588,87
1568,50
1578,64
1529,28
1519,78
1491,98
1474,01
1465,18

Âge Butoir CMA

-
-
-
51
51,5
52
52,25
53
53,75
55

Taux de décote

-
-
-
0.5
1
1.5
2
3.5
5
5

Pension sans décote à taux plein

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

1631,24

Pension à taux plein avec décote

1631,24

1631,24

1631,24

1623,09

1614,93

1616,78

1598,62

1574,15

1549,68

1549,68

Pension avec décote et 37,5 annuités

1631,24

1609,24

1588,87

1560,66

1533,16

1506,35

1489,39

1439,77

1400,31

1391,93

ÂGE BUTOIR

2004
2005
2006
2007
2008
2009
2012
2015
2020

ADMINISTRATIFS

-
-
61
61.5
62
62.25
63
63.75
65

OFFICIERS

-
-
56
56.5
57
57.25
58
58.75
60

GPX - BIER -B/M

-
-
51
51.5
52
52.25
53
53.75
55

Lexique

 

 

  • Âge d'ouverture des droits à liquidation de pension : 50 ans
  • Salaires de référence : six derniers mois.
  • Pour les agents nés en 1953 et avant 1953 : La valeur de l'annuité est maintenue à 2 % quelle que soit l'année de départ à la retraite.
  • Annuités requises : Nombre d'années de cotisations nécessaires (y compris bonifications) pour obtenir la liquidation de la pension à taux plein 75 %
  • Valeur de l'annuité : coefficient multiplicateur appliqué aux annuités. Pour 2003 : 37,5 annuités X 2 = 75 %. Pour 2007 : 39,5 X 1.898 = 74,971 arrondis à 75 %. Pour 2020 : 41,75 X 1.8 = 75, 15 arrondis à 75 % etc...
  • Pension à taux plein à 75 % : Elle est servie aux agents satisfaisant aux annuités requises pour chaque année considérée. 38,5 annuités en 2005 ; 41 annuités en 2012.
  • Pension avec 37, 5 annuités : Les annuités multipliées par la valeur de l'annuité de l'année de départ en retraite déterminent le montant de la pension. Pour un départ en 2008 : 37,5 annuités X 1.875 = 1529,28 ; pour un départ en 2015 : 37,5 annuités X 1.807 = 1474,01 etc...
  • Âge butoir : Âge avant lequel la décote est appliquée. 52 ans en 2008 ; 53 ans et 9 mois en 2015
  • Décote : Pourcentage de 0.125 retiré de la pension par trimestre manquant dans la limite de 20 trimestres. Ex : en 2006 les annuités requises sont de 39 ( 156 trimestres), âge butoir 51 ans. Un agent partant à 50 ans et totalisant 37,5 annuités verra le montant de sa pension diminué de 0,75 % (6 trimestres manquants x 0,125)

PROPOSITIONS DE LA FPIP

Considérant que :

 

  • en 1957, la pénibilité du métier de policier justifiait la création d'un régime dérogatoire de retraite : une bonification d'une annuité pour cinq années de service actif dans la limite de 5 annuités ;
  • aujourd'hui, le métier de policier est plus pénible, plus dangereux et contraignant. La bonification de 5 annuités reste inchangée alors que l'âge de la retraite va être progressivement reculé ;
  • En 2020, les policiers seront dans la même situation au niveau des pensions que les fonctionnaires du régime général de 1957 (retraite à 55 ans).

La FPIP demande une bonification d'une année pour 4 ans de service, sans limite (saisine des députés visant à la modification de la loi de 1957). L'intégration des 450 jours (5 trimestres) de service civile obligatoire dans les annuités requises.

 

 

 

Ce qui risque d'arriver…

 

Le projet de loi portant réforme des retraites présenté à la session du 19 mai 2003 du Conseil Supérieur de la Fonction Publique de l'État recèle, dans les articles 29 et 32, la religion du ministre des Affaires Sociales sur les conséquences qu'il entend tirer de l'Arrêt GRIESMAR.

Ainsi, pour les enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2004, la bonification d'un an par enfant est remplacée part une validation des périodes d'interruption ou de réduction d'activité effectivement consacrées à l'éducation d'un enfant ou aux soins donnés à un enfant malade.

Pour les enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2004, la bonification d'un an par enfant est maintenu mais… le bénéfice de cette bonification est accordé aux hommes et aux femmes dès lors qu'ils ont interrompu leur activité (congé pour maternité, congé parental) pendant une durée minimale de deux mois...

Cela promet du contentieux !

lire aussi et aussi

 

 

 

Paris, le 12 mai 2003

le président

REF : PF/03-0528

SENAT - ASSEMBLEE NATIONALE - Présidents de groupes

 

Monsieur le Président,

Nous avons l'honneur d'appeler votre bienveillante attention sur les conséquences induites par la réforme des retraites dont le dispositif sera présenté à l'examen de l'Assemblée Nationale courant juin 2003.

Les personnels actifs de la police nationale relèvent d'un statut spécial consacré par la loi 48-1504 du 28 septembre 1948. Cette loi peut paraître ancienne, c'est, dans une généralité, l'un des leitmotive qui revient le plus souvent pour justifier cette " remise à niveau ". En l'espèce, force est de constater que ses motivations restent cruellement d'actualité.

Son article 1er est ainsi rédigé :

" En raison du caractère particulier de leurs fonctions et des responsabilités exceptionnelles qu'ils assument, les personnels de police constituent dans la fonction publique, une catégorie spéciale… "

Pour justifier cette analyse, l'article 2, va jusqu'à déroger au principe d'égalité inscrit au préambule de la Constitution. En effet, contrairement aux agents de la fonction publique, les personnels actifs de la police nationale se voient interdire le recours au droit de grève ; faculté pourtant inscrite dans nos libertés publiques :

"… Toute cessation concertée du service, tout acte collectif d'indiscipline caractérisée pourra être sanctionné en dehors des garanties disciplinaires."

Afin de compenser les limites ainsi portées aux libertés publiques et consacrer le caractère particulier de leurs fonctions et les responsabilités exceptionnelles qu'ils assument, la Loi a institué un régime particulier de retraites en faveur des personnels actifs de police.

Dans ce sens l'article 1er de la loi N° 57-444 du 8 avril 1957 dispose :

" Les agents des services actifs de police bénéficient d'une bonification égale à un cinquième du temps qu'ils ont effectivement passé en position d'activité dans des services actifs de police. Cette bonification ne pourra être supérieure à cinq annuités. "

Cette disposition, en l'état des textes, a pour effet de permettre à un agent ayant cotisé trente sept ans 1/2 de partir à la retraite au taux de 75 %. Équitable, elle vient en reconnaissance du caractère dangereux du métier de policier qui n'échappe plus à personne, des contraintes particulières liées aux horaires, aux rythmes de travail, aux disponibilités de nuit, de week-end et jours fériés. Réaliste, elle prend en compte le fait selon lequel, passé un certain âge, le policier n'est plus en capacité d'opposer la résistance que commande la délinquance de voie publique.

Or, il apparaît que l'intérêt du statut " spécial " et " dérogatoire " va être mécaniquement remis en cause.

En effet, le ministre de l'Intérieur, de la sécurité Intérieure et des Libertés locales, a porté, par télégramme (dont copie jointe), à la connaissance des personnels les " orientations susceptibles de s'appliquer dans les années qui viennent "

Il ressort, notamment, que les personnels actifs de la police nationale vont être soumis au tronc commun des quarante années de cotisation ; ce qui revient à gommer partiellement les effets de la bonification des cinq annuités.

Pour exemple, un étudiant entré à 25 ans totalisera, à 55 ans, trente années de cotisation auxquelles viendront s'ajouter cinq annuités de bonification ce qui se traduira par une pension à hauteur de 65,62 % de son salaire. Il n'atteindra qu'à 62 ans et demi, le taux de 75%. De fait, pour atteindre 40 annuités de cotisation, par l'effet combiné de la perte d'une demie année de bonification par année effectuée au delà de 55 ans, il lui faudra effectuer 7 ans ½ après l'âge limite.

Cette situation n'est pas raisonnable.

Elle l'est d'autant moins que la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure (article 4 et suivants) a institué une " réserve civile de la police nationale " pour laquelle il est fait obligation de disponibilité aux fonctionnaires actifs, pendant 5 ans suivant la fin de leur lien avec le service, de répondre aux rappels dans la limite de 90 jours par an. Ce qui, de facto, interdit la réelle jouissance de la retraite.

Dans une juste appréciation des faits de la cause, nous nous permettons de soumettre à votre appréciation deux mesures qui permettraient de conforter le statut dérogatoire des personnels actifs de la police nationale et, par la même, de témoigner de la reconnaissance de la Nation :

  • Modifier l'article 1er de la loi N° 57-444, susvisé, en portant la bonification à une annuité par tranche de 4 ans ; sans limite.
  • D'intégrer, en amont, le temps exigé pour la réserve civile de 90 jours par an pendant cinq ans dans le calcul des annuités.

Vous remerciant de l'intérêt que vous voudrez bien porter à la présente, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments d'estime et de considération parfaites.

Philippe Bitauld

 

Destinataires :

 

Monsieur le Premier Ministre

Monsieur le Président du Sénat

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Monsieur le Ministre de l'Intérieur, de la sécurité Intérieure et des Libertés locales

Monsieur le Ministre des Affaires sociales du Travail et de la Solidarité

Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, Reformes de l'État et Aménagement du territoire

 

 

BAISSE DE LA DÉLINQUANCE... MAIS !

Les chiffres de la délinquance pour le mois d'avril 2003 viennent d'être publiés - 10 % par rapport à avril 2002 pour Paris intra-muros.

Naturellement, ainsi que nous ne cessons de répéter, ces statistiques se fondent sur la criminalité constatée qui n'a rien de commune avec la criminalité réelle. Le fossé est suffisamment profond pour tempérer les ardeurs.

A côté, pour le seul Val d'Oise, de Sarcelles à Goussainville en passant par Villiers le Bel, les forces de l'ordre ont subi, en moins de 10 jours, cinq agressions.

La méthode, plus que symbolique, des jets de pierres sur le bras armé de l'État à de quoi inquiéter et nous renvoie aux pires moments où la police a dû pleurer ses martyrs...

Cela commence toujours ainsi !