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Courage à vous les gendarmes Corses.

Je suis atterré par ce que j'ai vu à la télévision dans le village du cap corse de L'URI. Ce qui se passe est une honte pour la République. Des gendarmes retranchés dans leur caserne et des soi-disant "autonomistes" qui leur font le siège et les attaquent à coup de cocktail molotov pour protester contre un imaginaire harcèlement dont seraient victimes 2 enfants du village (Des petits chérubins qui n'ont eu que le tort de brûler un véhicule de l'Etat...), voir un procureur de la république discuter avec les assiégeants et exécuter pratiquement tous leurs ordres, et bien tout cela m'oblige à me pincer pour voir si je ne rêve pas. Et bien non ! Malheureusement, ce n'est pas un rêve mais c'est le cauchemar de la réalité.

Quant à ce Corse véhément à la casquette, qui méprise comme il l'a dit aux journalistes les gendarmes, leurs femmes et leurs enfants, il mérite de rejoindre au plus vite ses 2 jeunes comparses incendiaires.

Heureusement que je connais la Corse et ses vrais habitants (pas d'amalgame) qui eux souffrent depuis des années de ses voyous qui ne souhaitent qu'une chose: le départ de la France pour pouvoir exercer tranquillement leur petits trafics maffieux.

Courage à vous les gendarmes Corses.

 

 

BORDEAUX

2600 Policiers et Gendarmes

rassemblés à " l'invitation " du ministre de l'Intérieur.

Dans le cadre de son tour de France de la sécurité, le 11 septembre 2003 Monsieur Nicolas SARKOZY tenait une réunion à Bordeaux devant un parterre de 2600 policiers et gendarmes venus de toute la région sud-ouest. A l’issue, Monsieur SARKOZY rencontrait les représentants syndicaux, la FPIP était représentée par Alain BENOIT, Secrétaire Général-Adjoint.

Le discours du Ministre : grandes lignes.

Après avoir fait part de sa satisfaction quant aux résultats enregistrés dans la lutte contre l’insécurité et de sa détermination à poursuivre son action dans ce sens, le Ministre a salué l’engagement de tous les acteurs dans ce domaine et souligné son attachement à voir encore s’améliorer la coopération entre la Police et la Gendarmerie.

Dans cet esprit, le Ministre, dans un langage franc et direct, a précisé sa conception des rapports humains qui doivent prédominer aux seins de nos institutions respectives :

«. . . . L’ action de la Police et de la Gendarmerie est une affaire profondément humaine. On ne dirige pas des numéros, des ombres, des catégories de fonctionnaires. On dirige des femmes et des hommes qui ont leurs aspirations, leurs soucis, leurs espérances. On ne peut les diriger sans les rencontrer. . . . . Ceci ne signifie en rien que j’ ignore le rôle des représentants du personnel. . . »

« . . . Pour autant, ma conviction est que mes contacts ne doivent pas s’arrêter aux directeurs généraux et aux institutions représentatives. Dans mon esprit, chaque gendarme et chaque policier est un de mes collaborateurs, car chacun a une mission à remplir pour assurer la sécurité intérieure. J’ai voulu cette réunion de travail car la sécurité intérieure, c’est vous . . . »

 

LES POINTS FORTS

 

  • FUSION :Optimisation des forces de police et gendarmerie par la continuité dans le rapprochement, sans aucune perspective de fusion car chacun conservera son statut, qu’il soit gendarme ou policier.
  • REDÉPLOIEMENT : Les transferts de compétence seront mis en œuvre de 2003 à 2005 dans 65 départements de métropole et d’outre-mer. Sont concernées 332 communes dont 217 supplémentaires seront confiées à la police et 115 à la gendarmerie. Depuis le 1er mai, les redéploiements sont effectifs dans 25 départements.
  • FORCES MOBILES : L’ utilisation zonale de ces forces est confirmée et de nouvelles doctrines d’emploi permettront d’améliorer la lutte contre les violences urbaines, notamment une utilisation des effectifs aux heures les plus difficiles dans les quartiers sensibles.
  • MOYENS JURIDIQUES : Création d’un fichier d’empreintes génétiques. Adoption de deux lois contre l’insécurité routière relatives à l’usage de drogues au volant et contre la violence routière. Annonce ce jour d’un projet de loi requalifiant le refus d’obtempérer en délit aggravé passible de cinq dans d’emprisonnement. Un autre projet de loi devrait voir le jour relatif à la maîtrise de l’immigration et au séjour des étrangers en France.
  • MOYENS HUMAINS : Un an après la LOPSI, ont été créés 3100 emplois dont 1900 de policiers et 1200 de gendarmes. En ce qui concerne la police, 3625 fonctionnaires ont anticipé leur départ en retraite cette année, ce chiffre étant supérieur de près de 800 à ce qui était attendu. Les remplacements ne pouvant s’effectuer qu’après le recrutement et la formation des futurs policiers. En ce qui concerne les effectifs, un groupe de travail se penche sur la question du niveau et de la répartition afin d’aboutir, site par site, à des effectifs de référence. Déclaration du Ministre :
« Les effectifs doivent être d’abord là où sont les besoins. Et pas là où celui qui parle le plus fort voudrait qu’ils soient. "

 

  • MOYENS MATÉRIELS : En 2003, livraison de 5 000 véhicules supplémentaires à la police et 4 926 à la gendarmerie. Attribution de 52 000 gilets pare-balles, 730 flash-balls et 19 000 tenues de protection nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC), 20 000 tenues d’intervention livrées à la gendarmerie et, en 2004, les policiers recevront une nouvelle tenue de service général. Dans les prochaines années, gendarmes et policiers seront dotés de la nouvelle arme de poing, le pistolet automatique 9 mm « SIG SAUER ». Une première commande de 38 000 pistolets a été passée en juillet 2003.
  • RETRAITES : Déclaration du Ministre :
«. . . Il faut être clair sur ce point : en termes relatifs, par rapport aux autres catégories de la Fonction Publique, votre situation a été préservée et même améliorée.

La réalité est simple : les avantages spécifiques des corps actifs de la police et ceux de la gendarmerie seront maintenus, ils seront même sur certains points améliorés ! Les conditions d’ouverture des droits seront préservées, de même que la bonification de cinq ans correspondant à la reconnaissance des difficultés et contraintes du métier. Plus encore, pour la police nationale j’ai obtenu la modification du système actuel qui pénalise les fonctionnaires qui décident de travailler plus longtemps. La prolongation de l’activité ne fera plus perdre le bénéfice des bonifications; La loi prévoit une mesure identique pour les gendarmes. Vous devez aussi savoir que la référence de rémunération reste celle des 6 derniers mois d’activité, non les 3 ans envisagés au début. »

Certes, peut-être que cette dialectique convient à ceux qui se félicitent de cette réforme, mais la FPIP n’a pas la même approche quant à la réelle portée des incidences de la loi sur la pension de retraite. Dès le mois de mai dernier, elle a saisi le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur et tous les présidents de groupes parlementaires aux fins d’une véritable reconnaissance de notre régime dérogatoire (Voir page 4).

 

  • OBJECTIFS OPÉRATIONNELS :

 

  • La lutte contre les violences urbaines : Rétablir l’ Etat de droit partout en France. Déclaration : « Les explications sociologiques ne sont en fait que des paravents pour justifier l’inaction. »
  • La lutte contre l’économie souterraine et la criminalité organisée: Bannir l’étanchéité entre les services. Le Ministre attend que l’esprit d’équipe qui anime les GIR et qui fonde leur efficacité dans cette lutte soit partagé par tous les services opérationnels.
  • La lutte contre le terrorisme : Préoccupation quotidienne, cette lutte exige une vigilance permanente. Les moyens des unités spécialisées seront renforcés.
  • La lutte contre l’immigration illégale, Déclaration :
    « La France ne doit pas être le seul pays au monde qui ne puisse décider de qui doit demeurer sur son territoire et de qui n’a rien à y faire. Voici trop d’années que ces évidences n’ont pas été rappelées. »
  • Mesures : renfort de 125 fonctionnaires affectés à la PAF. Un projet de loi a été élaborée qui permettra d’adapter la durée de rétention aux délais nécessités par les procédures, de donner les moyens de lutter contre les filières, de créer un fichier des empreintes digitales des demandeurs de visas et de renforcer les sanctions contre les membres des filières de passeurs.
  • La lutte contre la sécurité routière : Avant la fin de l’année 100 radars automatisés seront installés dans 21 départements, dont la Gironde et les Landes. 1.000 radars automatisés seront déployés en trois ans. Respect des programmes d’équipement en éthylomètres, radars classiques et véhicules rapides d’intervention.
  • La tranquillité quotidienne : reconnaissance affirmée du droit de chaque citoyen de jouir pleinement de sa tranquillité quotidienne, déclaration :
« . . .Les français ont le droit de ne pas voir le hall de leur immeuble envahi par des gens qui font du bruit toute la nuit et qui les obligent à rentrer chez eux la tête basse . . . De nouvelles incriminations ont été créées . . . Il faut que vous les utilisiez . . .  »
  • La lutte contre le trafic de drogue : Le Ministre a relancé le débat sur la loi de 1970 relative à la consommation et au trafic de stupéfiants. Le Gouvernement devrait moderniser le droit dans ce domaine.

 

  • TACHES INDUES : Depuis 2002, la déclaration de perte de la CNI ou d’un passeport n’a plus à être effectuée dans les commissariats ou les brigades. Un projet d’ordonnance prévoit que la police et la gendarmerie n’auront plus à gérer la procédure de vote par procuration, celle-ci sera à charge des mairies.Garde des détenus hospitalisés : En 2004, à titre expérimental, la région Alsace verra un recrutement spécifique aux fins de procéder au transfert de cette mission vers la pénitentiaire.
  • PERSONNELS ADMINISTRATIFS : Appui indispensable des personnels actifs, ceux-ci se verront accorder plus de place et de reconnaissance. En 2003, 1.400 PATS auront rejoint la police nationale. La LOPSI prévoit 2.300 emplois nouveaux.
  • COMMUNICATION :Sur ce plan, le Ministre se montre clair et précis :
« . . . Le rôle du décideur, du « patron », ne s’arrête pas aux portes du commissariat ou du groupement. . . . . Il est grand temps que les responsables locaux de la gendarmerie et de la police sortent de l’ombre. »

faisant allusion à la timidité et au manque de prise de responsabilités de la hiérarchie face aux attaques subies par les policiers et gendarmes ou tout simplement pour faire état des bons résultats sur le plan médiatique.

Et d’en conclure :

« Ne vous laisser pas attaquer ou diffamer en silence. »

 

  • LA RÉCOMPENSE AU MÉRITE :Le Ministre réitère son attachement à la culture du résultat. Le principe consiste à mieux reconnaître et valoriser celles et ceux qui font plus que les autres pour faire reculer la délinquance.

Modalités préconisées :

  • Le premier élément de cette reconnaissance repose sur le dispositif existant des récompenses qui doit être étendu.
  • Le second élément est constitué des primes forfaitaires attribués lorsqu’un événement national ou international a été géré avec succès. (ex : passage à l’an 2000, l’ Euro, le G8,…).
  • Le troisième élément consiste à attribuer une prime aux services ayant atteint les objectifs de résultats fixés en début d’année.

Les modalités ne sont pas arrêtées car elles seront discutées avec la hiérarchie et les représentants du personnel.

Toutefois, le Ministre souligne que la reconnaissance exige également que les plus méritants puissent bénéficier d’un déroulement de carrière accéléré et accéder à des postes de responsabilité.

Il annonce d’ores et déjà disposer des crédits nécessaires pour commencer cette démarche dès 2004. En outre, le Ministre précise et insiste sur le fait que

« la logique du résultat suppose une nouvelle culture du management. »

Pour la FPIP, il s’agît là de la difficulté majeure, ce que le Ministre lui-même semble avoir fort bien déceler, citation :

«  . . . J’ attends de l’encadrement qu’il ne se contente pas de rédiger des instructions et des notes d’information . . . »

 

  • REFORME INDICIAIRE : Sur ce point, le Ministre annonce une refonte des grilles indiciaires dès 2004. Les propositions de l’administration seront portées à la connaissance des représentants du personnel dans les semaines à venir car cette mesure doit s’opérer de pair avec la gendarmerie. Le Ministre précise que le CMA, plus nombreux et donc plus coûteux, ne sera en aucune manière oublié dans cette réforme. Le CCE verra son statut conforté, mais la déflation de ses effectifs sera confirmée, la promotion 2004 concernera 350 élèves officiers au lieu des 650 en 2003. La FPIP avait en son temps fait connaître ses revendications dans ce domaine. Nous attendons le projet et nous nous prononcerons en temps opportun.

 

RENCONTRE AVEC LE MINISTRE

Monsieur Nicolas SARKOZY a reçu pendant une quarantaine de minutes les représentants des organisations syndicales représentatives. Malgré les palabres habituelles de certains amputant le temps qui nous était imparti, quelques sujets d’ordre particulier ont tout de même réussi à être abordés, notamment :

Les Zones difficiles :

Le Ministre nous a annoncé son vœu de procéder à une redéfinition de ces zones qui ne correspondent pas toujours à une désignation objective si l’on se réfère à la réalité du terrain. La FPIP trouve là une réponse satisfaisante à ses nombreuses interventions à ce sujet dès la mise en œuvre de ce dispositif.

Révision des droits à CA pour les régimes cycliques :

Monsieur Michel GAUDIN, DGPN, nous informe de l’annulation des dernières instructions concernant ces dispositions, les droits des fonctionnaires sont rétablis.

Fonctionnement des commissions :

Monsieur SARKOZY, au fait de certains égarements au sein de ces instances, nous informe de sa volonté de rappeler son rôle à la CAPN. Il entend que cette instance assure un véritable travail de filtrage et de contrôle sur les dossiers transmis par les CAPI et les CAPL. La CAPN n’est pas là simplement pour entériner.

La FPIP se félicite de cette position et saura la rappeler.

CRS :

Le Ministre souligne l’éventualité en matière d’emploi de procéder à un partage des missions avec la gendarmerie mobile dans les départements outre-mer.

Officiers :

A la question de savoir si les officiers, conscients apparemment de l’effort qui s’annonce pour la réforme indiciaire, ne risquent pas, finalement, de se retrouver les dindons de la farce, le Ministre répond qu’il ne l’entend pas de cette manière mais qu’il faut se reporter à son discours où il a précisé que le recrutement subira une déflation de 300 officiers en 2004.

 

CONCLUSION :

La réunion prenant fin de par les obligations du Ministre, Alain BENOIT profitait du moment des salutations pour remettre en main propre à Monsieur SARKOZY le dossier de la FPIP relatif aux incidences de la réforme des retraites. Ce dossier, comme chacun a pu en prendre connaissance, consiste à obtenir l’intégration du temps de la réserve civile dans le calcul de la pension de retraite et l’attribution d’une annuité de bonification tous les quatre ans sans limite; de même, était remis au Ministre l’intervention de la FPIP tendant à ouvrir le droit à bonification au personnel des CRS pour les déplacements en CORSE et outre-mer.

Alain BENOIT faisait part à Monsieur SARKOZY de son souhait d’obtenir une réponse de sa part. Ce dernier lui assura qu’il prendrait connaissance de ces écrits.

 

 

LE MANS

3000 Policiers et Gendarmes

rassemblés à " l'invitation " du ministre de l'Intérieur.

A la crainte première de voir ce rassemblement réduit à une grand-messe et à un monologue, il convient d'avoir l'honnêteté de dire qu'il n'en fût rien. Abordable, ouvert au dialogue et attentif, Nicolas Sarkozy a su répondre avec pertinence aux questions posées par les organisations syndicales, dans un premier temps, et par l'ensemble des Policiers et des Gendarmes ensuite par la voix de quelques interlocuteurs. Mais ayant appris depuis monsieur de la Fontaine que "Tout beau parleur vit au dépend de celui qui l'écoute" et nous n'avons pas pris, à la FPIP, tout ce beau discours pour paroles d'évangile. Toute la bonne volonté de notre ministre de tutelle ne saurait nous faire oublier qu'il est dépendant des arcanes de la politique et de la lourdeur de la machine étatique.

 

Que faut-il en retenir ?

 

  • Sur la revalorisation des salaires : La promesse d'une revalorisation indiciaire courant 2004. Le ministre a indiqué à cette occasion qu'il serait plus facile de revaloriser les salaires du corps de d'encadrement et de commandement, qui représente un effectif moins important, que celui du corps de maîtrise et d'application dont il avait conscience somme toute qu'il restait le " parent pauvre " de la Police Nationale. Des propositions concrètes et chiffrées nous seront communiquées fin septembre.
  • Sur la revalorisation de notre métier : Il a la volonté de " tirer vers le haut " le niveau des policiers en reconsidérant les catégories. Il a par ailleurs indiqué qu'il avait conscience que certains A.D.S. n'avait pas le profil du policier, même si la plupart donnaient entière satisfaction.
  • Sur une possible fusion Police/Gendarmerie : Il n'en est absolument pas question. Toutefois, certaines formations pourraient être dispensées à l'occasion de stages communs, comme pour les techniques de " guérilla " urbaines. A cette occasion (et sur la question de M. le directeur de l'E.N.P. Rouen-Oissel), le ministre de l'Intérieur a indiqué que le site de l'E.N.P. Rouen-Oissel avait été retenu pour la réalisation d'un complexe de formation à ces techniques de " guérilla " urbaine.
  • Sur la formation initiale : Il pourrait être prochainement envisagé d'incorporer le stage " Tonfa " dans la formation initiale en école de police.
  • Sur l'attribution d'une prime au mérite : Le ministre a fait part de sa volonté d'instituer la philosophie de la " méritocratie " dans la Police Nationale. Le principe reviendrait à reconnaître et à encourager le travail des plus méritants. Devant les inquiétudes sur l'objectivité des critères qui pourraient être retenus à cette fin et aux dérives qu'une telle politique du résultat pourrait entraîner, Nicolas Sarkozy s'est voulu rassurant. Il a indiqué que ce concept n'en était pour l'heure qu'au stade de l'étude et qu'il n'avait pour finalité que de motiver les plus courageux au regard de ceux qui passaient leur carrière à attendre l'heure de la retraite. Le mérite n'est pas, aux yeux du ministre de l'Intérieur, le fait d'un coup d'éclat. Il consiste pour un policier, quelle que soit son affectation, à remplir les objectifs quantifiables qui lui ont été assignés, avec les moyens qui ont été mis à sa disposition. " Je mettrai ce principe en route après discussion avec les organisations syndicales ". " Le principe, pour effrayant qu'il puisse paraître, est certainement beaucoup plus sain que tous les autres. Le temps des arrangements, c'est fini… ". " C'est notamment au regard de cette considération que j'ai décidé l'octroi d'une prime pour les effectifs engagés sur le G8 ". Sur une interpellation quant au fait que c'était donc bien lui qui avait décidé l'attribution de cette prime et au vue de la revendication de paternité de celle-ci par tous les Merlins l'Enchanteur du syndicalisme (voir le tract FPIP " G8 : l'école des fans !), le ministre interloqué et visiblement pas au fait de cette mascarade, s'est contenté de dire qu'il s'agissait d'une " salade interne ".
  • Sur le problème récurrent du manque d'effectif : Sur ce sujet, le ministre a indiqué que, notamment avec la perspective de la réforme des retraites, le ministère de l'Intérieur avait dû faire face à un départ anticipé supplémentaire de 800 fonctionnaires et que nous étions effectivement dans une période critique à cet égard. Les écoles de police tournent actuellement à plein pour pallier ce déficit. Depuis deux ans, le SGAP de Rennes s'est vu attribué un renfort de plus de 400 policiers. Il a indiqué qu'il était, dans les commissariats, pour un brassage des générations et qu'il n'était " pas sain " qu'un service ne compte que des jeunes. Par ailleurs, il a indiqué que les directeurs départementaux avaient toute latitude pour repenser l'affectation de leurs personnels et que, par exemple, ils pouvaient supprimer un service de police de proximité pour créer une nouvelle brigade anti-criminalité.
  • Sur la baisse de 30% de l'enveloppe allouée à l'action sociale : Le ministre de l'Intérieur a éludé la question en indiquant que le budget global de la Commission Nationale d'Action Sociale était passé de 33 Millions d'Euros en 2001 à 34 Millions d'Euros en 2003.
  • Sur l'image de la Police et sur ses actions : Nicolas Sarkozy a indiqué que la communication en la matière ne devait pas être du seul ressort du ministère de l'Intérieur et qu'il revenait à chaque chef de circonscription, chaque D.D.S.P., de faire preuve d'initiative et de favoriser les contacts avec la presse locale.
  • Sur les administratifs : Le ministre de l'Intérieur déclare ne pas aimer les termes " actifs " et " administratifs ", qu'il n'emploie d'ailleurs jamais, et l'opposition qui en résulte entre ces différents acteurs du ministère de l'Intérieur. Sur l'inquiétude que certains personnels administratifs pourraient avoir sur leur rattachement à venir à la D.G.A., le ministre, relayé par le D.G.P.N., a indiqué qu'il en allait de leur intérêt et notamment au regard des perspectives de carrière qui leur seraient ainsi ouvertes.
  • Sur les zones difficiles : Il convient pour lui de revoir la définition même de " zone difficile ". Faut-il, par exemple, maintenir ainsi et sans discernement l'ensemble de Paris et sa grande couronne ; des quartiers comme le XVIème ou encore des communes comme Neuilly ? Alors que, dans le même temps, des agglomérations comme celle de Nantes ne sont pas classées comme telles.
  • Sur les officiers : " Il y a trop d'officiers et qui ne sont pas assez payés ". Les effectifs de ce corps sont appelés à être diminués. En 2004, la promotion d'officiers comptera 350 élèves au lieu de 650 cette année.
  • Sur le retard d'acheminement des feuilles de salaire : Pour conclure cette série de questions/réponses et à l'instigation de vos représentants FPIP, il a été demandé au ministre de l'Intérieur que soit fait le nécessaire pour que les fonctionnaires de police face l'objet d'un peu plus de considération pour des petites choses qui, pour insignifiantes qu'elles puissent paraître, minent leur quotidien. A ce jour, les bulletins de salaire du mois de juillet ne sont par exemple toujours pas parvenus à leurs destinataires… Nicolas Sarkozy n'ayant pas la réponse à cette question pertinente s'est tourné vers le D.G.P.N. Ce dernier ne détenant pas lui-même la réponse s'est à son tour tourné vers le D.A.P.N. qui a bien voulu endosser la responsabilité de ce dysfonctionnement de ses services, avant que, finalement le préfet du SGAP fasse son mea-culpa. On peut penser qu'il y aura des répercutions et espérer une régularisation de ce dossier. Mais tant qu'il n'y aura pas plus de personnel dans les services du SGAP, nous aurons encore à faire preuve de patience.

 

EN CONCLUSION :

 

Lors de l'entretien avec les représentants des syndicats, si la plupart des interlocuteurs du ministre ont su faire preuve d'à propos et mettre à profit cette exceptionnelle (et jamais vu) occasion de franc dialogue, certains ont fait comme ils en ont l'habitude dans les salamalecs mielleux, au point d'en mettre mal à l'aise le ministre lui-même. Et pourquoi dire ? Rien ou si peu… encore.

D'autres ont fait eux dans l'affrontement, aussi direct qu'absurde, destructeur qu'inutile. Ces élucubrations de barricades n'ont pas du tout été du goût du ministre de l'Intérieur qui, après avoir manifesté son agacement sur le coup et en comité restreint, s'est fait plaisir devant les 3000 policiers et gendarmes hilares en renvoyant un " camarade de Marc Blondel " dans les cordes. Et à ce trublion avide " d'un peu de publicité à l'approche des élections ", selon ses propres termes, Nicolas Sarkozy s'est exclamé par ailleurs que " ce ne sont pas ceux qui gueulent le plus qui se font le plus entendre ".

Vos représentants FPIP

Claude Choplin - Patrick Libouban - Denis Fontaine - Dominique Mazier

 

 

 METZ

Policiers et Gendarmes

rassemblés à " l'invitation " du ministre de l'Intérieur.

Vendredi 5 septembre, Henri ROUSSELOT, Secrétaire Général Adjoint représentait la FPIP lors de la rencontre avec le Ministre. Nous vous avions publié les questions que nous souhaitions voir aborder. En voici le résumé :

Tout d’abord l’audience fut courte, une heure, et cela passe vite , surtout quand certains causent pour ne rien dire…Cela laisse d’autant moins de temps pour aborder les vrais sujets.

  • RETRAITES : Le Ministre a souligné que le statut particulier du Policier restait inchangé ( les 5 années de bonification etc ) mais qu’il était nécessaire dans un souci d’égalité que le Policier cotise lui aussi plus longtemps ( NB :Les adaptations au régime Police sont en cours ). Certains se félicitent de cette réforme….. Pour la FPIP elle ne peut être acceptable que s’il y a changement de catégorie indiciaire, seul moyen de rendre viable pour le personnel ces annuités supplémentaires et qu’il s’y retrouve financièrement. Pour la petite histoire, le changement de catégorie, on aurait pu ( dû ! ) l’avoir à l’automne 2001 sans certains moins disants pressés d’être les premiers à signer quand nous étions dans la rue ….
  • CHANGEMENT DE CATÉGORIE FONCTION PUBLIQUE : A notre sens le pendant indispensable à la réforme des retraites réside dans une véritable parité Police/Gendarmerie dans l’optique de la fin des polices militaires en Europe. Pour cela les officiers doivent passer en catégorie A, libérant la catégorie B pour le corps de maîtrise et application. Seul un syndicat non catégoriel comme la FPIP peut être efficace en une telle matière, puisque les personnels devraient pourvoir changer de corps au cours de leur carrière. Le budget étant en cours de finalisation ( sera déposé à l’Assemblée Nationale le 1er mardi d’octobre ) le Ministre ne souhaite pas s’étendre plus sur le dossier pour l’instant, tant que les arbitrages financiers ( tout cela étant une question de sous ) ne sont pas arrêtés. Mais l’Administration n’étant pas forcément perdante dans l’opération, la volonté politique étant là, nous en saurons plus cet automne et les discussions concernant la mise en application auront lieu début 2004. De la volonté politique et du respect des engagements dépendront le volume des crédits budgétaires afférents. Certaines sirènes annonçaient le passage en A des Officiers en 2003 , le temps a démontré la fausseté de ces affirmations, Cela implique une hausse du niveau de recrutement, dans les faits les diplômes des candidats sont de toutes façons largement supérieurs à ceux exigés.
  • EFFECTIFS : Le sujet qui fâche aussi. Les écoles sont pleines, les recrutements tournent à plein, mais entre le moment où l’on décide de recruter et celui où les collègues arrivent, il se passe plus de 2 ans ( concours +scolarité ). L’Administration a admis le problème ( ce qu’elle n’a pas fait avant, niant tout problème en la matière lors de la mise en place de la POL PROX et des 35 heures ). De même on reparle de remettre sur le terrain les Policiers affectés à des tâches « administratives », de façon "soft" cette fois ( lors de mutations ou départs en retraite) et non autoritaire comme par le passé.
  • OFFICIERS : Problème de positionnement. Dans certains services, il y en a plus que de fonctionnaires du Corps de maîtrise (Quarts par exemple ) ( Metz est une exception en la matière: sous notre impulsion et grâce à l’intelligence d’une direction soucieuse du bon emploi des ressources, ce service contrairement à d’autres n’est plus un lieu de stockage pour chemises blanches ). Le recrutement va baisser afin de réduire le corps et permettre son repositionnement, là aussi on est loin de la parité avec la Gendarmerie, or cette parité il faut l’atteindre. Une hausse du niveau de recrutement est prévisible, pour notre part nous souhaitons là aussi la parité avec les Gendarmes.
  • COMMISSAIRES : Le Ministre n’a pas sa langue dans sa poche : ils ne prennent pas assez leurs responsabilités. Pour notre part nous déplorons une certaine timidité à récompenser le personnel pour leur travail. La logique de résultat, la méritocratie c’est bien, mais il faut la traduire dans les faits ! Combien de personnels voient de brillantes actions sanctionnées d’un simple TS , et dans certains services on a même l’impression qu’un TS c’est le bout du monde……
  • ADMINISTRATIFS : Le Ministre souhaite améliorer le recrutement, comme dit précédemment, le vieux serpent de mer de la remise des Policiers sur le terrain ressort, mais pour cela il est nécessaire que l’Administration recrute des Administratifs, ce qu’elle n’a pas fait jusqu’ à présent (La précédente LOPS prévoyait des recrutements de 5000 administratifs alors que 2000 l’ont été réellement )

 

Le bilan : Le Ministre connaît ses dossiers, ne pratique pas la langue bois ( le moment où il a répondu à ceux qui critiquaient son action concernant les effectifs en leur demandant ce qu’il avait été fait lors du Ministère précédent ) et a la volonté de faire.

Cette volonté à du mal à s’exercer sur le terrain ( malgré les engagements nos véhicules restent immobilisés des semaines voire des mois dans les ateliers ) et comme il l’a dit lors de la réunion avec les collègues, il faut souvent encore faire des demandes en 18 exemplaires pour obtenir une rame de papier !

Les problèmes sont reconnus ( cela nous change) et nous avons la surprise de voir que tout ce que ne disions hier, nous valant de nous faire tancer sans cesse, est admis aujourd’hui.

Nous ne sommes comme à l’accoutumée pas contre les réformes, à condition que le personnel s’y retrouve, car depuis des années il se remet en cause ( POL PROX, OPJ ) et joue le jeu, et sa seule récompense jusqu’ici a été la fameuse allocation de maîtrise ( merci à qui ? hein ! )

 

 

 

TOUT RESTE A FAIRE...

Avec la parution au J.O du 22 août 2003 de la loi N°2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites, le marathon législatif a pris fin.

Les 41 articles ( TITRE III - articles 40 à 80) fixent les nouvelles conditions requises pour obtenir une pension à taux plein (75%) ; ils modifient certaines dispositions du code des pensions civiles et militaires pour ce qui concerne, notamment, la bonification pour les enfants.

La FPIP s'est beaucoup exprimée sur le sujet. Elle entend poursuivre son action ; les exigences pour la bonification d'un an par enfant né avant le 1er janvier 2004 lui apparaissant, au regard de la jurisprudence, critiquables.

Le fonctionnaire, au sens large du terme, peut aujourd'hui imaginer ce que sera , si tant est qu'il souhaite bénéficier du taux plein, l'âge de sa retraite ; les autres, le montant de leur pension après le savant calcul des décotes, du crédit d'annuités et de leur valeur ( pour mémoire ) .

Pour la police tout reste à faire...

Comme les grands chantiers s'accommodent toujours d'un renfort d'imagination, les élections professionnelles, programmées pour le 20 novembre, seront très certainement l'occasion de tester la capacité opérationnelle des syndicats de police.

Il faut bien le reconnaître, à la remorque d'une entité morale plus large, peu ont exprimé, dans un sens ou un autre, autre chose que le secrétaire général de la confédération qui les abrite.

C'est loin d'être le cas de la FPIP dont la position est sans ambiguïté( lire ) .

La reconnaissance de la pénibilité du métier de policiers, des risques liés au concours de la paix publique, des contraintes particulières auxquels le policiers est soumis sont autant d'éléments qui justifient l'existence d'un statut spécial ; la non reconnaissance du droit de grève, la limitation de la liberté d'expression, voire l'imbrication de la vie professionnelle et de la vie privée, venant en renforcer la légitimité.

Le policier ne peut dès lors être confondu avec le fonctionnaire...

C'est parce qu'il ne peut être confondu, qu'il est fondé à exiger des compensations qui échappent au tronc commun.

C'est ce que devront porter celles et ceux qui auront la prétention de vos suffrages.

La FPIP sait et saura demain défendre vos statuts.

Elle a d'ores et déjà saisi le gouvernement et l'ensemble des groupes parlementaires ( voir).

Elle se fera entendre...

 

 

 

 

 

CORSE :

LES REPRÉSENTANTS DE L'ÉTAT EN DANGER...

Le procureur général près la cour d'appel de Bastia Patrick LALANDE a estimé hier sur France 3 que la Corse était entrée dans une période extrêmement sombre

"Nous sommes entrés dans une période extrêmement sombre, pendant laquelle tous nos voyants sont au rouge et que nous n'avons pas connue depuis de nombreuses années sur le territoire de la Corse"

Les magistrats en poste en Corse avait déjà fait part de leur inquiétude. Ils redoutent d'être la cible de représailles des clandestins après le verdict du procès ERIGNAC, une inquiétude aggravée par l'attentat, le 31 juillet, contre la voiture de fonction du président du tribunal de grande instance d'Ajaccio

Gendarmes et policiers, régulièrement la cible des menées subversives de "malfrats-autonomistes" ou "autonomistes-malfrats", ont déjà, depuis longtemps, tiré la sonnette d'alarme.

Écoutés mais peu entendus, de la justice comme des politiques, ils sont de fait en état permanent de légitime défense.

Cette prise de conscience du procureur général, plus largement des magistrats, doit plus qu'interpeller l'État...

Faute d'une volonté politique, pour défaut d'autorité, il aura à répondre de non assistance en personnes en danger.