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LE S.I.P.M.

Tensions sur le recrutement des A.P.M.

 

Faut - il armer les A.P.M.

 

Une médaille de la P.M.

LE S.I.P.M.

 ..... Le S.I.P.M., un nouveau venu chez les syndicats de policiers

 ..... Depuis la fin mars, les policiers municipaux comptent une nouvelle organisation syndicale : le S.I.P.M. ou Syndicat Indépendant de la Police Municipale.

..... Le nouveau venu n'est pas tout à fait comme les autres, puisqu'il appartient à la Fédération Professionnelle Indépendante de la Police (F.P.I.P.), rassemblant des policiers nationaux.

..... L'affiliation n'est pas innocente puisque le S.I.P.M. affirme haut et fort que l'avenir de la profession ne se fera pas sans un partenariat réciproque avec les homologues de l'État.

 

Bureau :

  • Secrétaire Général : Jean-Pierre POUYADE
  • Secrétaire Adjoint : Jean-Luc DURAND
  • Trésorier : Eddy PUNIEZ
  • Trésorier Adjoint : Alain NIEWOLINSKI
  • Délégué National : Jérôme EECKHOUDT

Contact :

SITE OFFICIEL DU S.I.P.M.
Syndicat Indépendant de la Police Municipale
Émail :

Interlocuteur : Didier LIN
Secrétaire Général Adjoint F.P.I.P. chargé de la coordination P.N. / P.M.

Siège administratif
139, rue des Poissonniers - 75 018 Paris
Tél. 01 44 92 77 40
Fax : 01 44 92 78 59

  

Le S.I.P.M. veut une médaille de la police municipale

..... Mieux vaut ne pas parler de décorations aux policiers municipaux, au risque de leur échauffer les oreilles. On se souvient qu'ils avaient été exclus, en 1996, du bénéfice de la médaille d'honneur de la police française, remise pour action d'éclat ou pour vingt années de service irréprochable (lire "la Gazette" du 17 juin 1996, page 44).

Un décret, signé de Jean-Louis Debré, avait rebaptisé la décoration "médaille d'honneur de la police nationale", et automatiquement retiré de la liste des possibles récipiendaires policiers municipaux et gardes champêtres. Cette éviction, qui avait blessé l'amour-propre des territoriaux, avait, à l'époque, déclenché la colère de certains syndicats, lesquels qualifiaient le texte de "mesquineries ridicules" et de "mesure discriminatoire", dénonçant pal la même occasion le lobby des organisations corporatistes de la police nationale.

Le Syndicat Indépendant de la Police Municipale (S.I.P.M.), affilié à la Fédération Professionnelle Indépendante de la Police, relance le dossier. Il a écrit au ministère de l'intérieur en demandant la création d'une médaille de la police municipale, qui permettrait de "réparer cette injustice et cet affront fait à (l') honneur de policiers républicains".

23/08/99

 

 

  FAUT-IL ARMER LES POLICIERS MUNICIPAUX ?

 

..... La loi du 15 avril 199 relative aux polices municipales n'a pas mis un terme au débat entre les partisans et les adversaires de l'armement des policiers municipaux. Le législateur n'a pas clairement tranché la question, laissant cette tâche au pouvoir réglementaire, qui tarde à rendre sa copie (on attend toujours le décret armement entre autres).

..... Dans ce contexte, Laurent-Franck Liénard, avocat et spécialiste du droit des armes, a soutenu, début octobre, un mémoire consacré à "l 'armement des policiers municipaux" , dans lequel il estime nécessaire de doter les agents d'armes à feu. " La Gazette " rend compte de ce travail.

..... Les policiers municipaux doivent être dotés d'une arme à feu. Telle est la principale conclusion de Laurent-Franck Liénard , au terme de son mémoire de fins d'études, présenté début octobre, dans le cadre du DESS "ingénierie de la sécurité" , organisé par l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI). Les missions de sécurité publique qui incombent aux policiers municipaux et la réalité de leur travail sur le terrain justifient qu'ils disposent aujourd'hui d'un armement suffisamment efficace pour assurer leur sécurité et celle des citoyens, estime Laurent-Franck Liénard.

..... " Le port d'une arme létale semble aujourd'hui être une nécessité" , écrit-il, compte tenu du développement des agressions armées. Dans ce contexte, " ne donner à des policiers municipaux que des moyens intermédiaires ou des armes non létales, c'est les placer dans une situation d'infériorité manifeste ", estime l'auteur.

..... Laurent-Franck Liénard affirme ainsi que "l e seul moyen efficace de lutte contre les délinquants déterminés, armés et violents, reste l'arme à feu, car elle seule peut garantir, dans des situations extrêmes, une mise hors de combat immédiate et certaine de l'adversaire" .

..... L'armement : un choix technique

..... Dans ces conditions, estime l'auteur, " mettre un homme ou une femme dans la rue avec une arme létale est avant tout une responsabilité technique avant d'être une responsabilité politique ". De ce point de vue, Laurent-Franck Liénard déplore " l'ignorance technique " qui a entouré le débat legislatif sur cette question. Plus encore, s'il reconnaît que les conditions de l'armement des policiers municipaux sont désormais, et pour la première fois, fixés par la loi, il rejette la " justification conjoncturelle " de l'armement, restrictive à ses yeux, posée par l'article 7 de la loi du 15 avril 1999. Au passage, l'auteur critique le pouvoir " discrétionnaire " confié par la loi au préfet qui pourra autoriser ou refuser l'armement des agents, tout en décidant, le cas échéant, de la nature de l'armement, alors que " rien ne permet de dire qu'il aura les capacités techniques suffisantes " pour le faire.

Selon lui, " d'un principe de liberté des communes , on est clairement passé à un principe général d'interdiction. au contrôle à posteriori par les préfets a été substitué un régime d'autorisation préalable. Enfin la règle (armement constant des policiers) est devenue l'exception (circonstances particulières et requête motivée)". Laurent-Franck Liénard estime enfin qu'en renvoyant à un décret les conditions matérielles de l'armement, " le Parlement confie au pouvoir réglementaire une tâche très délicate ". Pour l'heure, sept mois après la promulgation de la loi, le fameux décret se fait toujours attendre.

 

QUEL TYPE D'ARMEMENT ?

Selon Laurent-Franck Liénard, les policiers municipaux devraient être armés d'une arme de poing, revolver ou pistolet semi-automatique, classée dans la 1ere ou 4 éme catégorie française (catégorie B dans la classification européenne fixée par la directive 91 / 477 /CE du 18 juin 1991). " Le calibre minimum de ces armes devrait être, pour les revolvers, le 38 spécial, et pour les pistolets semi-automatiques le 9 mn parabellum".

Les munitions " ne doivent porter qu'un projectile destiné à ne pas traverser les corps humains (...) Tout projectile à tête blindée ou entièrement chemisé doit être proscrit ".

Par ailleurs, les policiers équipés de revolvers " doivent être dotés d'au moins un moyen technique de rechargement rapide de leur arme ".

Le port d'une arme doit, dans le même temps, s'accompagner du port d'une protection balistique (gilet pare-balle). L'auteur insiste également sur les moyens intermédiaires dont les agents doivent être munis, "qui leur permettront de graduer le degré de leur riposte en fonction de la violence de l' agresseur" : bâton de défense (matraque ou tonfa), aérosol de gaz lacrymogène, moyen d'entrave ou de rétention (menottes métalliques ou flexibles)

Enfin, tout en affirmant que "l es service de police municipale sont, en France, les groupements professionnels armés les plus sûrs ", l'auteur insiste sur le renforcement de la formation continue des agents.

 

08/11/99
Xavier Brivet

 

"Tensions sur le recrutement des policiers municipaux"

L'article du 13 août 2001 paru dans "LA GAZETTE" et intitulé : "Tensions sur le recrutement des policiers municipaux"nous pousse à réagir :

-1) : Monsieur VALENTIN, coordinateur sécurité, C.N.F.P.T. déclare qu'il faut prendre garde à ne pas recruter des surdiplômés au motif que "cela peut se traduire par des dysfonctionnement de service comme la mise en cause des supérieurs hiérarchiques ".

Cette argumentation ne tient pas : en effet, de nombreux gradés dans le Police Municipale ont été recrutés à une époque ou l'on rentrait dans la PM sans concours. Ces gradés ont été nommés brigadiers, brigadier chefs ou BCP sans avoir aucune des qualifications requises pour commander, sans formation et sans la réussite d'un examen sanctionnant leur aptitude à commander. Lorsqu'un jeune gardien sort de FIA et est commandé par un quasi analphabète dont les connaissances se limitent à la verbalisation aux horodateurs, il est clair que cela ne peut que créer des tensions !!! Il est indispensable de revoir les conditions de nomination aux grades supérieurs dans notre profession, car beaucoup de collègues sont révoltés d'être commandés par des incapables obtenant leurs "barrettes" non en raison de leurs compétences mais de leur soumission au maire !
(Ceci ne concerne, heureusement, pas tous les gradés P.M., loin s'en faut...)

-2) : Il est extravagant de constater que des responsables se plaignent du niveau de recrutement en PM alors qu'ils auraient toutes les raisons de s'en féliciter ! Ah le bon temps on l'on collait un uniforme de flic au balayeur du jour au lendemain ! Quel bonheur d'avoir à sa botte un policier en tenue ! Maintenant ils se révoltent, lorsque l'on se fout d'eux ils partent et en plus on est obligés de les former ! Pire, aujourd'hui ils connaissent leurs prérogatives !

-3) : La ville de Lyon se plaint, par la voie de son "directeur" (directeur de quoi ? encore un emploi non statutaire illégal ?) de manquer de candidats... Que la ville de Lyon commence par armer ses agents, peut être seront-ils aussi tentés que d'aller à Nice, Cannes, Caen...

Les Policiers municipaux en ont marre de ne pas être armés par la décision irresponsable de supérieurs au chaud dans leur bureau à mille lieux des dangers de la voie publique.

Lorsque les policiers sont heureux ils restent. Lorsque l'un part, il ne manque pas de candidats pour le remplacer. Les PM qui recrutent sans arrêt suite aux départs de leurs agents sont à fuir comme la Peste !
Combien d'élus confinent leurs policiers dans des missions de stationnement payant, sorties d'école ETC, allant jusqu'à leur dénier l'appellation de policiers municipaux ?

Combien d'élus bafouent les textes en vigueur ? Combien d'élus confient illégalement la direction de leur police à des directeurs bidons, souvent en retraite d'autres corps et qui se foutent éperdument d'une profession sur laquelle ils ont craché durant des années ? Ces mêmes parasites ne dédaignent evidemment pas les voitures et logements de fonction, les salaires élevés et le prestige d'être le "patron"....

Aujourd'hui, les policiers municipaux dignes de ce nom, gardiens et gradés confondus n'aspirent qu'à travailler sereinement, dans des conditions de sécurité optimums, avec un salaire décent et surtout avec le respect qui leur est dû, tant pour eux que pour la profession.

Pour mon cas personnel je tiens à préciser que mon niveau d'étude n'est pas de Bac + 3, mais de BAC -1, ce qui ne m'a pas empêché de réussir mon concours. Ayant été confronté à une Mairie qui se fichait de moi et de ma profession, j'ai muté dès ma titularisation. Bien fait pour eux, je ne le regrette pas ! Mis à part l'armement, je suis maintenant heureux dans ma profession. Quant à la difficulté des épreuves sportives, mon niveau en sport est proche du zéro pointé... Mais j'arrive quand même à faire un 50 m nage libre.

Il ressort donc de cet article que certains élus préfèreraient privilégier la quantité à la qualité, ce qui ne peut qu'étonner ceux qui ne connaissent pas la vision bassement électoraliste qu'ont certains des missions de sécurité...

La sélection au concours de PM est au contraire un gage de qualité et une excellente perspective pour l'avenir... Nous avons trop souffert, et nous souffrons encore de l'image de police au rabais donnée par certains dont nous n'attendons que le départ en retraite !

Parmis les réformes urgentes qui doivent être prises pour notre profession, outre la montée en grade qui doit se faire non selon la volonté du Maire mais au mérite, il convient d'obtenir que chaque Police Municipale fonctionne de la même façon où que l'on soit sur le territoire. Il faut à ce titre s'interroger sur la capacité des maires à avoir une autorité hiérarchique sur la Police, tant nombre d'entre eux n'y comprennent goutte...

Pour le S.I.P.M. - F.P.I.P., le Maire doit avoir un rôle de coordinateur de la sécurité sur la commune, mais son autorité hiérarchique est trop souvent néfaste. La Police doit être dirigée par des professionnels dignes de ce nom, pas par des élus qui pêchent leurs connaissances au café du commerce. Ainsi, le Policier de la ville X travaillera de la même manière que son collègue de la ville Y comme dans toute République digne de ce nom. Le maire doit pouvoir exiger des résultats en matière de sécurité publique, l'exécution doit nous revenir, policiers municipaux ou nationaux et gendarmes.


Libre en revanche au Maire de choisir à qui il peut faire confiance pour diriger son service, tant que le fonctionnaire est statutaire et est titulaire de la formation et de l'examen adéquat.

Philippe STEENS

Secrétaire Général Adjoint

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