Vous avez dit...

Retour / Accueil Gendarmes / Accueil FPIP

 

..Juin 2002.... Juillet 2002;;;;Août 2002 ... Septembre 2002

 

Depuis le 13 mars 2000, date d'ouverture de cette "fenêtre" sur le vécu, l'eau a coulé sous les ponts...

Dans des mouvements spontanés, les tenants se sont magnifiquement signalés auprès de leurs "décideurs".

La dimension de leur malaise et les réponses apportées ont-elles été bien pesées et pensées ?

Nous ne sommes pas juges... Cet espace reste ouvert !

Nous remercions les 80.000 visiteurs qui, en commun, ont tenu à défendre le principe d'une POLICE forte, respectée et efficaces et... reconnue !

Bonne chance à tous. Vous pouvez compter sur notre vigilance.

philippe bitauld

 

 

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie". PLATON

 

Le 26 septembre 2002

droit de réponse...

896

 

Je tiens à m'exprimer sur les critiques (N°895) trop souvent réitérées sur les gendarmes qui servent dans les services ou autres centres et que j'estime injustes. Je suis A/C et je compte 22 ans de service, 6 mutations dans l'intérêt du service. Actuellement je sers en école car j'en ai exprimé le souhait et j'ai obtenu satisfaction. Messieurs, je vous invite à postuler pour les services ou les écoles, il y a de la place pour tout le monde. Certes il faudra accepter une certaine mobilité, quitter sa région, se remettre en question et j'en passe, mais c'est un choix et il faut le respecter. Je m'aperçois une fois de plus que les gens qui critiquent ou jalousent, n'effectuent jamais la démarche pour obtenir ce sacré poste tant envié... Cet état de fait, je l'ai constaté à mon retour OM et depuis que je suis en école. Cessez cette critique malsaine, nous oeuvrons tout pour la même institution. Un mot sur les écoles dont les cadres sont tant décriés. Tout d'abord en ce qui concerne les heures de travail, passez nous voir et nous vous présenterons les plannings horaires, les semaines de bivouac... Seule satisfaction, je le reconnais, le vendredi soir nous quittons le travail l'esprit libre. La qualité des gendarmes formés. qui les recrute? alors voyez vous le débat est sans fin. Bientôt je retourne sur le terrain, et ce que j'affirme, c'est que depuis que je suis gendarme, j'ai toujours occupé un poste ou un emploi qui m'intéressait car je m'en suis donné la peine et les moyens. Méditez sur cela. Bon courage A TOUS LES GENDARMES

  Haut de Page

Le 26 septembre 2002

Quelques remarques personnelles...

895

BJR AU FPIP et merci pour cet espace de dialogue.

Pour répondre à de précédents messages, je précise de suite afin d'éviter toute polémique, que je travaille - le mot est faible - en Brigade depuis ma sortie d'école et que je comptabilise à ce jour 28 annuités. Je ne suis donc pas novice lorsque je parle de la départementale..... Je vais vous répondre au vu de mon vécu perso, mais qui à mon sens doit être la même réponse que pour l'ensemble des militaires servant en Brigade

1/ J'ai déjà transmis plusieurs témoignages sur ce site, tous ont été diffusés. Lorsque je parle de la Gendarmerie, je dis et je répète qu'il y a plusieurs Gendarmeries au sein de notre Institution. Il y a celle où les gars bossent sur le terrain et où ils doivent faire le travail des gars des bureaux ( cumul des tâches ), et les gars des bureaux et des différents services qui font 8 heures par jour du lundi au vendredi. Les gars des Brigades ont la même solde que leurs collègues, mais sont soumis à des contraintes incommensurables. Ils ont la même prime d'habillement, alors qu'en Brigade les tenues souffrent beaucoup plus que dans les bureaux. Avec une, voire deux combinaisons mon camarade du garage fait des années ; allez voir si c'est ainsi avec les tenues des départementaux. Je ne dénigre personne, loin de là mon intention, mais la reconnaissance du travail de la base n'est pas reconnue et il suffit de lire les ordres du corps pour constater les départs en retraite anticipés et l'affectation de sortie d'école dans la Départementale. etc etc ... Rien n'a changé depuis fin 2001, l'hémorragie est toujours aussi forte.

2/ Concernant les crédits délégués: En 1989, suite à la mini grogne les Brigades - pour parler de ce que je connais -ont bénéficié des crédits LIBRES. mais attention, attention la V.H ne pouvait rien contrôler, alors l'appellation a changé pour devenir crédits délégués. Le terme délégué en lui seul vous permet de voir comment vous devez utiliser vos crédits.

Et oui cher collègue, depuis bien longtemps lorsque l'on pleure à la Cie ou au Grpt pour du matériel, on vous demande d'acheter sur les crédits délégués ( cartouches encre, papier, fournitures de bureaux.... ). Mais qu'est devenue cette masse d'argent initiale qui servait à alimenter les unités de terrain en matériel de bureau et autre. Je freine des 4 fers lorsque l'on me répond d'acheter sur les crédits délégués des fournitures de bureaux. Nous sommes restés presque 3 mois sans cartouche d'encre, une seule photocopieuse était encore alimentée en cartouche, alors on mettait tout sur disquette et on faisait la queue sur l'imprimante qui fonctionnait. Les civils rigolaient je peux vous l'assurer. Mais nous n'avons pas acheté de cartouche avec les crédits délégués....

On vous impose des prises de commandement pour un chef-un adj - un adj/C-un major... ( temps perdu pour tout le monde ), et en tant que CB on vous ordonne de faire un vin d'honneur pour les notables, retraités, collègues, autorités diverses et de payer cette prestation avec les crédits délégués.....

3/ Pour la prime d'habillement , la première année nous l'avons perçue au premier trimestre en ensuite c'était toujours dans le dernier quadrimestre, on verra bien cette année.....

4/ Les gilets pare-balles: à port discret nous a t-on dit. Les avez vous déballés de leur housse ( pour ceux qui en sont dotés )???? No comment

5/ 6/ 7/ 8/ 9/ etc etc des chapitres on pourrait en refaire des tas mais il suffit de relire les témoignages de 2001 et l'on constate que

RIEN N A CHANGE DEPUIS FIN 2001 ET JE PEUX MÊME VOUS DIRE QUE ÇA GROGNE DEPUIS QUELQUE TEMPS DANS LES RANGS / OFFICIERS COMPRIS /

ATTENTION DANGER MESSIEURS LES DÉCIDEURS....

Sous-Off P.B

Bon courage à tous.

//BT//

  Haut de Page

Le 24 septembre 2002

crédits délégués...

894

Juste une question, les crédits délégués sont ils prévus pour l'achat des fournitures de bureaux ou s'agit il d'un dérapage ?

  Haut de Page

Le 20 septembre 2002

Toujours le même refrain...

893

Je viens de parcourir les quelques messages laissés. Je constate que rien n'a changé en gendarmerie.

Voilà plus de 8 mois que j'ai quitté cette institution, pour une retraite, après avoir passé 17 ans en Gie. Aucun regret, ma nouvelle vie dans le civil, mon nouvel emploi dans le bâtiment. Tout va bien !!!

La gendarmerie est toujours malade. Je suis d'accord pour dire que les conditions de travail n'ont pas beaucoup changé depuis ces 8 mois. Quant au travail de base des brigades, tout à fait d'accord avec vous messieurs, on ne vous voit plus sur le terrain au contact de la population, la faute à qui?

Cependant je vous mets en garde messieurs les gendarmes, gradés, attention à vos critiques sur les personnels qui travaillent dans les légions, grpt, cie, bureaux. Ces personnels ont fait un choix un jour dans leur carrière, on ne peut pas leur reprocher de faire 8 heures par jour. Si vous n'êtes plus très bien dans votre peau, changez de service ou de métier.

Je dis cela , car j'ai connu beaucoup de personnel dans ma carrière, que ce soit en mobile ou en gd qui faisait que pleurer sur leur sort toute l'année, lorsque ça ne va plus, on se remet en question.

En conclusion je peux juste dire, je n'ai jamais fait carrière dans un bureau. Lorsque j'ai quitté le gie, en comparaison avec la vie civile, j'ai eu le sentiment de "sortir de prison".

  Haut de Page

Le 20 septembre 2002

LES PIEDS DANS L'EAU...

892

JE PROFITE DE SE SITE POUR EXPRIMER UNE FOIS DE PLUS QUE L ÉTAT NOUS PREND POUR DES IMBÉCILES LORS D' UNE CONSTRUCTION D' UNE BRIGADE.

EN EFFET, LA MAJORITÉ DES TERRAINS QUI SONT ''OFFERTS'' PAR LES COMMUNES POUR LA CRÉATION OU LA CONSTRUCTION D' UNE UNITÉ SONT EN PRINCIPE INONDABLES. RESULTATS LA BT ARAMOND EST SOUS L' EAU ET NOUS AVONS ÉVITÉ LE PIRE.

BIEN SUR LES TERRAINS SONT MOINS CHERS, ET LE GENDARME N' A RIEN A DIRE. JE TROUVE CELA INADMISSIBLE SURTOUT LORSQUE NOUS AVONS UN CORPS DE SOUTIEN ET DES ÉLUS QUI SE MOQUENT DE CE GENRE DE PROBLÈMES.

 

  Haut de Page

Le 14 septembre 2002

Prime d'habillement.

891

 bonjour à tous

je ne sais pas si vous avez remarqué mais nous n'avons pas encore reçu la prime d'habillement.

peut être y a t il encore des problèmes informatiques ?

si quelqu'un a des renseignements......

merci et bon courage à tous

  Haut de Page  

 

Le 4 septembre 2002

Interrogations...

890

 BJR à TOUS

Je voudrais poser les questions suivantes:

On parle de calquer le découpage gendarmerie sur les communautés de commune.

Un super CB par unités regroupées.

Les unités constituées ou pas en groupe (PJ-SG-ETC..)

AVEZ VOUS VÉCU OU VIVEZ SEMBLABLES EXPÉRIENCES ? ALORS RACONTEZ NOUS COMMENT CELA SE PASSE ET CE QU'IL FAUT ÉVITER/TOUTE REMARQUE EST BIENVENUE/LIVREZ NOUS VOS SECRETS........

  Haut de Page  

Le 4 septembre 2002

Un couac !

889

 

S'il faut donner foi à la dépêche AFP... Ça promet !

" Le Syndicat national des officiers de police (SNOP) a dénoncé mercredi les propos d'un gradé de la gendarmerie ayant "clairement" soutenu qu'un officier de gendarmerie ne peut exercer sous l'autorité d'un officier de police.

Ce "couac" dans les rapports entre la police et la gendarmerie, - que le ministre de l'Intérieur a rassemblés sous son autorité -, est survenu, indique le syndicat dans un communiqué, lors de la réunion tenue lundi par M. Sarkozy devant les policiers du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP).

Des gendarmes assistaient à cette réunion où a été à l'ordre du jour le rôle de la gendarmerie dans cette instance.

Le SNOP, écrit-il, "ne tolérera pas que certains responsables de la gendarmerie jettent de l'huile sur le feu de la coopération police/gendarmerie". Il s'agit, selon lui, d'une "provocation", ces propos ayant été tenus par le chef de la division des relations internationales de la gendarmerie nationale.

Synergie a lui aussi réagi dans le même sens mardi, indique ce syndicat. "

  Haut de Page

 

Le 3 septembre 2002

Plan de sauvetage...

888

 

La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a évoqué un "plan de sauvetage" de l'immobilier de la gendarmerie de 475 millions d'euros sur 5 ans, en visitant mardi la caserne des gendarmes de Châteauroux (Indre) Ce plan, qui vise à remettre à niveau un parc immobilier particulièrement vétuste, est inclus dans la loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure qui doit être présentée mercredi au conseil des ministres, a précisé la ministre.

Mme Alliot-Marie, qui visitait la caserne Charlier, assez représentative selon elle des centres de gendarmerie en France, a affirmé la volonté du gouvernement de "redonner à la gendarmerie les moyens de loger décemment ses militaires".

La caserne de Châteauroux, construite en 1964, compte 181 logements, souvent vétustes, et beaucoup d'autres logements à l'extérieur.

  Haut de Page

 

 

Le 8 août 2002

887

Bonjour à tous

Je suis entièrement d'accord avec le message 869. Comment voulez-vous motivez le personnel des brigades lorsque vous voyez ceux des services "se la couler douce" excusez moi l'expression. Aucune astreinte, même s'ils doivent assurer une permanence un week end sur trois ou quatre. Tout le monde dit qu'il manque d'OPJ sur le terrain, cherchez pas dans mon groupement sur 11 personnels du COG il y a au moins 8 OPJ ?

Nous tournons actuellement à 2 dans notre brigade comme dans de nombreuse unités et la compagnie nous imposent des services de nuit et nous nous retrouvons avec nos collègues qui sont d'astreintes sur la circo. S'il y a un événement à gérer dans la nuit où bien le matin ceux sont les mêmes qui se retrouveront sur le terrain. Apparemment ça ne bouleverse pas la hiérarchie car leur seul soucis, c'est que le personnel de la brigade soit bien allé chercher le courrier et le journal de messieurs des services, qu'ils aient bien sorti les poubelles et que les feuilles soient ramassées devant la maison du colonel. De quoi dégoûter le plus motivé d'entre nous.

  Haut de Page

Le 3 août 2002

Toujours le problème des effectifs et de la reconnaissance du travail de terrain...

886

 

BJR au FPIP et merci pour cet espace de dialogue.

Eh oui nous voiçi en plein été ou le manque d'effectif fait cruellement défaut. Sur une Brigade à 7 + 1 emploi jeune, nous travaillons, lorsque tout va bien à 3 toute compétence confondue ( carrière et gav ). Je viens de discuter avec un collègue d'une Brigade au même effectif, dans un secteur qui bouge pas mal et bien il a travaillé à 2 pendant quinze jours. Et ce n'est pas fini, cela perdure. On lui attribue un réserviste pour un mois, mais quelle est en fait la fonction du réserviste qui ne peut sortir qu'avec un gendarme. Mon collègue travaille avec 1 GAV et un réserviste. Bonjour l'angoisse.

Comme il vient de me le dire les gars des Brigades ont toujours à se justifier alors que ce sont ces gars là exploités sans cesse, sans retenue, sans limite qu'il faut supporter et soutenir sans faille.

Moi je suis CBA dans une boutique à 8, je tends le dos car nous n'avons plus d'OPJ et les deux gradés se farcissent tout et tout. Je gère la boutique pendant plus de 3 semaines et c'est le CB en perm, les pieds dans le sable qui perçoit la NBI...C'est ainsi 50 % du temps au cours de l'année...

Il y a vraiment pas mal de choses à changer, mais il faut le faire vite et non pas au détriment du boulot. Il y a énormément d'affaires judiciaires à sortir et autres, mais nous sommes à bout de souffle, nous n'avons plus le temps d'aller au contact de la population et des AR. Les AR il n'y en a plus car pour - se faire - un AR il faut être au contact permanent de la population et gagner la confiance de celle-ci. Maintenant c'est fichu. Nous avons près de 30 communes à gérer. Il y a des maires que je n'ai pas encore vus, que je ne connais pas. La surveillance générale est inexistante, lors des services de soi-disant surveillance générale, on va effectuer nos enquêtes en retard qui se sont entassées dans les panières.

Comme le disait un correspondant précédemment, en Brigade pour motiver le personnel, il n'y a que les bonifications d'annuités qui permettront de conserver du personnel compétent. Il est temps d'y penser, et inutile de feindre ignorer cet état de fait. Entre le gars qui assume 40 heures par semaine dans un service ( GC, STI, AI, GARAGE, MATERIEL, BUREAUX DIVERS DE LA LÉGION... ) qui n'a aucune obligation de résultat - pour employer des termes précédents - mais qui bénéficie de tous ses W.End, jours fériés, soirées à 18 heures et moins.... et le gars qui tourne à plus de 80 avec tous les inconvénients liés à son travail en Brigade - obligation de service public - notations et appréciations sur les statistiques... - il y a quelque chose qui ne va pas, et qui est de moins en moins accepté sur le terrain. Sans dénigrer aucunement ces services, il y a lieu de revoir la reconnaissance du travail en Brigade ( sacrifices, disponibilité, compétence, abnégation, usure prématurée de l'individu et de sa famille..... )

Comme rien n'a bougé en huit mois, beaucoup appréhendent comme moi les nouvelles mesures, qui à mon sens ne répondront pas à ce qu'attendait le militaire en Brigade. On est en train de nous sonder sur la communauté de commune, mais on sait pertinemment que tout est déjà décidé en haut lieu, qu'il y aura 1 super CB pour 3 brigades et que cela fera gagner 2 - 3 personnels. C'est un pansement sur une jambe de bois. Dans notre coin les jumelages de brigades sont en train de changer pour travailler en phase avec cette nouvelle politique... mais on ne nous l'annonce pas, on nous dit qu'ils font des études...

Je suis un gradé fonceur, déterminé, volontaire mais usé par 21 ans de Brigade, 21 ans d'extrême disponibilité, 21 de critiques injustifiées, 21 années avec une patrouille de nuit obligatoire par semaine et les suppléments..., 21 ans de sacrifices personnels, familiaux non reconnus. etc etc etc

Certains pourraient me dire de changer de métier, mais le problème c'est que j'aime ce que je fais, mais on ne nous donne pas les moyens de l'exercer en toute harmonie. A force de tirer sur la ficelle, je suis au bout du rouleau. J'ai un traitement pour tenir le coup, c'est malheureux d'en arriver là. Beaucoup dans d'autres domaines seraient en maladie à tout bout de champs, moi pas. Je ne suis pas un tire au flan, je compte 1 grosse semaine de maladie - hospitalisé d'office et en urgence avec 7 ( sept ) de tension - depuis mon entrée en Gendarmerie.

J'ai beaucoup donné à l'Institution - comme beaucoup d'entre nous -, il me tarde de raccrocher pour être enfin libre - comme disent les nouveaux retraités -. Plus de téléphone, plus de compte à rendre, on peut maintenant à 55 ans être détaché de toutes ces contraintes ( le gars qui n'a pas ou peu bossé en Brigade ) ne peut pas comprendre ). Être briffé - il n'y a pas d'autre terme - 35 ans, et accepter les remarques, les humiliations que l'on n'oserait pas imposer à nos enfants. Il faut vraiment être solide pour ne pas sombrer dans toutes les dérives possibles et imaginables. Mais cela personne n'y pense en haut lieu.

Vive et que Vive l'Institution - reprise d'un ancien message -

Un gradé de Brigade quelque part en France.

  Haut de Page

Le 1er août 2002

Réforme Police/Gendarmerie

885

Bonjour,

En parcourant votre site, je me rends compte qu'il est question de réforme des services de polices (Police et Gendarmerie). Je me souviens en avoir entendu parler il y a quelques temps par un collègue.

Je suis policier belge, émanant, initialement de la Gendarmerie.

En Belgique, une réforme est effective depuis ce 01/01/2002. Dans ce cadre, les brigades territoriales de Gendarmes ont été fusionnées avec les Polices Communales.

La réforme en soi n'est sans doute pas une mauvaise chose pour autant que nous soyons tous préparés, ce qui malheureusement n'était pas le cas en Belgique.

Après sept mois de réforme, je pense que le bilan est en voie d'être positif.

Ce ne fut pas facile de se retrouver au milieu de policiers bien supérieur en nombre, j'ai quitté mon bureau à la Gendarmerie où j'avais du matériel à ma disposition (3 à 4 personnes par bureau, 1 PC et 1 Tf par personne, toutes les applications informatiques judiciaires sur chaque ordinateurs, etc... ). A présent, je suis dans un bureau ou nous sommes 12, ayant à disposition pour l'entièreté du bureau, 2 tf et 3 PC ne contenant qu'un minimum de programmes utiles. Nos politiciens nous avaient assuré que nous gagnerions d'avantage, c'est faux ! Certaines primes ont été diminuées, voire supprimées ou en passe de l'être. Certaines primes promises ont été acquises après quelques manifestations de notre mécontentement.

J'ai du apprendre à vivre avec peu de moyens et je continue à faire avec.

Tous, tant les ex-policiers que les ex-Gendarmes ,avons du mettre un peu du nôtre pour que cela fonctionne. Il reste donc à nos autorités à fournir du matériel valable et le début chaotique de la réforme ne sera plus qu'un mauvais souvenir .

Si je peux me permettre de donner un conseil aux Gendarmes et Policiers Français, si la réforme est inévitable, restez vigilants tant sur ce que vous avez acquis dans le passé que pour ce qui vous est promis pour l'avenir. N'attendez pas que les décision soient prises avant de réagir, prenez les devants !

Bonne chance à tous.

  Haut de Page  

   

Le 17 juillet 2002

Intégration de l'ISSP

884

Je viens d'apprendre que, contrairement à ce qui avait été ""décidé"" par le gouvernement lors du mouvement de grogne, l'intégration de l'ISSP à l'âge de 50 ans dès le départ en retraite, n'est plus du tout à l'ordre du jour.

J'ai arrêté à 54 ans, et le service de la solde dont je dépends, m'a informé que je devrais attendre mes 55 ans pour avoir la retraite complète.

Difficile à digérer d'avoir encore été ""roulés dans la farine"".

  Haut de Page

Le 14 juillet 2002

Pavoisement ou pas pavoisement?

883

BJR au FPIP et merci pour cet espace de dialogue.

**** pour bien montrer qu'il y a un réel problème de communication entre les hautes autorités de la Gie et la base, il suffit de lire les messages rubis les veilles de fêtes nationales, 1 er mai, 8 mai, 1 novembre, 11 novembre etc etc

qui vous donnent l'ordre de PAVOISER TOUS LES BÂTIMENTS GENDARMERIE LE JOUR CONCERNE......

**** messieurs les rédacteurs de tels messages, vous devez ignorer que depuis plus de 10 ans, tous les bâtiments Gendarmerie sont pavoisés TOUS LES JOURS

je dis bien tous les jours, 365 jours / 365 jours

**** cela dénote bien qu'en haut lieu, ILS IGNORENT TOUT DU FONCTIONNEMENT QUOTIDIEN DE LA GENDARMERIE - ET PRINCIPALEMENT DU FONCTIONNEMENT DES BRIGADES - .

Alors comment vont ils s'y prendre pour faire évoluer les choses si un sujet aussi basique que le pavoisement pose déjà des questions légitimes à la V.H....

Un S/Off de BT.

 

Haut de Page

Le 5 juillet 2002

Discours prononcé par Madame Michèle Alliot-Marie

882

 

Discours prononcé par Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à l'occasion de la réunion, sous la présidence de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, des commandants d'unités de gendarmerie départementale, de gendarmerie mobile et de la Garde Républicaine.

Carrousel du Louvre

Vendredi 5 juillet 2002

Monsieur le ministre,

Messieurs les Directeurs généraux,

Mesdames et Messieurs les officiers généraux, officiers et sous-officiers,

Mesdames, Messieurs,

Cette réunion des commandants d'unité de la gendarmerie départementale, mobile et de la garde républicaine résulte de notre volonté commune, à Nicolas Sarkozy et moi-même. Il nous a semblé utile de vous rassembler aujourd'hui pour vous dire, en direct, ce que le gouvernement attend de vous au service de la sécurité quotidienne, conformément aux orientations données par le Président de la République et par le Premier Ministre. Vous le savez, et peut être mieux que quiconque du fait de votre proximité avec nos concitoyens, les attentes de sécurité ont été mises en évidence de façon particulièrement claire et forte par les Français au cours du débat politique de ces derniers mois. Il y a urgence à réagir, à entreprendre le rétablissement de la sécurité intérieure, à répondre à l'attente de restauration de l'autorité de l'État, exprimé par nos concitoyens. Dans ce but, le Président de la République a décidé de confier, au-delà de la tradition inscrite dans le décret du 20 mai 1903, au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, l'autorité directe sur l'emploi des forces de gendarmerie dans l'exécution de leurs missions de sécurité intérieure. Dans le même temps, il a été réaffirmé avec force que la gendarmerie conservait son statut militaire, ses missions militaires, à l'intérieur comme à l'extérieur du territoire, et bien évidemment aussi ses missions judiciaires. Son rattachement au ministère de la Défense est donc maintenu. Ce contexte étant rappelé, je voudrais attirer votre attention sur trois points. Le premier concerne le statut militaire qui est le vôtre. Je le redis avec force, la gendarmerie nationale fait partie intégrante des forces armées. Elle relève à ce titre du statut militaire. Composante à part entière de l'institution militaire, la gendarmerie permet au gouvernement d'exercer, sans discontinuité, la gestion des crises, du temps de paix jusqu'éventuellement, le temps de guerre. L'État a besoin de disposer d'une force armée capable en permanence d'affronter de manière certaine, instantanée et efficace les situations pouvant revêtir un caractère extrême. C'est cette exigence qui justifie que la gendarmerie demeure soumise au statut militaire ; ses principes fondamentaux ne sauraient donc être remis en cause. La condition militaire revêt des qualités particulières, qualités humaines d'abord, des qualités professionnelles aussi. Elle impose des sujétions, dont celle de la disponibilité n'est pas la moindre, et il est légitime que ces sujétions entraînent des compensations particulières et une protection spécifique. Tel est bien le sens du statut général des militaires. Et ce statut est, pour la gendarmerie, un élément de force et d'efficacité. Il lui permet d'affirmer sa pleine complémentarité avec la police nationale dans l'accomplissement des missions de sécurité intérieure qui lui seront assignées. Dans ce cadre, je serai attentive à toutes les questions statutaires qui vous concernent au même titre que les militaires des autres armées. Je n'ignore pas les contraintes que ce statut implique pour vous-mêmes et aussi pour les militaires qui relèvent de votre commandement. Je ne méconnais pas les difficultés auxquelles les gendarmes sont confrontés dans leur vie professionnelle, mais aussi, je le sais, dans leur vie personnelle. Je m'emploierai à ce qu'il soit tenu compte, dans l'unité de la condition militaire, en particulier des situations auxquelles les gendarmes sont plus spécifiquement astreints. C'est également dans le cadre de ce statut que la protection, qui vous est due par l'État quand vous faites l'objet de menaces voire de violences dans l'exercice de vos fonctions, vous sera assurée. Et, je n'ignore rien des conditions souvent difficiles dans lesquelles vous exercez vos fonctions ; elles prennent malheureusement parfois, dans le cadre d'une société trop souvent marquée par la violence, la forme de menaces, d'injures, voire d'agressions. Je tiens à vous dire que vous aurez toujours mon soutien entier et total, dans les épreuves que vous pourrez rencontrer en accomplissant vos missions. Je tiens à vous redire que la protection de l'État vous sera assurée chaque fois que les circonstances l'exigeront. Je souhaite en deuxième lieu souligner les responsabilités qui sont les miennes, et que je ressens comme telles, à l'égard de la gendarmerie. J'apporterai sans réserve mon concours pour faire en sorte, au titre des compétences qui sont les miennes, que la gendarmerie nationale soit en mesure de toujours mieux répondre à l'attente de nos compatriotes dans le domaine de la sécurité. Dans ce cadre, je veillerai personnellement à ce que le nouveau projet de loi de programmation militaire 2003-2008 que je suis en train de préparer soit en totale cohérence avec la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure. Le défi à relever est essentiel : il s'agit de créer les conditions de l'adaptation, pour les cinq prochaines années, de cette arme aux besoins créés par l'évolution de notre société. C'est ainsi que j'ai proposé au ministre de l'intérieur de donner à la gendarmerie nationale les effectifs et les équipements supplémentaires qui lui sont nécessaires pour lui permettre d'accomplir ses missions avec efficacité, et dans des conditions satisfaisantes pour chacun. Ces moyens supplémentaires, qui seront accordés par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, seront pris en compte par la future loi de programmation militaire. Ils porteront bien évidemment sur l'augmentation des recrutements, sur la remise à niveau des moyens d'investissement de la gendarmerie, sur l'acquisition et le renouvellement des matériels, bien nécessaires, qui soient propres à garantir l'efficacité des unités. Il s'agit également d'améliorer la capacité du parc immobilier de la gendarmerie en vue d'offrir à ses personnels des conditions de travail, mais aussi des conditions de vie, en rapport avec les charges auxquelles ils doivent faire face. Enfin, une attention toute particulière sera apportée à la formation initiale et continue des militaires de la gendarmerie. J'estime en effet que c'est la condition essentielle du maintien du professionnalisme dans l'ensemble des compétences. Au total, la gendarmerie conserve donc pleinement son originalité de force militaire, dédiée à des missions de sécurité intérieure. Compte tenu de la situation spécifique de la gendarmerie et des compétences désormais exercées par les ministères de la défense et de l'intérieur à cet égard, le nouveau dispositif de sécurité intérieure suppose, pour être pleinement efficace, une concertation étroite entre les deux ministres de l'intérieur et de la défense et je n'ai pas le sentiment que cela nous pose, à Nicolas Sarkozy et à moi-même, le moindre problème. Je suis tout à fait déterminée à lui apporter mon concours pour la mise en œuvre de la politique de sécurité intérieure qu'il a la lourde charge de conduire. Je voudrais enfin m'adresser aux commandants d'unité que vous êtes dans votre immense majorité. Vous êtes dépositaires de la fonction de chef que l'État vous a confiée. Cette fonction fait appel à vos qualités de femmes et d'hommes, de devoir et d'honneur, avec tout ce que cela suppose d'engagement personnel, d'exemplarité et de compétence. Ces qualités sont d'autant plus importantes pour le succès de la gendarmerie que celle-ci est une institution profondément déconcentrée, où le sens de l'initiative et des responsabilités prend toute sa dimension. Cela suppose aussi une capacité de dialogue et d'écoute de vos subordonnés, condition d'une pleine mobilisation des énergies. Pour répondre à la confiance que les Français placent dans la gendarmerie, pour répondre à la confiance que le gouvernement vous renouvelle aujourd'hui, vous devrez oser entreprendre avec l'objectif de réussir, pas seulement pour vous mais aussi parce que la Nation l'attend de vous. Le gouvernement vous confie la sécurité des Français. Cela signifie que vous avez aujourd'hui à leur égard une obligation de résultat. Cela suppose donc que chacune de vos décisions soit prise en gardant à l'esprit sa finalité : donner aux Françaises et aux Français la meilleure qualité de service possible. C'est ce souci qui devra en permanence guider votre action. Telles sont les précisions que je souhaitais vous apporter, en ouvrant cette séance et en me réjouissant de vous rencontrer. Je veux vous rappeler que vous avez toute la confiance du chef de l'État et du gouvernement, que vous avez ma confiance et celle des Français.

 

 Haut de Page

Le 5 juillet 2002

881

Bonjour à tous.

Je suis content de voir qu'un site de la police héberge les gendarmes. Je me rends bien compte que la "guerre" POLICE GENDARMERIE vient de certains de nos supérieurs et non de la base.

Je suis affecté actuellement dans une brigade sensible.

Comme des milliers de collègues, j'ai montré en décembre 2001 mon mécontentement. Je pensais que notre institution allait nous écouter concernant notre sécurité et nos conditions de travail.

Il y a quelque jours, nous avons reçu 2 gilets pare balles à port discret. Comme j'avais cru comprendre, il y quelques mois, logiquement tous les gendarmes devaient avoir des GPB.

Je me suis renseigné auprès de camarades dans divers services pour connaître la procédure d'attribution. Ils m'ont fait comprendre que je possédais 2 Gilets à port discret de petite taille pour 38 gendarmes et que cela serait tout.

conclusion:

Comme d'habitude on s'est encore moqué de nous. Nous ne sommes jamais consultés !

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi sur les gilets la date de fabrication est 2001.

Je pense que les gilets que nous recevons ne sont pas en supplément mais étaient destinés, à l'origine, au renouvellement du matériel.

un gendarme abusé.

Haut de Page

Le 2 juillet 2002

880

Amical bonjour aux collègues de la maison d'en face et un grand merci pour cet espace de dialogue.

Je vais essayer d'être bref cette fois-ci:

- qui a des échos de ce qui nous attend en Gendarmerie et principalement en Brigade?

- qui a des éléments à communiquer sur les dossiers étudiés par les groupes de travail?

- qui est satisfait de la sectorisation en Brigade?

- est-ce que les prises de commandement ( du Général au MDC... ) sont généralisées à l'échelon National, DOM TOM etc... ( 2 jours de préparation, de nettoyage, invitation de tous les représentants des Brigades, des veuves, des retraités, des élus - maires, politiques... -, des autorités judiciaires.....etc etc )

- comment se fait-il qu'après 6 - 7 mois de recul rien n'ait encore été entrepris pour soulager le travail dans les Brigades - ne parlez pas de sectorisation, c'est une absurdité sans égale -

- on entend parler d'un super CB gradé supérieur qui chapeauterait 1 secteur déterminé ( commanderait 2 - 3 commandants de Brigades ), pour gagner des effectifs...... Cela aussi est du n'importe quoi. Conna issez vous des régions où ces expérimentations sont en place - qui dit expérimentation dit généralisation imminente -

- en fin de compte on entend tout et n'importe quoi, mais au jour " J " les nouvelles fameuses directives - tant attendues - seront à appliquer sans autre forme de concertation avec la base!!! Cela laisse présager des grincements certains si peu de choses est en phase aux attentes des hommes de terrain !

- de toutes façons on ne pourra plus revenir en arrière. Il y a un beau moment que les militaires des Brigades n'ont plus le temps de rencontrer les maires, les retraités, les directeurs d'entreprises. Lorsqu'ils les rencontre c est pour des problèmes, mais plus dans le cadre des relations publiques tant inculquées à l'ESOG.

- il faut ôter des ordres spéciaux l'intitulé ' SURVEILLANCE GENERALE ' car il n'y en a plus, il n'y en a plus du tout. Sur 4 heures de service externes, entre les quantités de paperasse à faire ( enquête, transmis, recensement de ci ou de çà pour la VH et le COG, les dossiers des autres administrations... ), la police route à effectuer, et les diverses interventions, vous constatez sans équivoque que vous n'avez plus rien fait qui était en phase avec ce que vous effectuiez il y a 20 ans et plus. Et dans une Brigade, c'est cela au quotidien.

En fin d'année lors d'une réunion au Groupement, un Gendarme affecté dans une Brigade non convoitée, depuis presque trois ans, vu la quantité de travail à assurer, a ouvertement dit au Colonel qu'il ne connaissait pas, comme la majorité de sa Brigade, les maires, les élus et les retraités de son canton.

Ces exemples sont quotidiens et ne correspondent pas du tout à la façon de travailler de nos paires. Il faut évoluer, s'adapter certes, mais pas au détriment de l'Institution, du contribuable et du service public - pour employer des expressions de ce site -

*** Si vous avez des nouvelles de quoi que ce soit, faites le nous savoir sur ce site courtoisement car nous trouvons vraiment le temps long.

Bon courage aux gars des Brigades et tout particulièrement ces deux mois à venir......................( surcharge de travail estival, pas d'effectif, permissions engendrant le doublement des astreintes et des services de nuit, plus ou peu de QL Nuit, et tout ça au détriment, au préjudice de l'encadrement familial )

Nous espérons tous et toutes très rapidement des jours meilleurs pour nous et nos familles en Brigade

Vive la Gendarmerie.

Haut de Page

 

Le 28 juin 2002

879

Depuis quelques semaines, on nous impose d'être 50% d'effectifs présents au bureau par jour. Or, en période estivale, nous avons le droit à 3 permissionnaires, ce qui fait que pour une brigade à 8 comme la mienne, sur 7 jours le commandant de brigade devrait donner 10 repos hebdomadaires. Impossible afin de respecter les directives du groupement. Alors depuis quinze jours, nous n'avons plus qu'une journée de repos par semaine. C'est inadmissible. De plus, nous avons un effectif qui part 1 mois au GIR, pendant cette période nous devons prendre ses astreintes. Nous sommes débordés de travail, lorsque l'on se retrouve planton, nous prenons plaintes sur plaintes et en plus de tout cela, la hiérarchie au dessus de la brigade, nous demande de nous mettre à jour dans les procédures. Il y en a vraiment assez. J'espère pouvoir quitter ce boulot au plus vite....

  Haut de Page

Le 28 juin 2002

Recrutez des GAV dit-on......

878

BJR à tous et mes amitiés au FPIP

Recrutez des GAV nous dit-on depuis des lustres, après les GA, ce sont les GAV qui sont recrutés.

Au début de ma carrière c'était aux militaires de la base puis au CB de faire du recrutement, ensuite par manque - de professionnalisme - cette mission a été relayée par le commandant de Compagnie, puis toujours par manque de résultat, par le Cdt de Groupement, puis ensuite par le Cdt de Légion. Depuis 2 ans c'est la DGGN qui relaie tout cela.

Et oui, nous à la base, nous sommes mauvais, on ne sait pas recruter.... Mais y a t il eu du changement en recrutement en 20 ans.

On promet monts et merveilles aux GAV, mais contrairement aux autres emploi jeunes, en Brigade ils assurent 80 heures - pour reprendre un exemple précédent - au service de leur employeur. Ils étaient nourris logés, maintenant ils seront toujours logés, mais plus nourris gracieusement. Une prime de 1500 Frs leur sera versée pour l'alimentation. 1500 Frs / 30 jours , soit 50 francs par jour.... No comment. En gros le budget alimentation est divisé par 2. Comment voulez vous motiver les jeunes de la sorte puisque les closes émargées dans le contrat d'engagement ne sont pas respectées....

Recrutez vous dit-on!!!!!!!

  Haut de Page

Le 26 juin 2002

Inquiétudes

877

BJR AU FPIP et merci pour cet espace de dialogue au sein de votre Institution.

Inquiétudes, tels sont les refrains continuellement rapportés par la base. Et oui, après la mobilisation quasi générale de la base fin 2001, des réunions extraordinaires ont été programmées dans les Groupements. il fallait faire vite, il y avait une trentaine de réponses - de la DGGN - à étudier, à commenter, et sur lesquelles nous pouvions donner nos avis, nos point de vues.

On a beau nous dire dans Gend Info que tout est arrivé très rapidement à la cellule, moi je vous dis que des réponses n'ont pas été faxées à la DGGN...

Pourquoi? Parce qu'elles étaient en phase avec ce qu'attendait la base, parce de la sorte la DGGN dira une nouvelle fois qu'elle ne savait pas que les militaires de la base attendaient cela ou cela comme reconnaissance, comme compensation...

Cela va faire plus de 6 mois que les questionnaires ont été retournés à la DGGN, et quels échos avons nous à l'heure actuelle. Rien de rien. Pas de transparence. On nous parle qu'il faut du dialogue, de la concertation... On pensait réellement que fin 2001 allait donner un nouveau souffle à la base, mais à l'heure actuelle RIEN N'A CHANGE. Je ne vais pas redire ce qui a été dit et redit, mais moi je fais toujours autant d'heures en Brigade, voici l'été, avec les permissions et ses manques de personnels nous allons travailler avec des rythmes effrénés. Les populations rurales augmentent, mais les effectifs Brigade diminuent. La sectorisation est de la poudre au yeux, c'est la pire - bêtise - mise en place, et ceci par du personnel qui n'a aucune qualification de terrain, et pour employer les termes d'autres témoignages, des directives prises par des personnels qui n'assurent aucune mission de service public, déconnectés de la réalité de terrain. La sectorisation, c'est se moquer du service public, c'est réduire les effectifs sur 2 ou 3 brigades en voulant démontrer que le personnel est plus opérationnel.

Nous n'avons plus aucune marge de manoeuvre. Chez nous, pour contrer les susceptibilités de la presse et des notables, quelle que soit votre position vous devez vous transporter sur l'événement de votre canton IMMÉDIATEMENT et vous êtes ensuite relayés par la Brigade PAM qui établit la procédure. Mais qu'est ce que c'est ce merdier si je peux me permettre....

Les directives DGGN, dont certaines sont vraiment absurdes, ordonnent 33 % des personnels en permission en été pas plus. Nous qui sommes en Brigade, je peux vous assurer qu'outre certains cas spécifiques propres aux personnels, si nous pouvions diviser les vacances estivales en deux périodes - 1 juillet - 1 août - cela permettrait aux militaires de se déconnecter 4 semaines de leur travail de terrain. Dans de nombreux services cela se fait, et sûrement pas au détriment du travail. Sur notre compagnie cela se fait dans certains services, alors pourquoi pas aux gars des Brigades.... Deux poids, deux mesures....

Il faut arrêter de créer des directives restrictives, peu de directives sont favorables au personnel, principalement des Brigades. Venez sur le terrain, et vous verrez que je suis en phase avec les préoccupations de la base en Brigade.

Les gars des Brigades ont les nerfs à vif, car rien de rien n'a été fait à l'heure actuelle à leur avantage et malgré 6 mois de recul. Ces militaires attendent d'un oeil très averti les mesures qui tardent à venir. Nous n'aurons aucune réponse avant septembre probablement, mais si les mesures ne sont pas en phase à leurs attentes légitimes, je crains un nouveau mouvement d'humeur...

Comment se fait il que la DGGN ne se fasse pas l'écho des idées qui ont été retenues par les groupes de travail, et qui sont étudiées. Il ne faudrait pas que ces groupes planchent sur des thèmes dont la base n'a que faire....

On entend parler de dynamique de carrières, de retrait de bonification d'annuités..... qu'est ce qui se prépare sournoisement et qui sera cette fois ci appliqué sans autre forme de concertation avec la base?????

Il y a eu des échanges de propositions de la base aux groupes de travail, mais une fois de plus les choses en sont restées là, nous n'avons eu aucune nouvelle des idées retenues. Elle est ou la concertation, la confiance...... Chacun est conscient que rien ne changera du jour au lendemain, c'est un fait, mais ne préparez pas des directives une nouvelles fois préjudiciables à la base.

Nous sommes asphyxiés en Brigade, redistribuez les missions propres à chaque administration et çà ira un petit peu mieux ( impôts, préfecture, chasse, pêche, huissier, environnement..... ).

Un militaire en Brigade asphyxié.

  Haut de Page

Le 22 juin 2002

ANNUITÉS

876

Bonjour à tous , est ce que quelqu'un aurait entendu parler de la suppression des 5 annuités gratuites et cela pour le 1 er janvier 2003

Merci de confirmer ou non.

Un Gd en Corse .

  Haut de Page

Le 10 juin 2002

Opinion...

875

 

Je suis gendarme dans une petite brigade, je m'aperçois que je ne suis pas le seul à souffrir du manque chronique d'effectifs. Si l'un de nous ( moi ou collègue) tombe malade, ce qui peut arriver, l'unité ne peut plus fonctionner.

Comment en est on arrivé là ? Depuis plus de 20 ans que je suis en BT, c'est de pire en pire. Le système me semble fonctionner comme une vieille mécanique totalement anachronique et usée. Et dans Gend Info , tout va bien ... Pourtant ce n'est pas mon avis ni de celui de mes camarades. En résumé, je dirais que le bateau coule normalement.

Haut de Page

Le 10 juin 2002

A propos d'effectifs...

874

 

BJR à tous et merci à nos camarades de la Police pour cet espace de dialogue.

J'espère sincèrement que la DGGN et les groupes de travail prennent connaissance des messages qui paraissent depuis quelques temps, car manifestement tout ne semble pas avoir été compris fin 2001. Au fait - pour être d'actualité -avons nous réellement été entendus, car le peu qui nous arrive aux oreilles des groupes de travail laisse perplexe.

Je suis totalement d'accord avec les précédents messages, nous sommes tous en phase face à ce problème d'effectif.

Nous arrivons à fin juin et les permissions estivales, et là c'est une véritable catastrophe entre les permanences planton, les PAM, les permanences OPJ etc etc, vous n'avez plus que vos deux jours de repos libres dans la semaine. Tout le reste est d'astreinte, calculez comme vous voulez. La dessus, nous ( CB et CBA ) allons nous faire remonter les bretelles car nous n'arrivons pas à attribuer les 5 QL nuit par quinzaine.

Sur l'échelon national entre ceux qui bénéficient de toute leur soirée et ceux qui n'en bénéficient pas du tout, on arrive en fait à des statistiques impeccables, 10 QLN pour les uns - 00 QLN pour les autres. Moyenne nationale 5QLN par quinzaine... et par Gendarme. DONC TOUT VA BIEN.

Eh oui, hors période estivales on travaille déjà avec les GAV, les réservistes, je ne vous parle pas de l'activité des gendarmes de carrière lors des périodes estivales..... mais tout le monde s'en fout manifestement.

ATTENTION DANGER

Un personnel de Brigade.

Haut de Page

Le 12 juin 2002

Déclaration de monsieur SARKOSI sur TF1

873

 

Bonjours à tous et un salut à nos camarades policiers. Je viens d'écouter le ministre de la sécurité intérieure sur TF1. Je pense ne pas être le seul. J'ai eu envie de m'exprimer. Moderniser la gendarmerie et la police, faire des efforts pour les casernements, oui, c'est bien. Nous avons aussi obtenu une compensation financière et nous ne cracherons pas dessus. mais moi, mon problème il est immédiat, c'est tout de suite. Nous voulons des effectifs. Voilà, c'est dit, merci pour tout monsieur le ministre, mais les effectifs ils sont où? - Dans notre région nous pratiquons la sectorisation. Trois brigades sur un secteur, en théorie un gros effectif mais en réalité, toute la semaine prochaine, une des trois brigades aura un effectif de 1 , une autre un effectif de deux pendant 5 jours et 3 pendant 2 jours, la troisième aura un effectif moyen de 3 gendarmes. C'est le prélude à la période estivale. Trois brigades qui tourneront avec un effectif de trois. Voilà, c'est une réalité. Dans ces conditions comment gérer les interventions qui nécessitent du personnel, la nuit par exemple. Un gendarme arrivera pour gérer un problème accompagné de son GAV , voire d'un GAV réserviste. Il faut donner les repos alors les brigades tourneront avec deux personnes de jour et de nuit ? Allons monsieur le ministre, ou se trouve la solution ? Je ne ferais pas de digression sur les mesures CFMG, nous n'y croyons plus. Avant les repos, c'est planton ou service de nuit et les "ql", ce sera quand on pourra.

Voilà, il y aurait encore beaucoup à dire, en particulier dans certaines affectations défavorisées,sur les conditions de vie des épouses de gendarmes qui ne conduisent pas et ne travaillent pas avec en plus le mari, qui est la seule personne qu'elles voient dans la journée, qui est de moins en moins disponible. Oui, c'est carrément la déprime.

Bien j'ai été long, mais ça soulage même si ça ne sert pas à grand-chose.

JTO

Haut de Page

Le 10 juin 2002

Il faut croire au 8 décembre 2001!!!!

872

 

Merci d'avoir publié mon MAIL n°871. J'ai une très bonne nouvelle à annoncer à mes collègues des PSIG et des COG ......

Question posée au général PUYOU juste avant la session du CFMG de la semaine dernière concernant la mobilité des PSIG et des COG après 5 ans de présence.

Et bien je peux vous rassurer si vous servez dans l'une de ces deux unités, la mobilité des PSIG et COG au bout de 5 ans est .... GELÉE.......!!!!!!!!!!

et oui au même titre que celle des unités territoriales!!!!!!! et c'est du sur !!!!!!!

Vous voyez bien que nous servons à quelque chose , nous les PSO !!!!!!!

amitiés à nos amis de la Police et assurance de notre dévouement en tant que PSO à tous nos camarades de la gendarmerie...

Amitiés à tous.

Haut de Page

Le 9 juin 2002

871

 

Tout d'abord merci à nos amis de la police de nous héberger et de nous laisser la possibilité de communiquer.

Pensées émues à nos collègues de la Police et de la Gendarmerie qui nous ont quittés et à ceux qui sont blessés ou malades et à leur famille.

Je suis PSO Gradé Légion et je sers en unité BT depuis 23 ans.

Je pose la question à mes amis et collègues de la GD.GM et GR.....

Avez-vous entendu parler des nouvelles questions concoctées par la DG sur :

"LES DOMINANTES DE CARRIÈRES" ??????

Les réponses sont attendues début juillet 2002.

C'est à vous "couper le souffle". On dirait que c'est le même intello qui avait posé les questions en fin d'année 2001. Ce qui signifie qu'elles sont incompréhensibles et une nouvelle fois si on a pas un intellect hyper développé, on y entrave rien du tout. Quand comprendront-ils que la communication interne en Gendarmerie est à refondre entièrement (dernier sujet du dernier CFMG la semaine dernière). Il faut employer des termes simples pour que tous puissent comprendre. Ils sont entièrement à l'opposé du but recherché puisqu'ils écoeurent tout le monde. Si quelqu'un peut m'expliquer en détail ces questions ce serait sympa en répondant à mon MAIL/.

Courage camarades, les acquis de décembre ne sont pas une finalité. Il y a beaucoup de travail à faire encore et si il le faut nous referons parler de nous. Je reste fier de ma profession.

Haut de Page

Le 7 juin 2002

870

 

Je veux simplement dire que je suis 200% en accord avec l'article 869 rédigé par PB.

Bravo à toi et poursuit dans ce sens. Ah si j'étais encore en activité je pense que j'aurais des choses à dire. Mais depuis trois que je suis déconnecté du monde Gendarmique j'ai un peu perdu de vue tous ces problèmes.

@ ++ Alain - A/C ER

Haut de Page

Le 6 juin 2002

Gendarme à 40 heures ou gendarme à 80 heures et plus... même reconnaissance

869

 

BJR à tous, et merci au FPIP pour ce site qui permet de nous exprimer, et non pas de cracher notre venin et de dénigrer les uns ou les autres. Je me permets de répondre aux commentaires de ces derniers jours parus sur ce site.

Je ne crache pas dans la soupe bien loin de là mes actes et mes pensées, mais lorsque l'on parle de statuts, savez vous exactement de quoi vous parlez? Relisez les précédents commentaires de fin 2001, et renseignez vous, la Gendarmerie a en charge 2,5 % de missions militaires et pas plus? Cela a été dit, redit et commenté lors des réunions Groupement avec les volontaires fin 2001. Oui, 2,5 % des missions. Je suis fier d'être sous officier de Gie, de plus depuis ma sortie d'école je suis affecté en Brigade et cela représente plus de 20 ans de travail de terrain au service du contribuable. En fait quelle est la différence entre mon boulot et celui d'un collègue Policier??? Je n'en vois guère sur le fond. La grosse différence est que l'on sait nous dire que l'on est militaire lorsqu'il faut des désigner des gars pour des piquets d'honneur à n'importe quelle occasion. Dans notre région un chef ou un adjudant qui prend un poste de commandement a droit a une cérémonie de prise de commandement. Cela fait quelques peu rires les autorités invitées... et les civils qui vous glissent amicalement qu'au lieu de perdre 2 jours à préparer cette cérémonie, que l'ensemble des gendarmes serait plus utile s'il était utilisé à des services au profit des contribuables. Je me souviens il y a plus de 20 ans, on effectuait une cérémonie pour une haute autorité militaire ( général, éventuellement chef de corps ), mais maintenant c'est généralisé. Moi sincèrement en Brigade je ne vois qu'à ce moment là notre côté militaire.

A côté de cela, toujours pas d'échos des nouvelles mesures, pour nous en Brigade rien n'a changé ; En ce qui me concerne, je suis gradé de Brigade, je cumule les missions de gendarmes avec le planton, le recueil des plaintes..., les missions de gradé adjoint 50 % de l'année avec toute la paperasse , les contraintes, et les soucis que cela engendre - mais pas de NBI - et avant tout OPJ bon à manger à toutes les sauces

Eh oui plus de candidat OPJ, plus d'OPJ les gradés se farcissent toutes les missions afférentes à cette qualité ( est-ce vraiment une qualité à ce niveau )

Depuis bien trop longtemps ma semaine type est la suivante à quelques variantes près:

1 journée PAM de 08 h à 08 heures................................ 24 heures

1 journée planton de 08 h à 08 h.................................... 24 heures

1 journée OPJ permanence ( 1 mini par semaine )........ 24 heures

2 journées de travail de 08 h à 19 h .............................. 11 heures

--- je vous fais grâce des services imposés au delà de 19 h et avant 08 h ---

Quoi que chacun en dise il faut être à la disposition immédiate de la Brigade plus de 80 heures par semaine. Le temps des repas, quel que soit votre position, il faut être prêt ou disponible pour intervenir.

 

A côté de cela la semaine type d'un collègue dans les services est la suivante:

5 jours de 8 / 12 et 14 / 18

Pas de contrainte entre 12 h et 14h et après 18 heures

Tous les week-end, tous les jours fériés

Aucun service public à assurer, en fait aucune obligation de résultat eu égard du contribuable.

Un collègue au Grpt m'a dit sans retenue qu'il est de fait que l'augmentation de février n'aurait du concerner que les unités de terrain, et qu'il serait temps de faire une différence entre les différentes composantes de la Gie.

 

Attention, je ne dénigre personne, mais il faut être réaliste, il y a vraiment quelque chose qui ne gaze pas au niveau de la reconnaissance du travail et de la disponibilité du personnel affecté en Brigade.

Comment voulez vous que les militaires intègrent les unités de terrains dans de telles conditions, avec une telle indifférence.... Les gars qui quittent la Brigade n'y reviennent plus, je peux vous le garantir.

 

Vous allez me parler de sectorisation et de la répartition sur un secteur des missions entre Brigades. Là je dis STOP, nous sommes la plus grosse unité du secteur avec une activité relativement correcte, et bien ce sont les militaires de notre unité qui renforcent les carences des autres unités démunies de personnel. Ou allons nous c'est le monde à l'envers. Je doute que le système mis en place concernant la sectorisation soit à appliquer de la sorte.

Nous mettons entre 20 et 45 mn pour intervenir sur un événement d'un autre canton. J'ai mal aux tripes lorsque j'arrive sur place. Parfois lorsque vous êtes peu loin d'une intervention vous mettez 5 mn pour vous transporter sur les lieux. On a généralisé de la sorte: exemple délais de 25 mn pour la première intervention, 5 mn pour la seconde, statistiquement parlant vous assurez des interventions sur une moyenne de 15 mn et on vous prouve par A + B que c'est le meilleur système faute de recrutement, faute d'effectif. C'est bien triste.

 

Il y aurait à dire sur les places réservées lors de l'attribution de poste à l'issue de la parution du tableau d'avancement. Vous avez des postes qui sont comblés, mais vous n'avez pas su au préalable que le poste était ouvert. Vous voyez donc arriver une nouvelle tête qui manifestement * avait du relationnel *. Rassurez vous cela ne se produit pas pour les places vacantes en Brigade...

 

J'aime mon boulot, mais il y a vraiment pas mal de choses à changer, à modifier, à arranger pour que chacun puisse retrouver au niveau de sa fiche de solde une réelle reconnaissance du travail réellement effectué. ( pourquoi pas des bonifications d'annuités pour le personnel en Brigade... )

J'ai commencé en Brigade, je terminerai en Brigade car c'est vraiment un boulot super. ( mais qui demande de nombreux sacrifices ).

Bon courage à tous et spécialement aux forcenés des Brigades.

Bien Cordialement

BP

Haut de Page